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Haut débit : la couverture s’accroît

La couverture Internet haut débit de l’Anjou s’étend, dans une logique de développement du territoire. La demande est forte en milieu rural, l’ensemble du Maine-et-Loire n’étant pas entièrement couvert.

Nicolas Leconte, directeur commercial de Nomotech, Michel Mignard, vice-président du Conseil général de Maine-et-Loire et Stéfany Douillet, de Numéo entourent Jean-Luc Horel,  le directeur de Melisa, qui présente le boîtier nécessaire à la réception du haut débit via la technologie wimax.
Nicolas Leconte, directeur commercial de Nomotech, Michel Mignard, vice-président du Conseil général de Maine-et-Loire et Stéfany Douillet, de Numéo entourent Jean-Luc Horel, le directeur de Melisa, qui présente le boîtier nécessaire à la réception du haut débit via la technologie wimax.
© AA

L’agriculture est particulièrement concernée par le développement du haut débit. « On nous incite à effectuer nos démarches administratives de plus en plus par Internet, détaille Jean-Marc Lézé, premier vice-président de la FDSEA 49. On a en donc un besoin fort, comme pour les télédéclarations Pac. Sans haut-débit, ça plante sans cesse, quand, par exemple, on télécharge nos cartes. » Pour lui, Melisa, le concessionnaire chargé de l’aménagement numérique du territoire, est attendu. « C’est un remède, afin que les agri- culteurs soient traités comme tout un chacun dans la société. Il y a un fort besoin de haut débit. Si on enlève les réfractaires à l’informatique, beaucoup d’agri-culteurs sont concernés, mais ils ne sont pas tous suffisamment informés de cette possibilité. » Car, plus globalement, l’accès au haut débit représente un enjeu économique et d’aménagement du territoire à part entière. « C’est devenu une demande normale, détaille Michel Mignard, vice-président du Conseil général de Maine-et-Loire. Ceux qui ne sont pas couverts en éprouvent le besoin. Le haut débit est une demande forte en milieu rural, nous entrons dans une logique de télétravail. Si on veut éviter la désertification, il faut y apporter une qualité de vie qui se rapproche de celle de la ville. » Et d’illustrer : « Le développement de la fibre optique pour accéder au haut débit a été un élément important qui a incité Pasquier à implanter un nouveau site à Brissac-Quincé, en 2007. »

Trois fournisseurs d’accès wimax
À l’heure actuelle, le département n’est pas entièrement couvert par le haut débit. Les zones blanches désignent les zones du département au sein desquelles 40 500 habitants, soit environ 15 000 foyers, n’ont pas accès à l’Internet haut débit via l’ADSL. L’objectif de Melisa, est de réduire ces zones. « Actuellement, sur ces 40 500 habitants, 25 000 sont éligibles au haut débit », souligne Jean-Luc Horel, directeur de concession Melisa. Pour l’instant, le wimax n’a pas encore rencontré une grande popularité en Anjou. Sur les 15 000 foyers précédemment cités, seuls 200 d’entre eux sont abonnés. Manque d’information ? « Oui, et nous y remédions, précise Michel Mignard. L’objectif est que, d’ici l’été prochain, plus de 97 % de la population du département deviennent éligibles au haut débit. » Pour les 15 000 personnes restantes et pour l’instant inéligibles au haut débit, la dernière solution pour obtenir ce dernier est de passer par le satellite (voir ci-dessous). Devant ce qui reste un fort potentiel d’abonnements, trois fournisseurs d’accès proposent leurs services. West Telecom et Idyle Telecom (filiales de Nomotech) ont rejoint Numéo, jusque-là le seul opérateur présent en Anjou. Le coût de l’abonnement est comparable à ce qui se pratique en ville, soit environ trente euros mensuels pour un forfait de base (Internet seul, sans téléphonie). Les personnes intéressées peuvent se renseigner sur les offres des fournisseurs d’accès, par téléphone ou… par courriel. Mais, pour ceux qui ne disposent pas encore d’une connexion, cela risque d’être difficile par ce dernier biais.

Jean-François Mater

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