Aller au contenu principal

Harcèlement textuel

Billet de Fréderic Vincent, président de Jeunes Agriculteurs

Le métier d’agriculteur correspond à un choix, à une motivation. Faire le choix de s’installer avec l’accompagnement jeunes agriculteurs est synonyme de capacités, de compétences et de volonté de professionnalisation du métier. Mais c’est aussi la possibilité de bénéficier d’aides publiques via la bonification des taux d’emprunts JA et la dotation jeunes agriculteurs. Conscients que le versement d’aides publiques demande le respect de certains engagements (niveau de diplôme, revenu minimum, délai de mise aux normes…), nous ne pouvons nous opposer au contrôle des ces engagements, car c’est aussi un moyen de responsabiliser les jeunes installés.
Jusqu’à il y a quelques temps, ces contrôles se traduisaient par la fourniture d’une “fiche de synthèse des résultats comptables” de l’exploitant au terme de la 5e année d’installation, à laquelle pouvait s’ajouter, de façon irrégulière, un contrôle papier de l’utilisation des prêts bonifiés. Avec la LMA et le transfert des missions de services publiques de l’Adaséa vers les Chambres d’agriculture, l’État en a profité pour accentuer ces contrôles. La vérification des résultats comptables est devenue annuelle, soit cinq documents à fournir sur la période. De plus, vient s’y ajouter une “fiche annuelle déclarative de suivi des engagements pris dans le cadre de la demande d’octroi des aides à l’installation des jeunes agriculteurs”. Soit au total un minimum de dix déclarations à fournir par les jeunes installés à l’administration, tout ceci avec le concours des services de la Chambre d’agriculture. Tout cela dans un contexte de simplification administrative et de réduction des financements des services publiques. Permettez moi de relever mon incompréhension et mon exaspération. Je disais en préambule que s’installer en tant que jeune agriculteur correspond à un choix, à une motivation, mais c’est aussi un plaisir, voire une satisfaction. Parce que l’agriculture a besoin de jeunes installés compétents et professionnels, mesdames et messieurs les fonctionnaires, que vous soyez Européens, du ministère ou de la DDT, faites que vos décisions et votre volonté démesurée de contrôle ne transforment pas ce plaisir en contrainte, voire en emprisonnement administratif.
Sous-titre
Vous êtes abonné(e)
Titre
IDENTIFIEZ-VOUS
Body
Connectez-vous à votre compte pour profiter de votre abonnement
Sous-titre
Vous n'êtes pas abonné(e)
Titre
Créez un compte
Body
Choisissez votre formule et créez votre compte pour accéder à tout l'Anjou Agricole.

Les plus lus

Face à des rendements catastrophiques, de nombreux éleveurs se trouvent contraints d'acheter des fourrages.
Le préfet réunit la cellule de crise
François Pesneau, préfet de Maine-et-Loire, a réuni, avec la Chambre d'agriculture, la cellule départementale sécheresse vendredi…
Le triplement des cours mondiaux des protéines laitières en l'espace d'une année s'explique d'abord par l'appétit pour les produits alimentaires enrichis en protéines.
Le retour amer de la protéine laitière
Nutrition sportive, traitements anti-obésité... Les protéines laitières ont le vent en poupe et les cours mondiaux s'affolent.…
La vendange a commencé mercredi 19 août au Château du Fresne à Bellevigne en Layon (Faye d'Anjou). En haut à droite, un des associés, David Maugin. En-dessous, des baies flétries par le soleil. 
Une vendange très précoce et affectée par les canicules 
Des premières parcelles de vigne ont été vendangées dès le 6 août en Maine-et-Loire. Une vendange 2026 marquée par une très…
Rendez-vous les 29 et 30 août au concours inter-départemental blondes d'Aquitaine

Après un format restreint au territoire du Maine-et-Loire en 2025, le concours de la race blonde d'Aquitaine sera à nouveau…

Open génisses de la Petite Angevine : la race brune arrive sur le ring

L'open génisses organisé par Mauges Élevage Passion aura lieu dimanche 30 août, avec 53 animaux. La race brune remplacera la…

Clément Lebaux, jeune installé à Chemillé-en-Anjou (Saint-Georges des Gardes) et sa compagne Manon Bretaudeau, salariée, devant un maigre silo d'ensilage de 7 tonnes, alors que cet espace devrait être rempli aux trois quarts. 
Pour pallier le manque de fourrage, ils vont ensiler à 35 km de leur ferme
Installé en janvier à Chemillé-en-Anjou (Saint-Georges des Gardes), Clément Lebaux va débourser plus de 20 000 € en…
Publicité
Titre
Je m'abonne
Body
A partir de 205€/an
Liste à puce
Consulter l'édition du journal l'Anjou agricole au format papier et numérique
Accédez à tous les articles du site l'Anjou agricole
Ne manquez aucune information grâce à la newsletter d'actualités
L’accès aux dossiers thématiques
Une revue Réussir spécialisée par mois