Aller au contenu principal

Élevage
Elvéa : maintien des effectifs, mais des inquiétudes

Elvéa a tenu son assemblée générale à Saint-Laurent-de-la-Plaine.

“La filière aval devra s’adapter pour maintenir des prix rémunérateurs ”, a souligné Yves Devaud. 
“La filière aval devra s’adapter pour maintenir des prix rémunérateurs ”, a souligné Yves Devaud. 
© Archives AA
“La filière aval devra   s’adapter pour maintenir des prix rémunérateurs à la production et conserver un potentiel de production suffisant pour pérenniser à la fois nos exploitations et les outils d’abattage et de transformation”, a souligné Yves Devaud, le président d’Elvéa 49, lorsde l’assemblée générale du 15 mars. L’organisation de producteurs non commerciale se satisfait, dans un contexte général de baisse des effectifs bovins, de maintenir les effectifs (toujours environ 20 % des femelles allaitantes du département) et de voir les cours remonter. Mais elle attend que “l’ensemble de la filière” réagisse pour une “revalorisation des prix”, en répercutant la hausse des charges qui pèsent sur les exploitations. 

Concurrence avec le végétal
L’organisation de producteurs  s’interroge aussi sur les nouvelles orientations de la Pac et appelle de ses vœux un net soutien des politiques pour le maintien de l’élevage. Elle s’inquiète de voir s’accentuer la concurrence avec les productions végétales. “Nous voyons aujourd’hui des éleveurs spécialisés dans l’engraissement de jeunes bovins, la catégorie où l’on gagne le mieux sa vie, cesser la production animale, observe Yves Devaud. Ces éleveurs qui ont souvent des surfaces en cultures, sont attirés par les cultures de vente. Comment résister à cela ?”
Elvéa s’est engagée depuis plusieurs années dans des démarches pour garantir la qualité et la traçabilité des produits. À ce jour, par exemple, 85 % des membres d’Elvéa  adhèrent à la Charte des bonnes pratiques d’élevage. Mais Elvéa regrette que tous les partenaires de la filière ne jouent pas le jeu. “Des qualifications sont utilisées par les abattoirs sans l’aval des OP ou des éleveurs. Ce n’est pas normal”, dénonce Yves Devaud. “Ces outils concernent l’élevage et doivent rester maîtrisés par les éleveurs au travers de leur OP”. 
S.H.
Sous-titre
Vous êtes abonné(e)
Titre
IDENTIFIEZ-VOUS
Body
Connectez-vous à votre compte pour profiter de votre abonnement
Sous-titre
Vous n'êtes pas abonné(e)
Titre
Créez un compte
Body
Choisissez votre formule et créez votre compte pour accéder à tout l'Anjou Agricole.

Les plus lus

Sylvain et Coralie Morfoise élèvent des vaches laitières à Segré-en-Anjou Bleu (Saint-Sauveur de Flée), dans un système pâturant. 
Un élevage familial à découvrir avec JA

Le dimanche 14 juin, le Gaec Morfoise accueillera la 6ème édition de l'événement Fermes en fête*, organisé par Jeunes…

Joël Chenuau dispose d'une réserve tampon pour l'irrigation de ses cultures.
Aubance : la gestion collective volontaire se met en place
37 exploitations situées dans le bassin versant de l'Aubance se lancent cette année dans la gestion collective de l'irrigation. L…
Sur le volet investissements, les types de projets éligibles sont : rénovation de réseaux d'irrigation, création de réserves, stockage d'eau ou encore réutilisation d'eaux usées traitées à des fins agricoles.
Le Fonds hydraulique agricole 2026 se déploie en Pays de la Loire
Le Fonds hydraulique agricole vise à accompagner la mise en œuvre de projets favorisant l'accès à l'eau pour les exploitations…
François Becquet conduit un double troupeau de cervidés (35 mères) et de bovins à l'engraissement (110 animaux à l'herbe ) sur une SAU de 90 ha. Il emploie six salariés pour la transformation au labo et la commercialisation de la viande sur l'exploitation et les marchés de producteurs de Verrières-en-Anjou et la ferme angevine. 
Il s'est formé pour repérer les signes
D'un système engraisseur pur, François Becquet fait naître aujourd'hui une vingtaine de veaux sur son exploitation, à Baugé-en-…
Gilles Paré, agriculteur à Beaufort-en-Anjou, a implanté une bande fleurie d'une quinzaine d'espèces en bordure d'une de ses parcelles.
Vertus d'une bande fleurie

Gilles Paré, agriculteur à Beaufort en Anjou, a semé une bande enherbée le long d'une de ses parcelles. Une mise en place qui…

Jean Luc Mary apprécie aussi bien la production que la vinification ou le commerce du vin. Au 22 mai, la vigne commence à fleurir à Saumur.
"Je m'arrête sans connaître 
le montant de ma retraite"
Viticulteur à Saumur, Jean-Luc Mary prendra sa retraite le 1er août. Il  bénéficiera de la revalorisation liée à la prise en…
Publicité
Titre
Je m'abonne
Body
A partir de 205€/an
Liste à puce
Consulter l'édition du journal l'Anjou agricole au format papier et numérique
Accédez à tous les articles du site l'Anjou agricole
Ne manquez aucune information grâce à la newsletter d'actualités
L’accès aux dossiers thématiques
Une revue Réussir spécialisée par mois