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Fontevraud, historique et naturelle

L’abbaye Royale de Fontevraud compte 1 000 ans d’histoire. Au-delà du patrimoine historique, les responsables développent la dimension agricole et naturelle du site.

© Sébastien Gaudard

L’Abbaye Royale de Fontevraud, située aux confins des trois provinces du Poitou, de l’Anjou et de la Touraine, est l’une des plus vastes cités monastiques héritées du Moyen-Âge. Classée Monument Historique dès 1840, elle est, depuis 2000, inscrite au Patrimoine Mondial de l’Unesco. Le domaine s’étale sur 14 ha, et une centaine de personnes y sont employées. Les visiteurs peuvent profiter d’un restaurant et d’un hôtel, au sein duquel des plats à base de produits locaux sont servis.


Une norme Iso 26 000
Fondée par Robert d’Arbrissel, l’Abbaye est ouverte au public depuis les années 80. « La démarche environnementale a démarré au début des années 2010 », détaille Romain Roget, responsable communication. Ainsi, le site est Iso 26 000, et développe de nombreuses actions en faveur du développement durable. L’abbaye est un refuge LPO. « Lorsque l’on réalise des travaux, un référent LPO vient adapter nos ouvrages pour perturber le moins possible l’avifaune », témoigne Marie Pelichet, secrétaire générale de l’Abbaye. Les parcs sont éco-pâturés par des moutons de Ouessant, race anciennement au bord de la disparition. De plus, 90 % des 55 000 m2 bâtis sont chauffés au bois.


Activité agricole
L’écologie est un axe majeur du développement de l’Abbaye, et cela passe également par une activité agricole. Si 40 ruches produisent plus d’une tonne de miel par an, et qu’un bio-composteur est utilisé afin de fertiliser les parterres, l’Abbaye peut également compter sur sa propre exploitation. Au Logis Bourbon, domaine de 6 ha, s’additionnant aux 14 ha de l’Abbaye, un maraîcher fournit les légumes nécessaires au restaurant et à l’hôtel. 3 000 m2 de serres, accompagnés de 6 parcelles extérieures, permettent cette production. « Nous sommes en train de construire des buttes permacoles. Les légumes sont définis en amont, entre l’agriculteur et le chef du restaurant », témoigne Jérôme Ferrault, le responsable des espaces verts. Aux légumes traditionnels de saison viennent s’ajouter radis japonais, héliantis ou encore choux chinois au menu des visiteurs le désirant. « Le chef du restaurant, Thibaut Ruggeri, possède une étoile au guide Michelin, ainsi qu’un prix Gastronomie durable, récompensant la cuisine locale et de saison, entre autres », détaille Marie Pelichet.

 

Article complet dans l'Anjou Agricole du 3 avril.

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