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Epandage
Elargir la fenêtre d’intervention

A Nueil sur Layon, lundi 23 février, l’ETA Efflu’Tech a utilisé l’épandeur sans tonne Du@Ferti pour épandre du digestat sur le blé en sortie d’hiver.

« Le Du@Ferti permet d’épandre dans des conditions humides, donc de passer plus tôt », constate Jean-Jacques Delphin, éleveur de Nueil sur Layon. Son exploitation, le Gaec Delphin, fait partie des fermes qui ont mis en place le méthaniseur de Bioénergie Vihiers. Pour l’épandage du digestat, les éleveurs-méthaniseurs ont du matériel en Cuma. « Nous avons un automoteur Vredo. Mais il est relativement lourd, on ne peut pas passer avec dans n’importe quelles conditions. »
C’est pour cette raison que la Cuma fait aussi appel à l'entreprise de travaux agricoles Efflu'tech. Spécialisée dans l’épandage, elle propose du matériel plus léger comme le Du@Ferti. Lundi 21 février, l'entreprise est intervenue sur les parcelles de blé du Gaec avec l’épandeur sans tonne.
« L’avantage de ce type d’engin est son poids réduit avec une grande largeur de travail », souligne Mathieu Raimbault, l’un des associés de l’ETA. « Le Du@Ferti permet d’intervenir dès la sortie de l’hiver, quand le sol est encore peu portant. Grâce à son système de rampe pendillard, on apporte le digestat au plus près de la plante ».
L’outil, attelé à l’arrière du tracteur de 200 cv, est équipé d’un enrouleur avec tuyau souple qui aspire le digestat. à l’avant, l’effluent est épandu avec une rampe d’épandage pendillard de 24 mètres. « L’outil peut épandre jusqu’à 30 mètres ». En marche avant, le tuyau se déroule au fur et à mesure de l’avancement du tracteur. L’épandage se fait sur les 6 mètres extérieurs de la rampe. Une fois en bout de champ, le tracteur revient en marche arrière, le tuyau est enroulé et l’épandage se  fait au centre de la rampe. L’épandage se fait sur toute la largeur du pendillard en un aller-retour.
 

Préserver les sols
« On s’adapte aux passages de traitements des agriculteurs. Ce qui permet de ne pas impacter la culture en place et de limiter le tassement du sol. » Au total, le poids est estimé à 18 t entre le tracteur et l’épandeur. « Une tonne à lisier selon la taille de l’équipement peut aller de 40 à 50 t ».
Pas besoin de canalisations enterrées sur toutes ses parcelles pour utiliser l’épandeur sans tonne Du@Ferti. à Nueil sur Layon, la parcelle de blé se situe près d’une des poches de digestat du méthaniseur de Vihiers. Mais une route les sépare. Efflu’Tech a installé un caisson tampon équipé d’une pompe en bordure de champ. Une tonne à lisier puise le digestat de la poche pour remplir le caisson. Plusieurs centaines de mètres de tuyau souple raccordées au caisson sont déroulées sur le terrain pour alimenter l’épandeur sans tonne. Le débit moyen de chantier du Du@Ferti est estimé à 100 m3/heure contre 75 m3/heure avec une tonne à lisier classique. « Toute l’installation du caisson et des tuyaux va diminuer cette moyenne mais on sera aussi performant qu’avec une tonne à lisier. Mais on respecte mieux les sols et on consomme moins de carburant. » Coût de la prestation ? « Entre 3 et 4 euros/m3 épandu. » Ce tarif n’inclut pas le ravitaillement avec les tonnes à lisier.
Avec le développement des méthaniseurs et les fenêtres d’épandage de plus en plus courtes, la demande augmente pour ce type de matériel. « Nous pouvons aussi installer des roues étroites pour passer sur du maïs ou des cultures développées jusqu’à 1 m », complète Mathieu Raimbault. Soucieux de proposer une prestation à la pointe de la technologie, l’ETA est en discussion avec John Deere pour adapter leur capteur d’azote Manure Sensing sur le Du@Ferti.

 

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