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Elevage
Ils ont fait le choix d’irriguer leurs prairies

 Des éleveurs, la plupart en agriculture biologique, choisissent d’irriguer leurs prairies, de pâturage ou de fauche. Des choix motivés par la volonté d’allonger la période de pâturage, de faire durer les prairies, de
disposer de fourrages de qualité...Témoignages. 

Au Gaec de l’Ourzaie-Saint-Gilles, l’enrouleur tourne depuis début mai cette année.
© J. Delahaye

En agriculture bio depuis 2017, les éleveurs laitiers Emmanuel et Aude Frouin (Toutlemonde) ont progressivement cessé la culture du maïs et se sont mis à arroser des prairies grâce à leur réserve de 25 000 m3. « Avant l’arrêt du maïs, nous arrosions une dizaine d’ha de maïs et un peu d’herbe s’il restait de l’eau en septembre après la récolte du maïs. Maintenant, on irrigue une trentaine d’ha d’herbe », explique Emmanuel Frouin. L’exploitation s’étend sur 80 ha, dont la majorité est en herbe. Seuls 6 à 7 ha sont consacrés chaque année à une culture de méteil. Les agriculteurs  privilégient les pâtures autour des bâtiments, composées de mélanges suisses multi-espèces. Ils effectuent un, deux ou trois passages d’enrouleurs de 25 à 30 mm sur ces prairies, qui sont destinées principalement au pâturage mais qui sont parfois débrayées en foin (séché en grange).

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