Vêlage
Il s'est formé pour repérer les signes
D'un système engraisseur pur, François Becquet fait naître aujourd'hui une vingtaine de veaux sur son exploitation, à Baugé-en-Anjou. L'éleveur s'est récemment formé avec le GDS49 pour assurer la réussite des vêlages.
La formation "Faire naître un veau en pleine forme" existe depuis deux ans dans le catalogue du GDS49. À l'initiative de la vétérinaire de l'organisme, Céline Barberet, elle était d'abord destinée aux éleveurs laitiers. "Ils ont moins l'habitude d'intervenir au moment du vêlage, explique la vétérinaire. Et puis, il y a encore quelques années, la valeur du veau laitier n'incitait pas à s'en préoccuper". La donne a changé et l'intérêt pour le naissage s'accroît. La preuve par le nombre de participants aux deux sessions de formation organisées cette campagne : une vingtaine d'éleveurs, laitiers et allaitants, jeunes installés ou confirmés. Les prochaines dates (19 novembre 2026 et 9 mars 2027) commencent à se remplir.
Maîtriser la qualité de la viande
François Becquet est un jeune éleveur de Pontigné, commune déléguée de Baugé-en-Anjou. Installé en 2018 dans un système d'engraissement pur de génisses bouchères (de races limousine, charolaise et croisée), il a décidé en 2024 de se lancer dans le naissage. "Je voulais maîtriser toute la chaîne de valeur, du veau jusqu'à la vente directe de la viande au détail et en conserve, argumente-t-il. Avant j'achetais mes génisses, mais l'offre est devenue rare et chère". En investissant dans un taureau limousin, l'éleveur a fait attention à ses aptitudes viande et vêlage facile. L'objectif est bien de faire naître, tous les ans, des veaux de qualité bouchère.
Préparation au vêlage
Les 22 vêlages de la campagne 2025 "se sont bien passés dans l'ensemble". Une étape connue de l'ingénieur agronome de formation, fils d'éleveur, qui aide régulièrement son voisin. "C'est lui qui m'a incité à faire la formation ce printemps", reconnaît François Becquet. La journée passée en salle avec d'autres collègues, a été très utile, tant dans les rappels théoriques de la vétérinaire, que dans le partage d'expériences. "Cela a confirmé mes pratiques en termes de ration préparation au vêlage, cite par exemple François Becquet. Les génisses ont du foin à volonté et un peu de céréales".
Surveillance et laisser-faire
Pour les vêlages, qui se déroulent en bâtiment sur aire paillée, l'éleveur ne veut pas ajouter de stress en changeant les gestantes de case et privilégie le "laisser-faire". "Il faut juste savoir repérer les signes du déclenchement du vêlage : cassure du bassin, isolement de l'animal, agitation, admet-il. Et intervenir au bon moment si nécessaire". François Becquet augmente donc la surveillance de son troupeau en période de vêlage. Quand tout se passe bien, il laisse la vache s'occuper de son veau à la naissance, puis jusqu'au sevrage. "Je ne casse pas les lots et je ne pèse pas les veaux. Mais je repère rapidement ceux dont la croissance est freinée", dit-il. À terme, l'objectif de François Becquet est de monter à 35 vêlages avec les génisses nées sur son exploitation, dans l'optique de les engraisser après leur premier veau.