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FIbre optique
Fibre et haies : une charte signée

Une “Charte  des bonnes pratiques de la gestion de la végétation aux abords des lignes de télécommunication” a été signée le 10 mars entre quatre partenaires : le Département, Anjou Numérique, Anjou Fibre et l’Association des maires du Maine-et-Loire.

La charte a été signée à Angers, mercredi 10 mars. Elle promeut « un élagage raisonné, garant de l’intégrité du bocage ».
© Département de Maine-et-Loire

Les élus ont été interpellés sur la question de l’élagage des haies dans le cadre de l’installation de la fibre optique.  Pour clarifier les responsabilités de chacun, une charte a été signée par le Département, le syndicat mixte ouvert Anjou Numérique, la société Anjou Fibre, (filiale de TDF) et l’Association des maires du Maine-et-Loire.  


2 000 km de haies concernées
« Il y a en Maine-et-Loire, 14 000 km de fibre à déployer, dont 8 000 en aérien. Sur ces 8 000 km, 2 000 km de haies  sont concernés », estime Philippe Chalopin, président d’Anjou Numérique et de l’Association des maires de Maine-et-Loire.
Les agriculteurs et riverains, à qui incombe l’élagage de ces haies, comme le rappelle la charte, ont souligné le manque de « concertation ».
« Nous avons été à la fois victimes de la situation et victimes de la vitesse à laquelle la fibre se déploie », explique Philippe Chalopin, qui reconnaît « un petit problème de communication ».
Il rappelle que toutes les collectivités locales ont été sensibilisées début 2019, pour vérifier quelles haies  étaient concernées. Certaines communes ont alerté les propriétaires et d’autres ont attendu le début du nouveau mandat municipal pour les en informer. Puis le Covid a retardé à nouveau la communication. « Au niveau d’Anjou Numérique, on a essayé de rattraper cela et nous avons pu commencer à communiquer réellement à partir de septembre-octobre 2020. Et parallèlement à cela, le déploiement de la fibre n’a pas été ralenti par le Covid ».


Fibre déjà posée : Anjou Fibre paye
Quelles réponses concrètes apporte la charte aux difficultés pointées par les agriculteurs ? Que se passe-t-il par exemple en cas d’accident sur une fibre déjà posée et que le propriétaire ou l’exploitant n’a pas été prévenu et n’a pas élagué ? La  charte indique qu’Anjou Fibre payera : « Anjou Fibre supporte les coûts de remise en état de son réseau de fibre optique en cas de dommage ponctuel involontaire lors d’opérations d’entretien des haies par leurs propriétaires et exploitants, particulièrement dans le cas où  le réseau a été déployé sans élagage préalable ». Elle précise aussi qu’Anjou Fibre ne payera pas « en cas de dégradation volontaire, ou en cas de dégradation accidentelle consécutive à un refus d’élagage ».
En cas de refus de passage de la fibre dans une haie, « des réunions de concertations auront lieu, et on redéploiera la fibre dans un autre secteur, de manière à laisser aux gens le  temps de la réflexion et de la discussion », précise le président d’Anjou Numérique.

Sur les “axes structurants”,  à grande circulation, le Département prendra en charge l’élagage à hauteur des câbles fibre. Une centaine de kilomètres sont concernés.


Le cas des axes à grande circulation
Pour permettre de réaliser l’élagage des haies côté route en sécurité, le Département prévoit, notamment, une mise à disposition gratuite de panneaux et matériels pour la signalisation du chantier. Et, sur les “axes structurants”,  à grande circulation, le Département prendra en charge l’élagage à hauteur des câbles fibre. Une centaine de kilomètres sont concernés.
Un référent fibre va être désigné dans chaque commune déléguée, qui sera l’interlocuteur d’Anjou Fibre et Anjou Numérique auprès des riverains et propriétaires. D’autre part, Anjou Numérique lance un appel à candidature aux entreprises d’élagage qui pourront réaliser les travaux avec les recommandations techniques de l’Afac Agroforesterie, de septembre à mars. Une liste sera mise à disposition prochainement. Alors que la période d’autorisation d’élagage prend bientôt fin (31 mars), Philippe Chalopin précise  qu’« on va éviter d’avoir des déploiements là où il faut élaguer ».
Quant à la question financière, l’élu évoque un  « coût d’élagage, évalué avec l’Afac, de 50 cts d’euros/mètre en mécanique et de 1,20 euro/m en manuel, et un entretien, tous les 3 ans, de 20 centimes d’euros/m ».
S.H.

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