Fourrages
Face aux risques climatiques accrus, ils ont choisi de s'assurer
Avec l'accumulation de phénomènes impactant récoltes et prairies, et particulièrement après cet été 2026, la question de l'adhésion à une assurance multirisque climatique (MRC) se pose avec acuité. Certains agriculteurs en polyculture-élevage s'assurent déjà ou s'apprêtent à le faire.
"Ça permet au moins d'acheter des fourrages, c'est essentiel pour pouvoir finir correctement des animaux, comme les jeunes bovins que nous avons mis deux ans à nourrir !", souligne Sébastien Bouin, agriculteur dans le Pouancéen. L'éleveur de vaches allaitantes et de canards prêts à gaver souscrit, pour la deuxième année consécutive, à une assurance MRC pour ses cultures. L'an dernier, pour un reste à charge d'environ 1400 € (après versement de la subvention de la Pac), il avait perçu 8 400 € de prime d'assurance. Soit une somme de 7 000 € disponible pour pallier son déficit fourrager en achetant du maïs, des granulés... L'agriculteur avait assuré du maïs, du blé et du tournesol, soit 32 ha au total, pour une moyenne de 45 €/ha. Cette année, il a assuré du maïs, du blé et de la féverole. Une expertise a été lancée sur le maïs, au rendement catastrophique, "une situation jamais connue".