Aller au contenu principal

Lait
La FDL à la rencontre des producteurs

La Fédération départementale laitière a organisé trois réunions cette semaine, à Segré, Beaufort-en-Vallée et La Poitevinière. Près de 150 éleveurs y ont participé.

La réunion de La Poitevinière a largement mobilisé, mercredi 29 janvier.
La réunion de La Poitevinière a largement mobilisé, mercredi 29 janvier.
© AA

Les producteurs de lait du Maine-et-Loire ont été à la pointe du combat sur le prix du lait d’octobre au 19 décembre, jour de la négociation avec Lactalis. La FDL voulait faire le point avec eux sur leur vision des choses. Leurs revendications sont-elles satisfaites ? Mais aussi quelles sont les perspectives de prix pour 2014 ? Unanimement, les producteurs regrettent le comportement des entreprises qui remettent en cause la formation du prix alors que ce sont ces mêmes entreprises qui ont émis le souhait d’un prix du lait en relation avec le marché et l’ont inscrit dans leurs contrats, ou leurs règlements intérieurs pour les coopératives. Les responsables de la FDL ont relevé que malgré un léger rattrapage sur décembre, Lactalis avait un prix moyen 2013 de 4 euros inférieur à la concurrence, ce qui était inacceptable. Toutefois, ils constatent qu’en janvier l’entreprise est revenue à un prix conforme aux indicateurs économiques alors que les coopératives, elles, ont décidé d’un prix sans aucun lien avec le marché. Ils appellent leurs collègues  à la vigilance quant aux risques de dérapage et préviennent qu’ils renouvelleront leur mobilisation sur les entreprises qui dérogeront à la logique économique. Leurs arguments reposent essentiellement sur des marchés extrêmement favorables au niveau mondial avec une valorisation beurre/poudre à 400 /1 000 litres et un prix en Allemagne très supérieur au prix français, + 50 /1 000 litres en novembre et près de + 20 en prix moyen annuel.


Revenir à une logique économique

Les producteurs rappellent que ce sont les entreprises qui ont voulu se comparer au prix allemand et ne pas avoir un écart supérieur à 10 maximum. La FDL demande aux entreprises de revenir à une logique économique et non à une gestion à la petite semaine. Les marchés devraient permettre un prix moyen 2014 proche de 365 à 375 euros/ 1 000 litres.

Les responsables professionnels ont aussi évoqué le durcissement de la réglementation des “hors normes cellules”. Cette règle européenne qui concerne les producteurs livrant du lait à + de 400 000 cellules peut entraîner des arrêts de collecte extrêmement pénalisants. Or, les volumes supplémentaires à produire conduisent les producteurs à moins réformer les vaches et entraînent une augmentation des taux cellulaires.

 


Sylvain Daury

Sous-titre
Vous êtes abonné(e)
Titre
IDENTIFIEZ-VOUS
Body
Connectez-vous à votre compte pour profiter de votre abonnement
Sous-titre
Vous n'êtes pas abonné(e)
Titre
Créez un compte
Body
Choisissez votre formule et créez votre compte pour accéder à tout l'Anjou Agricole.

Les plus lus

Sylvain et Coralie Morfoise élèvent des vaches laitières à Segré-en-Anjou Bleu (Saint-Sauveur de Flée), dans un système pâturant. 
Un élevage familial à découvrir avec JA

Le dimanche 14 juin, le Gaec Morfoise accueillera la 6ème édition de l'événement Fermes en fête*, organisé par Jeunes…

Joël Chenuau dispose d'une réserve tampon pour l'irrigation de ses cultures.
Aubance : la gestion collective volontaire se met en place
37 exploitations situées dans le bassin versant de l'Aubance se lancent cette année dans la gestion collective de l'irrigation. L…
Sur le volet investissements, les types de projets éligibles sont : rénovation de réseaux d'irrigation, création de réserves, stockage d'eau ou encore réutilisation d'eaux usées traitées à des fins agricoles.
Le Fonds hydraulique agricole 2026 se déploie en Pays de la Loire
Le Fonds hydraulique agricole vise à accompagner la mise en œuvre de projets favorisant l'accès à l'eau pour les exploitations…
François Becquet conduit un double troupeau de cervidés (35 mères) et de bovins à l'engraissement (110 animaux à l'herbe ) sur une SAU de 90 ha. Il emploie six salariés pour la transformation au labo et la commercialisation de la viande sur l'exploitation et les marchés de producteurs de Verrières-en-Anjou et la ferme angevine. 
Il s'est formé pour repérer les signes
D'un système engraisseur pur, François Becquet fait naître aujourd'hui une vingtaine de veaux sur son exploitation, à Baugé-en-…
Gilles Paré, agriculteur à Beaufort-en-Anjou, a implanté une bande fleurie d'une quinzaine d'espèces en bordure d'une de ses parcelles.
Vertus d'une bande fleurie

Gilles Paré, agriculteur à Beaufort en Anjou, a semé une bande enherbée le long d'une de ses parcelles. Une mise en place qui…

Jean Luc Mary apprécie aussi bien la production que la vinification ou le commerce du vin. Au 22 mai, la vigne commence à fleurir à Saumur.
"Je m'arrête sans connaître 
le montant de ma retraite"
Viticulteur à Saumur, Jean-Luc Mary prendra sa retraite le 1er août. Il  bénéficiera de la revalorisation liée à la prise en…
Publicité
Titre
Je m'abonne
Body
A partir de 205€/an
Liste à puce
Consulter l'édition du journal l'Anjou agricole au format papier et numérique
Accédez à tous les articles du site l'Anjou agricole
Ne manquez aucune information grâce à la newsletter d'actualités
L’accès aux dossiers thématiques
Une revue Réussir spécialisée par mois