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Drones et intelligence artificielle au service de la biodiversité

La Cuma des Cinq Routes, à Tiercé, s'associe à la société nantaise Pilgrim Technology pour améliorer le repérage des râles des genêts, espèce protégée. Le binôme est lauréat du concours Résolutions organisé par l'Agence de développement économique de la Région Pays-de-la-Loire.

Aloïs Artaux, de la Chambre d’agriculture et Dominique Lebrun, adhérent de la Cuma des Cinq Routes. En haut, le râle du genêt, espèce protégée qui niche dans les prés des Basses vallées angevines. « Le projet Résolutions est le fruit d’un partenariat entre les agriculteurs, la Chambre d’agriculture, la Ligue de protection des oiseaux », explique Dominique Lebrun, soulignant la dimension « collective » du projet.
Aloïs Artaux, de la Chambre d’agriculture et Dominique Lebrun, adhérent de la Cuma des Cinq Routes. En haut, le râle du genêt, espèce protégée qui niche dans les prés des Basses vallées angevines. « Le projet Résolutions est le fruit d’un partenariat entre les agriculteurs, la Chambre d’agriculture, la Ligue de protection des oiseaux », explique Dominique Lebrun, soulignant la dimension « collective » du projet.
© AA

Des drones et une intelligence artificielle (IA) vont aider les éleveurs à concilier leur activité d’élevage et la protection d’une espèce protégée, le râle des genêts, l’oiseau migrateur emblématique des Basses vallées angevines (au Nord d’Angers). Dans ces prairies, les agriculteurs pratiquent depuis longtemps la fauche tardive pour épargner les râles qui viennent nicher dans les prairies, mais il est impossible de repérer tous les nids dans ces vastes étendues herbeuses. Pour un repérage plus pointu, la Cuma des Cinq Routes a sélectionné la société Pilgrim Technology, de Thouaré-sur-Loire (44). Celle-ci va bénéficier d’une aide de 20 000 euros de la part de Solutions &co, l’agence de développement économique du Conseil régional, puisque le binôme Cuma-solutionneur est sorti lauréat du concours 2019 “Résolutions Agriculture et agroalimentaire du futur #2”.


Discriminer la signature thermique du râle
Mi-mai, un drone équipé d’une caméra thermique va venir survoler des prairies, « 15 minutes avant le lever du soleil, au moment où la différence entre le sol frais et le nid sera maximale », explique Aloïs Artaux, qui suit le dossier pour la Chambre d’agriculture. à condition qu’il ne pleuve pas, bien sûr. L’objectif ? « Repérer les nids dans les hautes herbes et tenter de discriminer la signature thermique du râle du genêt, explique Anne-Marie Haute, présidente de la SAS Pilgrim Technology. Le nid va se distinguer d’un lapin, par exemple, par sa forme et par sa température ». Ce survol par drone, qui devrait se répéter deux fois au printemps, va constituer la première phase du travail, qui est l’acquisition de données. Comment vont être exploitées ces données ? « La deuxième phase va consister à montrer à l’intelligence artificielle le maximum d’images de nids de râles afin qu’elle parvienne à les repérer, avec un calcul d’erreur le plus bas possible », précise
Anne-Marie Haute.


Embarquer une caméra thermique sur le tracteur
Pilgrim Technology espère voir le projet mis en application dès les fauches de cet été, si possible.  Une petite boîte, concentrée de technologie, sera placée en haut de la cabine du tracteur. Elle sera équipée d’une caméra thermique, d’un ordinateur (intelligence artificielle) et d’un petit écran. Lorsque l’IA identifiera un nid ou un autre obstacle (faon, lapin...), un bip sonore préviendra l’agriculteur et la tache correspondant au nid apparaîtra sur l’écran.
Pour la Cuma, l’accès à cette solution via le concours Résolutions est une véritable aubaine : « nous réfléchissions, depuis un moment déjà, à tester des drones, mais sans financeur, pour le repérage des nids », explique Dominique Lebrun, éleveur à Etriché et membre de la Cuma. Cela ouvre des perspectives de meilleures connaissances de l’espèce.
S.H.

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