Cultures
Engrais : comment ces agriculteurs sont-ils couverts en cette fin d'été ?
Face à la flambée des prix des engrais provoquée par les tensions géopolitiques, comment les agriculteurs angevins s'organisent ? Que pensent-ils de l'aide gouvernementale à l'achat d'engrais ?
Face à la flambée des prix des engrais provoquée par les tensions géopolitiques, comment les agriculteurs angevins s'organisent ? Que pensent-ils de l'aide gouvernementale à l'achat d'engrais ?
François Bombré, céréalier à Segré en Anjou Bleu (La Ferrière de Flée)
L'agriculteur exploite 280 ha en Haut Anjou, où il cultive blé, orge, colza, tournesol, triticale et féverole. En ce début septembre, ses besoins sont couverts : "je me suis couvert pendant la période de détente des cours, en juin-juillet. J'ai acheté 80 t d'urée à ce moment-là, à 1,14 €/unité, contre 0,91 €/unité l'an dernier". À raison de près de 500 € la tonne, sa facture d'engrais azoté s'élève à presque 40 000 € cette année. Dès qu'il recevra les factures, il fera une demande d'aide à l'achat d'engrais azoté, un soutien bienvenu ("toujours mieux que rien") mais qu'il juge insuffisant.