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Assolement
Du blé sur les jachères dès l’automne 2007

L’Europe s’apprête à accepter des cultures de céréales sur les jachères.

La Commission européenne va vraisemblablement suivre la demande des céréaliers français de supprimer la jachère obli-gatoire de 10 % au profit d’assolements céréaliers pour les semis de l’automne 2007 et du printemps 2008. La décision définitive devrait être prise fin juillet mais la commissaire européenne à l’Agriculture, Mariann Fischer Boel, l’a clairement proposé aux ministres européens, le 16 juillet dernier, lors du conseil agricole européen.
« C’est une bonne nouvelle. Des parcelles vouées à autre chose que la jachère vont pouvoir être remises en culture. Cela me paraît d’autant plus logique à un moment où la demande va croissante, où les stocks sont peu importants et les cours des céréales en hausse », commente Michel Masse, responsable de la commission céréales à la FDSEA. C’est précisément pour répondre à la tension sur les prix des céréales que la France, appuyée par l’Allemagne, la Suède et le Portugal, avait introduit la demande que la Commission européenne s’apprête à suivre. La flambée des prix pourrait donc se calmer, non seulement sur les blés destinés à la boulangerie ou à la pâtisserie - en un an, le blé panifiable est passé, à Rouen, de 110 euros/tonne à 180 euros/tonne - mais aussi sur les prix d’aliment du bétail. Les produits céréaliers sont aussi de plus en plus à l’origine d’un grand nombre de produits industriels (issus de l’amidon par exemple) et sont susceptibles, s’ils sont compétitifs, de remplacer les produits chimiques. Le surplus dégagé par l’assolement des jachères en céréales devrait représenter 10 à 17 millions de tonnes.
Les agriculteurs ne seront donc plus obligés de geler leurs terres pour toucher les aides européennes. Néanmoins, ceux qui le souhaitent pourront continuer à mettre en jachère une partie de leurs terres. Le bilan de santé prochain réexaminera la politique céréalière de l'UE et notamment la mise en jachère obligatoire. Une modification permanente du taux de gel ne pourrait intervenir que dans ce cadre et « après une analyse sur la manière de préserver les retombées positives de la mise en jachère sur l'environnement » , a commenté Mariann Fischer Boel.
M. L.R.
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