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Syndical
La FDSEA a rencontré des élus

Loi de modernisation agricole, emploi et retraites étaient le menu copieux proposé aux parlementaires.

Dans une période de turbulence économique et de solidarité européenne difficile à trouver (les députés étaient appelés à voter l’aide à la Grèce dans les heures qui suivaient l’entretien) mais aussi dans un contexte agricole tendu, même si les travaux des champs semblent la première préoccupation du moment - la crise agricole est toujours là - le débat a été dense et studieux entre les six parlementaires et le bureau de la FDSEA.
Jean-Paul Piet, secrétaire général de la FDSEA a insisté sur le contexte économique difficile de presque toutes les filières de production et a appelé de ses vœux de nouveaux soutiens et des réductions de charges pour passer le cap. Au delà du conjoncturel, il a invité les élus à
travailler afin de donner aux producteurs les outils nécessaires pour construire un nouveau schéma économique puisque l’Europe a choisi de se désengager de la gestion des marchés.
Anne Gautier, chargée de l’emploi a, a nouveau, dénoncé les distorsions de concurrences sur les charges de main-d’œuvre au sein de l’Europe et a demandé que les réductions de charges accordées aux emplois saisonniers soient étendues à tous les emplois agricoles. Évoquant les retraites, elle a rappelé la revendication très ancienne d’une retraite minimale à 75 % du Smic et a demandé que la pénibilité du travail soit reconnue dans la réforme actuellement en débat sur les retraites.
Jean-Marc Lézé, vice-président de la FDSEA, a évoqué la LMA sur laquelle le syndicalisme porte beaucoup d’attention. « Cette loi doit corriger les excès de la LME qui a donné trop de pouvoir aux distributeurs, sans contrepartie et sans protection du maillon le plus faible, la production. Elle doit aussi donner aux filières et aux producteurs le droit de s’organiser sans se faire reprocher des attitudes anticoncurrentielles. Elle doit enfin protéger le foncier agricole », a-t-il martelé.
Afin d’être très concrets, les responsables professionnels ont proposé des amendements au projet de loi aux quatre députés (Gilles Bourdouleix, Paul Jeanneteau, Marc Laffineur -représenté par Joseph Bossé- et Jean-Charles Taugourdeau) et deux sénateurs (Christian Gaudin et Daniel Raoult) présents. Alain Cholet, président de la Fédération laitière, a présenté les amendements concernant les interprofessions, l’organisation des producteurs et la contractualisation. François Beaupère a, lui, évoqué les amendements sur le contrôle des structures et la gestion du foncier agricole.
Enfin, au nom de Jeunes agriculteurs, Frédéric Vincent, le président départemental, a souhaité que soit ajouté au projet de loi un volet “Faciliter l’installation et le renouvellement des générations” qui apparaît comme un enjeu d’avenir pour l’agriculture. Il a demandé que la loi inscrive « dans le marbre » une politique d’installation et une dynamique de transmission.

SYLVAIN DAURY
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