Aller au contenu principal

Arboriculture
La Blottière dimensionne sa station pour la poire

Les vergers de la Blottière ont investi 21 millions d'€ pour transformer la station fruitière de Chemillé-en-Anjou en outil dimensionné particulièrement pour la poire, avec un équipement de pré-calibrage mixte.

Après quatre ans de travaux, l'heure était à l'inauguration vendredi 11 septembre aux vergers de la Blottière. L'entreprise familiale fondée en 1961 à Saint-Georges-des-Gardes, commune déléguée de Chemillé-en-Anjou, a en effet agrandi sa station fruitière de 10 000 m2, afin d'augmenter ses capacités de conditionnement. L'objectif est d'atteindre 30 000 tonnes en 2032, annonce l'entreprise. "Aujourd'hui, nous conditionnons 26 000 t de fruits, dont 6 000 t de poires", précise Benjamin Cailleau, responsable de la station.

Calibrage dans l'eau

Sur les 21 millions d'€ du projet, la poire a justement fait l'objet d'un investissement dédié : un outil de pré-calibrage mixte qui permet de calibrer dans l'eau les pommes comme les poires, en fonction de leur variété et leur forme. "Avant, ce calibrage était réalisé manuellement pour les poires", indique-t-il. Grâce à cet outil, "une première en France" l'entreprise augmente considérablement ses capacités de traitement des poires tout en préservant la qualité des fruits. "Surtout, cela donne une meilleure réactivité commerciale puisque nous avons une connaissance en temps réel de la disponibilité de chaque calibre, souligne Benjamin Cailleau. Nous travaillons en flux tendu : nos commandes partent dès 16 h". Les vergers de la Blottière entendent ainsi contribuer "à proposer des poires origine France en rayon le plus longtemps possible dans l'année".

Conditionnement optimisé

Une autre partie de l'investissement a concerné le réaménagement du pôle conditionnement dans un nouvel espace de 5 000 m2. L'ensemble des lignes sont désormais rassemblées, avec le palettiseur au centre afin d'optimiser la cadence. Sur la mezzanine, une nouvelle machine est attendue pour fabriquer les cartons et les diriger directement sur les lignes. Une ligne de conditionnement est dédiée à la poire, les autres sont mixtes. Chacune est spécialisée dans un mode de conditionnement : la première prépare par exemple les expéditions en bushels des fruits pour l'export sous la marque Applebird. "C'est un marché qui représente 40 % de notre chiffre d'affaires, détaille le responsable de la station. Nous expédions vers l'Amérique du Sud, le Moyen-Orient et la Chine". La station, qui emploie entre 130 et 150 ETP, conditionne également les fruits en alvéoles, plateaux, sachets d'1,5 kg ou encore flow packs pour le marché anglais. L'entreprise espère "saisir de nouvelles opportunités à l'export".

Investir aussi dans les vergers

Ces investissements s'ajoutent à ceux réalisés auparavant dans les vergers, avec des opérations de plantations (103 ha de moins de 5 ans). "Le développement d'une filière passe par les investissements en production et en station. Nous avons fait les deux", déclare David Socheleau, le dirigeant de la troisième génération. La Blottière exploite aujourd'hui 350 hectares de vergers en propre, auxquels s'ajoutent les vergers de ses 140 producteurs partenaires, pour un total de 1 000 hectares. L'entreprise arboricole commercialise plus de 60 000 t de pommes et poires.

Sous-titre
Vous êtes abonné(e)
Titre
IDENTIFIEZ-VOUS
Body
Connectez-vous à votre compte pour profiter de votre abonnement
Sous-titre
Vous n'êtes pas abonné(e)
Titre
Créez un compte
Body
Choisissez votre formule et créez votre compte pour accéder à tout l'Anjou Agricole.

Les plus lus

Face à des rendements catastrophiques, de nombreux éleveurs se trouvent contraints d'acheter des fourrages.
Le préfet réunit la cellule de crise
François Pesneau, préfet de Maine-et-Loire, a réuni, avec la Chambre d'agriculture, la cellule départementale sécheresse vendredi…
La vendange a commencé mercredi 19 août au Château du Fresne à Bellevigne en Layon (Faye d'Anjou). En haut à droite, un des associés, David Maugin. En-dessous, des baies flétries par le soleil. 
Une vendange très précoce et affectée par les canicules 
Des premières parcelles de vigne ont été vendangées dès le 6 août en Maine-et-Loire. Une vendange 2026 marquée par une très…
Anthony Audouin et Paul Raimbault, associés de l'EARL de la Gilière, commercialisent leurs fromages sous la marque Chevrettes des Mauges. 
Ils pérennisent l'élevage du patron

À Montrevault sur Èvre (Saint Quentin en Mauges), Paul Raimbault et Anthony Audouin ont repris l'élevage de leur ancien…

Malo Chanteux et Maud Antonin dans la chèvrerie en construction.
Une chèvrerie pensée pour demain

Installé en janvier 2026 à Segré-en-Anjou-Bleu, Malo Chanteux projette de conduire un cheptel de 500 chèvres laitières…

Ces femmes et ces hommes qui croient en l'avenir de l'agriculture
Difficile de positiver après l'été 2026 que nous venons de traverser, et dont les conséquences s'étaleront probablement encore…
En MFR, la demande pour les formations agricoles en apprentissage se renforce.
Les formations agricoles confirment leur attractivité 
L'heure de la rentrée a sonné dans les établissements de formation agricole du département.
Publicité
Titre
Je m'abonne
Body
A partir de 205€/an
Liste à puce
Consulter l'édition du journal l'Anjou agricole au format papier et numérique
Accédez à tous les articles du site l'Anjou agricole
Ne manquez aucune information grâce à la newsletter d'actualités
L’accès aux dossiers thématiques
Une revue Réussir spécialisée par mois