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Sanitaire
Fièvre catarrhale ovine : surveillance accrue en Pays de la Loire

Alors que la maladie touche le nord de la Sarthe, tout doit être fait pour préserver les marchés, préconise Guy Hermouet, président de la section viande bovine de la FRSEA.

Le GDS recommande de désinsectiser dès à présent les animaux et éventuellement les locaux.
Le GDS recommande de désinsectiser dès à présent les animaux et éventuellement les locaux.
© AA
Avec l’extension de la zone de surveillance à l’arrondissement de Mamers dans la Sarthe,  en début de semaine, les éleveurs ligériens se posent de plus en plus de questions à propos de la fièvre catarrhale ovine. Quelles conséquences pour les ateliers en zone de surveillance, que ce soit en matière d’importations d’animaux, broutards en particulier, et d’exportation, jeunes bovins notamment. Guy Hermouet, président de la section viande bovine de la FRSEA des Pays de la Loire revient sur ces différents points.

La fièvre est à notre porte. Des questions et des inquiétudes émergent. Y a-t-il des raisons de s’alarmer ?
Guy Hermouet : Cette maladie arrive en effet à nos portes. Il est donc légitime de se poser des questions dans nos élevages. Mais il faut aussi rassurer et rétablir la vérité. Il ne s’agit pas pour l’instant de cas avérés dans notre région. Cependant, la proximité de cas découverts en Normandie ou dans la région Centre étend, de ce fait, la zone de surveillance. C’est pour cela que la Sarthe est concernée. Aujourd’hui, il ne s’agit ni d’être paniqués, ni d’être paniquants. J’adresse notamment ce message vis-à-vis des entreprises. Il ne s’agit pas de prendre prétexte de ce sujet pour semer la panique sur les prix. Le plus grave reste encore les conséquences dans les exploitations de l’Est et du Nord de la France. Lorsque des cas de fièvre catarrhale se déclarent dans les exploitations, les éleveurs en sont les premières victimes, avec notamment des baisses en rendement laitier, des
avortements.

Justement, qu’est-ce que cela impose d’être en zone de surveillance ?
 Sont concernés les mouvements d’animaux. Pour les bêtes qui arrivent dans l’arrondissement de Mamers dans la Sarthe, qui est actuellement en zone de surveillance, un test sérologique et la désinsectisation des animaux doivent être réalisés 28 jours avant leur arrivée d’une zone de protection. En périmètre interdit, les animaux sont abattus dans ce même périmètre, ils ne viendront donc pas en Sarthe, ni en Maine-et-Loire d’ailleurs.
Le Maine-et-Loire, peut être touché à court terme par la zone de surveillance. Il faut alors maintenir la vigilance sur l’importation d’animaux vivants, notamment ceux en provenance de zones de protection. Pour les éleveurs de l’arrondissement de la Sarthe, pas question non plus d’envoyer désormais des animaux se faire abattre sans test sérologique. Pour les ventes d’animaux en vifs, quelle que soit la destination : test et désinsectisation sont désormais obligatoires.

Et pour le Maine-et-Loire ?
Pas d’affolement. Nous pouvons continuer à produire et exporter nos animaux. Nous avons la chance, quoi qu’il arrive dans cette région, d’avoir de nombreux abattoirs. Même si des cas devaient apparaître, cette proximité avec les outils d’abattage nous permet d’avoir des atouts pour poursuivre notre activité. Il nous faut juste aujourd’hui être vigilants sur l’importation d’animaux en provenance des zones de protection. Quant à nos courants d’exportation vers l’Italie, les pouvoirs publics français et italiens ont signé un accord (voir ci-dessous). En Maine-et-Loire, des cheptels sentinelles ont été mis en place afin de surveiller l’évolution de la maladie et de garantir le bon aspect sanitaire de son cheptel pour pouvoir continuer à exporter. Dans la pire des situations, c'est-à-dire si un cas de fièvre venait à se déclarer dans notre zone, les dommages seraient surtout liés aux pertes de rendement et aux pertes d’animaux, ainsi qu’au traitement à mettre en œuvre dans nos exploitations. Mais là aussi, faisons confiance aux GDS pour nous aider à mettre les barrières sanitaires adaptées à nos modes de production. En attendant l’arrivée d’un vaccin.
Jean-Philippe BOUIN
FDSEA 85 et FNSEA 44
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