Aller au contenu principal

Élevage
« La contractualisation en viande bovine doit tirer les prix vers le haut »

Le projet de “contractualisation avec sécurisation des marges” porté par la FNB et JA a été présenté à près de 80 responsables sections viande bovine des FDSEA de tout l’Ouest.

Les responsables viande bovine des FRSEA de l’Ouest, JA et Pierre Chevallier, président de la Fédération nationale bovine, présentent le projet de contractualisation FNB.
Les responsables viande bovine des FRSEA de l’Ouest, JA et Pierre Chevallier, président de la Fédération nationale bovine, présentent le projet de contractualisation FNB.
© AA

Devant près de 80 responsables des sections viande bovine des FDSEA de tout l’Ouest, Pierre Chevalier et Guy Hermouet, les principaux responsables de la Fédération nationale bovine (FNB) et Mickaël Trichet, au nom de Jeunes Agriculteurs, ont présenté le projet de “contractualisation avec sécurisation des marges” porté par la FNB et JA.

Un projet économique de filière
C’est un projet global que propose la FNB. « La contractualisation avec sécurisation des marges en est le volet le plus novateur, présente Guy Hermouet, premier vice-président de la FNB ; mais il existe d’autres volets de ce plan qui doivent être cités : notre projet s’appuie sur l’observatoire des prix et des marges, nécessaire pour retrouver un équilibre entre l’amont et l’aval de la filière ; nous prévoyons
également de nous appuyer sur une transparence de la pesée - classement - marquage et sur une rénovation des cotations. De plus, nous considérons que le regroupement de l’offre est indispensable pour prendre en compte l’évolution de la filière ».L’objectif du projet économique est de redonner sa vraie place à  l’élevage français et permettre aux éleveurs de retrouver du revenu et de la fierté.

Sécurisation de la margepour les jeunes animaux
L’ambition de la FNB et de JA est  de contractualiser au moins 30 % de la production française de jeunes animaux. « Dans une telle approche, explique Guy Hermouet, le premier temps est de définir la marge-objectif qui tient compte des coûts de production et de la rémunération de l’éleveur. Avec les références de l’Institut de l’élevage, nous disposons de chiffres fiables et indiscutables. La plupart des abatteurs sont conscients du risque de disparition de l’engraissement en France, ce qui serait très néfaste, y compris pour leur activité économique ; ils ont donc intérêt eux-mêmes à contractualiser avec les éleveurs par l’intermédiaire des Organisations de producteurs. Nous attendons d’eux à présent qu’ils s’engagent y compris financièrement, avec la possibilité de compléter le prix à l’éleveur par une contribution, en comparant la situation de marché par rapport à l’indicateur de marge défini par contrat. Il nous reste à obtenir de l’État la compatibilité de ce projet avec le droit de la concurrence et nous attendons de l’État qu’il alimente, à même hauteur que les éleveurs, une caisse de sécurisation nationale qui interviendrait en complément des abatteurs, en cas de forte baisse des prix. Avec ce dispositif, l’éleveur serait garanti de toucher la marge-objectif ».
Un tel dispositif à l’échelle nationale est particulièrement innovant. Les responsables syndicaux présents, tout en posant de nombreuses questions, se sont montrés très intéressés. « De toute façon, il faut faire quelque chose, dit l’un d’eux, sinon les éleveurs vont arrêter les uns après les autres ; ce projet a le mérite d’exister ; il montre que notre syndicalisme est également capable de faire des propositions concrètes et réalistes ».

Jean Paul GOUTINES, FRSEA

Sous-titre
Vous êtes abonné(e)
Titre
IDENTIFIEZ-VOUS
Body
Connectez-vous à votre compte pour profiter de votre abonnement
Sous-titre
Vous n'êtes pas abonné(e)
Titre
Créez un compte
Body
Choisissez votre formule et créez votre compte pour accéder à tout l'Anjou Agricole.

Les plus lus

Ces femmes et ces hommes qui croient en l'avenir de l'agriculture
Difficile de positiver après l'été 2026 que nous venons de traverser, et dont les conséquences s'étaleront probablement encore…
La ministre de l'Agriculture a visité la serre Maine du lycée du Fresne qui abrite la production de poinsettia et l'aspirateur à ravageurs. Auparavant, elle avait rencontré les élèves, dont la première promotion de bachelor, guidée par Sylvie Richard, directrice du lycée.
La ministre fait sa rentrée en Anjou
Le lycée du Fresne est l'un des 25 établissements de formation agricole à proposer le nouveau bachelor agro. La ministre de l…
Frédéric Sérusier, du CNPH-Piverdière, devant une haie replantée en Végétal local. Des classes de CM1-CM2 de La Ménitré ont participé à la plantation. 
Le végétal local,facteur de résilience 

Le CNPH-Piverdière, basé à La Ménitré, qui ouvre ses portes ce samedi 12 septembre, vient d'obtenir le label Végétal local.…

La Rouge des prés, le "couteau suisse" de l'élevage allaitant

Race allaitante en vedette au SPACE 2026 avec son concours national programmé le mardi 15 septembre après-midi, la Rouge des…

Le président, Marc-Henri Doyon, lors de l'inauguration du salon, mardi matin.
Comment planter demain?
Organisé à Angers tous les deux ans, le Salon du Végétal réunit les professionnels autour des enjeux de la filière, notamment…
Les poires sont pré-calibrées dans l'eau. Dès que 300 kg d'un même calibre sont rassemblés, les poires sont dirigées vers la sortie.
La Blottière dimensionne sa station pour la poire
Les vergers de la Blottière ont investi 21 millions d'€ pour transformer la station fruitière de Chemillé-en-Anjou en outil…
Publicité
Titre
Je m'abonne
Body
A partir de 205€/an
Liste à puce
Consulter l'édition du journal l'Anjou agricole au format papier et numérique
Accédez à tous les articles du site l'Anjou agricole
Ne manquez aucune information grâce à la newsletter d'actualités
L’accès aux dossiers thématiques
Une revue Réussir spécialisée par mois