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Élevage
Il faut un véritable plan engraissement

La section bovine de la FRSEA a pris connaissance des incidences du bilan de santé de la Pac sur la production.

La FRSEA demande pour les engraisseurs, un doublement des plafonds subventionnables et une amélioration des taux de subvention, dans le cadre du Plan bâtiment.
La FRSEA demande pour les engraisseurs, un doublement des plafonds subventionnables et une amélioration des taux de subvention, dans le cadre du Plan bâtiment.
© F. d’Alteroche/Réussir

La section bovine de la FRSEA, réunie le 22 avril, a pris connaissance des incidences du bilan de santé de la Pac sur son secteur de production. Il est maintenant très clair que c’est l’engraissement qui va pâtir des mesures décidées par le ministre de l’Agriculture.
Guy Hermouet, président de la section viande bovine de la FRSEA, ne décolère pas : « L’engraissement développe de la valeur ajoutée, est une source d’emploi majeure dans notre région, dans les exploitations mais aussi dans les abattoirs, et est une source essentielle de débouché pour les productions végétales. Et pourtant, c’est l’engraissement qui va le plus souffrir, dans les productions animales, des choix faits par le bilan de santé de la Pac ». Il est vrai que les mécanismes choisis par la France conduisent à prélever sur les aides Scop, les PAB et les PMTVA et de redonner des soutiens sur les hectares d’herbe. Les engraisseurs auront donc des prélèvements importants et peu de retour…

Des aides à l’investissement
D’où l’idée de Guy Hermouet, par ailleurs vice-président de la FNB, de demander un plan engraissement à l’État. « Notre projet contient deux volets, résume-t-il ; le premier est de mettre en place pour 30 % des jeunes animaux engraissés en France (jeunes bovins mâles, génisses, bœufs) un mécanisme de contractualisation avec une sécurisation de la marge de l’éleveur. On détermine le coût de production avec tous les paramètres, y compris le prix du maigre et la marge ; si le prix baisse en dessous d’un seuil déterminé, la caisse de péréquation compense l’éleveur ; si le prix monte au dessus d’un autre seuil, c’est l’éleveur qui reverse à la caisse. La marge est ainsi garantie et l’éleveur sait où il va. Pour cela, nous demandons 120 millions d’euros à l’État pour mettre en place la caisse ».
Le deuxième volet consiste à aider les éleveurs qui veulent investir dans un bâtiment pour l’engraissement. La proposition de Guy Hermouet est simple : « Dans le cadre du Plan bâtiment (PMBE), nous demandons pour les engraisseurs un doublement des plafonds subventionnables (en passant de 75 000 à 150 000 euros) et une amélio-ration des taux de subvention (en passant de 15 % à 25 % et 30 % pour les JA). Cette mesure serait réservée aux éleveurs qui utiliseraient le système de contractualisation ».
Guy Hermouet est confiant pour la suite : « La FNB a décidé de porter ce plan engraissement. Nous l’avons présenté au président de la FNSEA qui s’est montré particulièrement intéressé. La prochaine étape est d’aller voir le reste de la filière et de porter ce plan tous ensemble au ministère. Et je vous garantis qu’il ne restera pas dans les tiroirs : nous irons jusqu’au bout ».

Jean-Paul GOUTINES

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