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Politique
Interview : pour Xavier Beulin, “Le sujet essentiel est la compétitivité de l’agriculture”

La FNSEA a rencontré le ministère de l’Agriculture. À l’ordre du jour : le sommet social qui se déroulera les 9 et 10 juillet et la conférence environnementale en septembre.

© AA

Quels ont été les sujets évoqués concernant la conférence sociale ?
Xavier Beulin : Nous avons rappelé au Premier ministre, que le sujet essentiel était la compétitivité de l’agriculture française. Et plus particulièrement la question du coût du travail et des charges qui pèsent sur les salaires. Pour les emplois saisonniers, nous souhaitons que soit maintenue l’exonéra-tion quasi-totale de charges patronales. Nous avons également fait référence à l’exonération d’un euro par heure travaillée (dispositif voté en 2011 pour la Loi de finance 2012) pour des salaires inférieurs à 1,4 Smic. Aujourd’hui, la ressource budgétaire (taxe soda) est prélevée mais la mesure n’est toujours pas appliquée.
Dans cette conférence sociale, nous souhaiterions aussi que la question de la ruralité soit abordée. Les transports, l’accès aux soins, au logement, aux services publics sont des problématiques “extra agricoles” mais qui touchent tous les acteurs du monde rural dont les agriculteurs.

Avez-vous évoqué la question de la TVA sociale ?
Bien entendu. Nous avons rappelé les points importants de cette TVA : elle permet d’abaisser le coût hors taxe de nos produits pour mieux résister aux concurrences européennes. Par ce biais, nous faisons aussi supporter à des produits d’importation un peu de notre modèle social. Nous n’avons pas eu de réponse. Le Premier ministre nous a répondu sur la méthode, promettant d’être très attentif aux échanges qui auront lieu pendant ce sommet social. J’ai bien sûr salué le fait d’être présent à ces tables rondes.

Quelles propositions avez-vous faites pour la conférence environnementale ?
Nous avons insisté sur trois aspects. Premièrement, nous avons rappelé que notre ambition était de sortir d’une logique administrative, réglementaire voire policière. Nous préférons une approche qui privilégie la connaissance, l’expertise, le savoir mais aussi la dimension locale. Tout ce qui concerne l’environnement ne peut pas être impulsé de Paris, il faut aussi faire confiance aux acteurs locaux. Nous avons demandé à ce que soit renforcée la présence des agriculteurs dans les différentes commissions et comités locaux.
Nous préconisons aussi une préparation de cette conférence car le Grenelle a beaucoup
produit et il est nécessaire de diagnostiquer ce qui a déjà été fait. Nous demandons également une évaluation sur ce que l’agriculture a mis en place depuis plusieurs années comme le  zonage, le plan Écophyto, etc. L’agriculture a fait beaucoup plus que d’autres secteurs concernés par le Grenelle.

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