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Témoignages
Du bio dans les assiettes de la restauration commerciale

Des professionnels de l’alimentaire s’expliquent sur l’approvisionnement en produits Agriculture biologique.

L'association Interbio des Pays de la Loire a réuni des professionnels de l'alimentaire le lundi 22 octobre à Terra Botanica à Angers.
L'association Interbio des Pays de la Loire a réuni des professionnels de l'alimentaire le lundi 22 octobre à Terra Botanica à Angers.
© AA

“Malgré la crise (avec un recul de 1 % de la consommation générale), la consommation de produits bio progresse de 5 % en 2012”, remarque Claude Colin, présidente d’Interbio des Pays de la Loire. Lundi dernier à Angers, l’association a indiqué aux professionnels de l’alimentaire de la région tous les outils existants pour faciliter leurs démarches en cas de volonté de passer en bio.
Plusieurs restaurateurs labellisés sont venus témoigner de leur parcours. La principale contrainte pour tous, l’approvisionnement. Nicolas Lunel tient un restaurant bio à Nantes. “13 producteurs bio locaux m’approvisionnent. Ma principale difficulté est de trouver des producteurs qui livrent”. Fabrice Suzenet, restaurateur à La Cornuaille, veut avant tout valoriser les produits locaux. “Nous sommes dans le pays de la Maine Anjou, je connais tous les producteurs bio mais je ne peux pas proposer cette viande en bio à mes clients à cause des ateliers de transformation. Les abattages ne sont pas assez fréquents”.
La bio est un choix qui demande aussi de l’adaptabilité : “On est approvisionné en fonction de la récolte du producteur. La carte est fonction des saisons. Moi, je la change toutes les semaines”, ajoute Nicolas Lunel.

Le problème du coût
La contrainte du coût peut aussi être un frein. Comme Laurent Morinière qui a converti sa boucherie, Les Halles de la Roseraie, en bio à Angers. “Nous avons fait une enquête auprès de nos clients en leur demandant s’ils accepteraient de subir une hausse de nos prix pour avoir des produits bio. La majorité était prête à payer plus cher. Sauf pour le porc. Le prix du porc bio est tellement plus élevé que celui en conventionnel que nous ne pouvons pas nous permettre de le proposer à nos clients”. Même constat pour le restaurateur, Fabrice Suzenet.

Hélène Rongier

En chiffres

La région Les Pays de la Loire est la deuxième région française en termes de surfaces cultivées en bio avec :
. 102 495 ha de surfaces cultivées en mode de production bio.
. 1 821 exploitations en AB et en reconversion.
. Près de 700 entreprises de préparation et distributeurs spécialisés bio.
Le Maine-et-Loire est le 6e département français en surface bio.

Arboriculteur

La bio, un marché en essor

Michel Delhommeau est arboriculteur à Vertou, en Loire-Atlantique. Sur 73 hectares, avec trois
associés, il cultive neuf espèces de fruits. L’entreprise, Les Côteaux nantais, vend des fruits et 180 produits transformés (purée, compote, jus, vinaigre). 87 salariés en CDI participent à la transformation. La bio, dans cette exploitation, “s’est ancrée depuis 1970”, explique l’arboriculteur. “Le label AB n’existait pas quand nous avons commencé, on appelait ça de la lutte raisonnée. Nous avons même participé à la rédaction du cahier des charges du label mis en place en 1990”. L’agriculteur se rappelle : “Il a fallu défendre nos idées face aux pouvoirs publics”. Depuis quelques années, il sent que la bio connaît un véritable essor. “Depuis cinq ans, le nombre de restaurants qui demandent des produits bio a augmenté. Notre entreprise livre 20 restaurants dans la périphérie proche de Nantes”. Mais, la majorité de la production est distribuée à des grossistes par le biais de l’association Bio Loire Océan. “Des grossistes nationaux, comme Province Bio, et internationaux. Nous livrons aussi de nombreuses restaurations collectives”. Avec cette demande croissante, l’entreprise dispose de 10 hectares pour s’agrandir.

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