Aller au contenu principal

Énergies
Du gaz et de l’électricité à partir des effluents d’élevage

La première unité de méthanisation de Maine-et-Loire a été inaugurée, vendredi dernier, à Saint-Sigismond.

L'unité de méthanisation de 104 KwH produit 335 000 m3 de biogaz et génère une production d'électricité de 830 MWhe/an. Cette production thermique permet la consommation en chauffage et eau chaude équivalente pour 60 maisons.
L'unité de méthanisation de 104 KwH produit 335 000 m3 de biogaz et génère une production d'électricité de 830 MWhe/an. Cette production thermique permet la consommation en chauffage et eau chaude équivalente pour 60 maisons.
© AA

L’exploitation du Bois Brillant, à Saint-Sigismond, produit des effluents d’élevage à hauteur de 1 700 tonnes de lisier bovin, 250 tonnes de fumier, 2 800 tonnes de lisier canard et, en intercultures, 1 350 tonnes. Comment mieux les valoriser ?, s’est demandé Thierry Lore. Avec son épouse Isabelle et leur fille Audrey, les trois agriculteurs se sont lancés, voici plusieurs années, dans une démarche de méthanisation. L’unité produit aujourd’hui, via le moteur de cogénération, de l’électricité qui est revendue via le réseau, et de la chaleur qui permet de chauffer, outre l’élevage de veaux et de canards, les quatre maisons d’habitation du hameau. La réalisation, d’un montant de 920 000 euros, a reçu le soutien de la Région, du Feder, de l’Ademe dans le cadre du plan État-Région et du plan de performance énergétique 2009 du ministère de l’Agriculture.
Les portes ouvertes organisées le week-end dernier ont permis aux particuliers, mais aussi aux agriculteurs intéressés, de venir se renseigner sur les modalités, le fonctionnement, l’intérêt d’un tel investissement. Sur le plan agricole, plusieurs projets ou études de faisabilité sont en cours dans le département. “La Région continuera à soutenir des projets de méthanisation, a indiqué Dominique Tremblay, en donnant la préférence à des réalisations collectives”. Le conseiller régional invite également les collectivités à s’intéresser à cette source d’énergie très liée au territoire. Un axe retenu par la Région pourrait aussi concerner les projets de microméthanisation à l’échelle de l’exploitation. “La méthanisation a de l’avenir si elle procure des retombées financières pour les agriculteurs. Nous ne voulons pas être seulement des apporteurs d’épandange”, a clairement exprimé Thierry Lore.

M. L.-R.
Sous-titre
Vous êtes abonné(e)
Titre
IDENTIFIEZ-VOUS
Body
Connectez-vous à votre compte pour profiter de votre abonnement
Sous-titre
Vous n'êtes pas abonné(e)
Titre
Créez un compte
Body
Choisissez votre formule et créez votre compte pour accéder à tout l'Anjou Agricole.

Les plus lus

Ces femmes et ces hommes qui croient en l'avenir de l'agriculture
Difficile de positiver après l'été 2026 que nous venons de traverser, et dont les conséquences s'étaleront probablement encore…
La ministre de l'Agriculture a visité la serre Maine du lycée du Fresne qui abrite la production de poinsettia et l'aspirateur à ravageurs. Auparavant, elle avait rencontré les élèves, dont la première promotion de bachelor, guidée par Sylvie Richard, directrice du lycée.
La ministre fait sa rentrée en Anjou
Le lycée du Fresne est l'un des 25 établissements de formation agricole à proposer le nouveau bachelor agro. La ministre de l…
Frédéric Sérusier, du CNPH-Piverdière, devant une haie replantée en Végétal local. Des classes de CM1-CM2 de La Ménitré ont participé à la plantation. 
Le végétal local,facteur de résilience 

Le CNPH-Piverdière, basé à La Ménitré, qui ouvre ses portes ce samedi 12 septembre, vient d'obtenir le label Végétal local.…

La Rouge des prés, le "couteau suisse" de l'élevage allaitant

Race allaitante en vedette au SPACE 2026 avec son concours national programmé le mardi 15 septembre après-midi, la Rouge des…

Le président, Marc-Henri Doyon, lors de l'inauguration du salon, mardi matin.
Comment planter demain?
Organisé à Angers tous les deux ans, le Salon du Végétal réunit les professionnels autour des enjeux de la filière, notamment…
Les poires sont pré-calibrées dans l'eau. Dès que 300 kg d'un même calibre sont rassemblés, les poires sont dirigées vers la sortie.
La Blottière dimensionne sa station pour la poire
Les vergers de la Blottière ont investi 21 millions d'€ pour transformer la station fruitière de Chemillé-en-Anjou en outil…
Publicité
Titre
Je m'abonne
Body
A partir de 205€/an
Liste à puce
Consulter l'édition du journal l'Anjou agricole au format papier et numérique
Accédez à tous les articles du site l'Anjou agricole
Ne manquez aucune information grâce à la newsletter d'actualités
L’accès aux dossiers thématiques
Une revue Réussir spécialisée par mois