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Événement
Jeunes agriculteurs a fait sa rentrée à Louresse-Rochemenier

Le Festival de la Terre marque la rentrée syndicale pour JA. Il se tenait cette année à Louresse-Rochemenier. L’occasion de faire le point sur les dossiers en cours.

Ce n’est pas en se plaignant ou en se refermant sur nous-mêmes que nous susciterons des vocations et attirerons les futurs candidats à l’installation », a déclaré dimanche matin, Frédéric Vincent, en inaugurant le Festival de la Terre. Pour le président de Jeunes agriculteurs de Maine-et-Loire, ce rendez-vous apprécié du public est, à n’en pas douter, un formidable vecteur de communication et de promotion du métier. Il apporte aussi, dans un contexte difficile pour de nombreuses productions, « une touche de convivialité bien nécessaire ».
Devant des élus et représentants de l’administration, Frédéric Vincent a évoqué les quelques dossiers qui mobilisent le syndicat en ce moment : le thème de l’installation et le nouveau parcours 3P, qui « remet le candidat au cœur de son projet ». Un important travail est encore à effectuer sur la transmission, quand on sait que dans le département, sur
160 offres au Répertoire départ installation, 25 seulement débouchent sur une installation. « Le renouvellement des générations en agriculture reste notre priorité », a-t-il ajouté, rappelant au passage que l’année 2008 a vu une poursuite de l’augmentation du nombre d’installations aidées (au nombre de 197), ce qui place le Maine-et-Loire au 3e rang national. La tendance 2009 montre une légère baisse du nombre des installations, que l’on peut expliquer par une baisse du nombre de départs en retraite, le retard pris dans la mis en œuvre du nouveau parcours, la réforme de la Pac ou encore la conjoncture, très difficile pour un certain nombre de productions. Sylvain Marty, directeur de la DDEA, a salué le dynamisme des  installations dans le département : « Ce n’est pas un hasard, il  y a  une volonté politique », a-t-il souligné.

Soutien des consommateurs
Les actions du syndicat jeune, cette année, ont ciblé notamment la grande distribution sur les sujets de la répartition des marges et de la Loi de modernisation de l’économie.
« Nous avons remarqué à cette occasion un grand soutien des consommateurs, preuve que nos revendi-cations sont loin d’être infondées. Alors qu’une brigade de contrôle de la LME est créée, reste à savoir si les premières conclusions de ces travaux seront suivies d’effets et même de sanctions », s’interroge Jeunes agriculteurs. Le syndicat travaille à la sensibilisation des consommateurs à travers le site internet de JA national : www.quisegaveleplus.com.
Le président de JA n’a pas manqué de pointer du doigt l’Europe et l’État, « loin d’être innocents aux problèmes connus par nos activités ». « Le vent de libéralisme qui souffle sur notre Continent est en train de déraciner des forêts de producteurs, avec un désengagement des filières, la dérégulation, la remise en cause des interprofessions », qui fragilisent les revenus.
Frédéric Vincent a aussi abordé la problématique plus locale du foncier. Sa consommation se situe entre
8 000 et 10 000 hectares chaque année, ce qui représente l’équivalent d’une dizaine d’exploitations sacrifiées.

Réforme de la Pac
Jean-Marc Lézé, vice-président de la FDSEA, a quant à lui évoqué la mise en place de la réforme de la Pac qui va intervenir en 2010, avec comme axe principal la redistribution des soutiens. « Il s’agit d’une solidarité professionnelle, on espère que le budget va rester constant. C’est un enjeu colossal pour l’agriculture. Notamment, dans la mise en place d’un système d’assurance volontaire des agriculteurs, nous souhaitons que toutes les productions soient concernées, notamment les fourrages ». La FDSEA a eu l’occasion de le dire aussi dès le lendemain du festival, lundi, en rencontrant sur une exploitation le nouveau député européen Christophe Béchu (lire page 3). D’une manière générale, résumait Jean-Marc Lézé, « quand des soutiens d’aide d’urgence sont décidés en novembre 2008 et versés seulement en juin 2009, on préfèrerait avoir des productions payées à leur juste valeur ».

S.H.
(voir aussi en dernière page)

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