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Interview
FCO : poursuivre la prophylaxie

Jean-Claude Coste, président du Groupement de défense sanitaire (GDS).

De droite à gauche Jean-Claude Coste, président du GDS et Philippe Blanquefort, son directeur.
De droite à gauche Jean-Claude Coste, président du GDS et Philippe Blanquefort, son directeur.
© AA

La vaccination contre la FCO est désormais volontaire et pourra être réalisée par l’éleveur. Qu’en pensez-vous ?
Jean-Claude Coste : quand on voit les résultats obtenus avec la vaccination obligatoire : un seul foyer en France en 2010, on peut sans doute s’interroger sur le bien-fondé de cette orien-tation. Mais sans doute faut-il compter avec les contraintes
budgétaires. N’étant plus obligatoire, la vaccination ne sera pas prise en charge par l’État.
Sur l’aspect vaccination par les éleveurs, c’était là une demande forte de la profession et du GDS. C’est donc plutôt
positif et donnera de la souplesse aux éleveurs qui n’ont pas besoin de certification pour vendre leurs animaux.

La crise économique et le risque moindre de maladie ne risquent-ils pas d’inciter les éleveurs à lever le pied ?

Effectivement, c’est un risque. Et des éleveurs peuvent être enclins à différer d’un an la prophylaxie. Au GDS, nous considérons que ce n’est pas une bonne stratégie, tant sur le plan individuel que collectif. Cela aura pour conséquence, si la maladie réapparaît, de devoir refaire toute la procédure dans un environnement moins protégé, avec les risques que cela comporte pour la vente d’animaux à l’export, y compris au sein de l’Union européenne. J’ajoute qu’un cheptel vacciné peut être un argument de vente.

Précisément, pour les bovins vendus à l’export, les modalités sont un peu différentes.

Oui. Les textes européens précisent qu’il faut que les bovins concernés soient vaccinés (ou les mères pour les veaux de moins de 90 jours). Dans ce cas, la vaccination devra être réalisée par un vétérinaire qui délivrera une certification. De plus, certains acheteurs – et pour certaines destinations – exigent que l’ensemble du cheptel soit vacciné. L’éleveur a donc tout intérêt à bien se renseigner.

L’intervention du vétérinaire implique un coût supplémentaire ?
Bien sûr. Nous souhaitons donc que le coût soit inférieur à celui pratiqué l’an dernier.

Le GDS avait, par le biais de la CSSA (Caisse de solidarité santé animale) mis en place une cotisation. Qu’en est-il
désormais ?

La cotisation, de 0,50 euro/ bovin était obligatoire la première année. Elle est passée à 0,35 euro/bovin et est devenue facultative en 2009-2010. Il n’en est pas prévu pour cette campagne et l’éleveur qui a cotisé l’an dernier garde le bénéfice de la prise en charge, en cas de maladie.

Propos recueillis
par Martine Leroy-Rambaud

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