Aller au contenu principal

sécurité
Gendarmes et agriculteurs travaillent de concert

Coopérer avec la gendarmerie pour prévenir les vols.

Le 11 avril, chez Jacqueline Cottier, une équipe de France 2 a réalisé un reportage sur les vols dans les exploitations. L’équipe était aussi présente au conseil FDSEA.
Le 11 avril, chez Jacqueline Cottier, une équipe de France 2 a réalisé un reportage sur les vols dans les exploitations. L’équipe était aussi présente au conseil FDSEA.
© AA

En 2013 dans le Maine-et-Loire, 148 vols ont été recensés sur les exploitations agricoles. Sur les deux premiers mois de 2014, 34 vols sont comptabilisés. Encore ne s’agit-il que des méfaits déclarés. Rien ne semble échapper à ce phénomène : vol d’outillage, de métaux, de carburant, de produits phytosanitaires. Mais aussi de véhicules, comme ces trois tracteurs récemment pris en Maine-et-Loire et interceptés à l’approche d’Orléans, repérés grâce à leur GPS. Des vols d’animaux, de nuit ou en plein jour, sont également signalés. Chez Jacqueline Cottier, dans le Segréen, 290 volailles ont été enlevées, une infraction constatée par l’agricultrice “seulement au moment du départ des animaux à l’abattoir”.

S’imposer des règles internes

Pour lutter contre ces vols, la FDSEA travaille de concert avec la gendarmerie. C’est dans ce cadre que l’adjudant-chef Thierry Piveteau, de la Prévention technique de la malveillance, est venu répondre aux questions des agriculteurs, au conseil d’administration FDSEA du 11 avril. “Pour défendre les exploitations agricoles, et freiner au maximum une intrusion sur un site, il y a trois types de protections. La protection mécanique, la protection électronique, qui vient en complément de la première, ainsi que des mesures humaines et organisationnelles”, a détaillé l’adjudant-chef. L’organisation est essentielle : “il faut s’imposer des règles de fonctionne ment qui resteront internes à votre entreprise”, conseille-t-il. Notamment pour le rangement des clés de tracteurs ou de locaux phytosanitaires. “Ce qui importe, c’est surtout de mettre en place une protection cohérente”, note-t-il.

La convention signée avec la gendarmerie devrait aider les agriculteurs à adopter des consignes de sécurité et à faire remonter les informations, par le biais de SMS et de mails. Le gendarme a insisté sur la nécessité de porter plainte, quelle que soit l’ampleur des dégâts : “grâce à la plainte, les faits vont pouvoir être recoupés avec d’autres”. Prévenir au mieux les vols nécessite de “changer notre façon de raisonner, a souligné Jean-Marc Lézé, président de la FDSEA. Nous avons, jusqu’ici, un raisonnement très pratique, qui nous amène par exemple à poser des étiquettes sur les porte-clés. On n’a pas été habitués à gérer ce genre de situation.” De leur côté, les gendarmes admettent la difficulté de protéger certaines exploitations particulièrement isolées. Chaque exploitation est différente, il convient à chaque fois de trouver les solutions les mieux adaptées. “La difficulté porte surtout sur les animaux en plein air”, a fait remarquer Christiane Lambert, vice-présidente de la FDSEA. Qui suggère, par exemple, de “poser des barrières intermédiaires sur les chemins”. Des réunions seront organisées en petites régions prochainement, avec la participation des services de gendarmerie.

S.H.

 

 

Sous-titre
Vous êtes abonné(e)
Titre
IDENTIFIEZ-VOUS
Body
Connectez-vous à votre compte pour profiter de votre abonnement
Sous-titre
Vous n'êtes pas abonné(e)
Titre
Créez un compte
Body
Choisissez votre formule et créez votre compte pour accéder à tout l'Anjou Agricole.

Les plus lus

Maïs au 6 juillet dans le secteur de Valanjou.
Un potentiel maïs fortement amputé
Toutes les cultures fourragères pâtissent de la sécheresse et des canicules à répétition. Zoom sur le maïs, dont l'état actuel,…
Anthony Perrault est venu avec son semoir rapide implanter un couvert fourrager chez  Raphaël Orhon, agriculteur à La Cornuaille. 
Un mélange à base de moha
pour renflouer son stock fourrager 
Éleveur allaitant à Val d'Erdre Auxence (La Cornuaille), Raphaël Orhon a fait semer une parcelle en couvert estival pour tenter…
Canicule : les travaux de moisson et pressage interdits les après-midi jusqu'à dimanche inclus

Le département de Maine-et-Loire est placé en vigilance météorologique orange pour canicule à partir de ce mardi 7 juillet…

Versailles du Gaec Maison Braud à Maulévrier, élue "meilleur animal du concours".
Parthenaise : le meilleur animal pour la Maison Braud
L'édition 2026 du Cima 53 s'est tenue du 17 au 19 juillet à Mayenne, avec un concours régional de la race Parthenaise dans…
Moisson de blé en juin à Longuenée en Anjou.
Une moisson de blé déficitaire de 1 à 1,5 tonne/hectare
Débutée début juin, la moisson 2026 aura été marquée par une extrême précocité. Concentrée sur peu de jours, elle a dû aussi s'…
David, Barou, associé du Verger du Pré Ferron à Chemillé en Anjou (Melay), et son bib de purée de pommes. 
Des purées de pommes
pour la restauration collective
Le Verger du Pré Ferron à Chemillé-en-Anjou (Melay) commercialise désormais une partie de sa production sous forme de purées de…
Publicité
Titre
Je m'abonne
Body
A partir de 205€/an
Liste à puce
Consulter l'édition du journal l'Anjou agricole au format papier et numérique
Accédez à tous les articles du site l'Anjou agricole
Ne manquez aucune information grâce à la newsletter d'actualités
L’accès aux dossiers thématiques
Une revue Réussir spécialisée par mois