Aller au contenu principal

Maïs
Fourrages : les ensilages de maïs ont démarré dans le département

La récolte s'annonce convenable mais très hétérogène. Le manque d'eau risque de pénaliser le grain pour les semis tardifs.

Chantier d'ensilage à Blaison-Gohier, mardi 4 septembre. Une récolte satisfaisante, en quantité et en qualité.
Chantier d'ensilage à Blaison-Gohier, mardi 4 septembre. Une récolte satisfaisante, en quantité et en qualité.
© AA

Chez certains agriculteurs, les silos sont déjà remplis. C'est le cas de Frédéric et Pierre Brosselier, à Blaison-Gohier en bord de Loire. La récolte s'y annonce prometteuse : "on devrait se situer à 12-13 tonnes de matière sèche, pour ce maïs semé le 20 mai", estime Frédéric Brosselier, plutôt confiant. À quelques kilomètres de là, à Saint-Saturnin-sur-Loire, Frédéric Lachambre et Éric Leroux sont également satisfaits de la récolte : "en termes de rendement, ce sera, pour nous, une année assez exceptionnelle avec 13,5 à 14 tonnes de matière sèche par hectare. Même les parcelles non irriguées ont bien produit". Le Gaec de la Gaignardière avait semé en début avril et a récolté toutes ses surfaces de maïs fourrage.
Dans le Baugeois, les rendements sont bons aussi. "Les polyculteurs-éleveurs vont vendre une partie de leur maïs en grain", note Dominique Janus, du Guédeniau.

Un besoin d'eau pour les grains
À Saint-Georges-des-Gardes, le chantier d'ensilage est programmé pour ce vendredi 7 septembre. "Pour les semis de fin mars - début avril, on s'attend à de la qualité, note Jean-Paul Piet. Quant à la quantité, elle sera très variable d'une parcelle à l'autre, en fonction de la levée. Dans certaines parcelles, le maïs n'a levé qu'à 50 %... Il y a eu pas mal de re-semis." Pour les semis réalisés à partir du 15 mai, qui représentent la majorité des parcelles, la situation est diffé- rente. Sur ces maïs moins avancés, "on craint un dessèchement de la feuille et un manque d'alimentation du grain", explique l'éleveur.
Plus au nord, dans le canton de Candé, les ensileuses n'entreront en action que le 11 septembre. "On attend l'eau, résume Frédéric Robert, éleveur à Angrie. Nous sommes passés d'un excès d'eau à une situation de quasi-sécheresse. Il nous faudrait 50 mm pour que les grains puissent finir de se remplir. La semaine à venir va être déterminante pour le grain." L'agriculteur espère un rendement entre 10 et 12 tonnes de matière sèche pour les maïs qu'il a semés sous plastique début avril. Pour les semis réalisés plus tard, il est encore tôt en revanche pour se prononcer. Dans ce secteur, des agriculteurs ont semé jusqu'au 10 juin.
Cette année a été marquée ainsi sur tout le département par un fort étalement des semis. Sur les parcelles de semis tardifs, les sols vont être libérés tard, retardant la mise en place de la culture suivante.

S.H.
Sous-titre
Vous êtes abonné(e)
Titre
IDENTIFIEZ-VOUS
Body
Connectez-vous à votre compte pour profiter de votre abonnement
Sous-titre
Vous n'êtes pas abonné(e)
Titre
Créez un compte
Body
Choisissez votre formule et créez votre compte pour accéder à tout l'Anjou Agricole.

Les plus lus

Sylvain et Coralie Morfoise élèvent des vaches laitières à Segré-en-Anjou Bleu (Saint-Sauveur de Flée), dans un système pâturant. 
Un élevage familial à découvrir avec JA

Le dimanche 14 juin, le Gaec Morfoise accueillera la 6ème édition de l'événement Fermes en fête*, organisé par Jeunes…

Joël Chenuau dispose d'une réserve tampon pour l'irrigation de ses cultures.
Aubance : la gestion collective volontaire se met en place
37 exploitations situées dans le bassin versant de l'Aubance se lancent cette année dans la gestion collective de l'irrigation. L…
Sur le volet investissements, les types de projets éligibles sont : rénovation de réseaux d'irrigation, création de réserves, stockage d'eau ou encore réutilisation d'eaux usées traitées à des fins agricoles.
Le Fonds hydraulique agricole 2026 se déploie en Pays de la Loire
Le Fonds hydraulique agricole vise à accompagner la mise en œuvre de projets favorisant l'accès à l'eau pour les exploitations…
François Becquet conduit un double troupeau de cervidés (35 mères) et de bovins à l'engraissement (110 animaux à l'herbe ) sur une SAU de 90 ha. Il emploie six salariés pour la transformation au labo et la commercialisation de la viande sur l'exploitation et les marchés de producteurs de Verrières-en-Anjou et la ferme angevine. 
Il s'est formé pour repérer les signes
D'un système engraisseur pur, François Becquet fait naître aujourd'hui une vingtaine de veaux sur son exploitation, à Baugé-en-…
Gilles Paré, agriculteur à Beaufort-en-Anjou, a implanté une bande fleurie d'une quinzaine d'espèces en bordure d'une de ses parcelles.
Vertus d'une bande fleurie

Gilles Paré, agriculteur à Beaufort en Anjou, a semé une bande enherbée le long d'une de ses parcelles. Une mise en place qui…

Jean Luc Mary apprécie aussi bien la production que la vinification ou le commerce du vin. Au 22 mai, la vigne commence à fleurir à Saumur.
"Je m'arrête sans connaître 
le montant de ma retraite"
Viticulteur à Saumur, Jean-Luc Mary prendra sa retraite le 1er août. Il  bénéficiera de la revalorisation liée à la prise en…
Publicité
Titre
Je m'abonne
Body
A partir de 205€/an
Liste à puce
Consulter l'édition du journal l'Anjou agricole au format papier et numérique
Accédez à tous les articles du site l'Anjou agricole
Ne manquez aucune information grâce à la newsletter d'actualités
L’accès aux dossiers thématiques
Une revue Réussir spécialisée par mois