Aller au contenu principal

Élevage
La fièvre catarrhale ovine explose en France : tous les éleveurs sont concernés

Depuis août 2006, le nord-est de la France et les pays frontaliers sont touchés par la fièvre catarrhale ovine. Depuis juillet 2007, la maladie se propage de manière explosive.

Situation en France au 13 septembre
Situation en France au 13 septembre
© AA
De puis l’année dernière, le nord-est de la France, la Belgique, les Pays-Bas, l’Allemagne et le Luxembourg sont touchés par la fièvre catarrhale ovine.
Depuis fin juillet 2007, la maladie s’est propagée de manière explosive : 128 cas confirmés en France au 3 septembre, 549 au 14 septembre, et plusieurs dizaines de suspicions en cours. Dans le Grand Ouest, le Calvados, l’Orne viennent d’être concernés par les mesures de restriction. Cette maladie virale, non transmissible à l’homme, affecte les ovins, les bovins et les caprins. Elle est transmise aux animaux par des moucherons piqueurs.
Les signes d’alerte : Chez les bovins, les symptômes les plus fréquemment rencontrés sont : fièvre durant 24 à 48 heures, abattement, photosensibilisation, congestion puis des croûtes sur le nez et la bouche, hypersalivation, jetage, irritation et présence de croûtes sur les trayons, douleurs à la traite, rejet des veaux, symptômes oculaires (conjonctivite, larmoiement), troubles locomoteurs (boiteries, œdème des membres). Assez souvent fortes chutes de lait associées, avortements.
Chez les ovins, les symptômes les plus fréquemment rencontrés sont : fièvre, abattement, ulcères buccaux et naseaux, l’hypersalivation, jetage, œdème de la face, anorexie, boiteries. Dans les cas aigus, de la mortalité peut être observée, et peut concerner 40 % des ovins présentant des signes cliniques.
Attention, les signes ne sont pas forcément tous présents, ni sur un animal donné, ni parfois au sein d’un même troupeau touché. Dans le doute, un seul symptôme de ce type doit immédiatement conduire à appeler son vétérinaire sanitaire.

Les conséquences économiques et commerciales : la fièvre catarrhale ovine a des conséquences économiques majeures dans les régions touchées, tant en terme de santé animale que de répercussions sur les échanges commerciaux.Les symptômes cliniques sont plus marqués cette année avec notamment des baisses de production laitière, des avortements et, chez les ovins, de la mortalité. Aussi, pour
éviter la diffusion de la maladie, la réglementation impose des restrictions fortes de la circulation des animaux, des semences, des embryons et des ovules :
- Dans un rayon de 20 km autour du foyer, est institué un périmètre interdit (PI). C’est à ce niveau que les contraintes sont les plus importantes.
- Dans un rayon entre 20 et 150 km autour du foyer, une zone de protection puis une zone de surveillanc sont instituées.
Les mouvements vers une zone de statut plus favorable font l’objet de dérogations, exigeant dans la plupart des cas une désinsectisation et des dépistages sérologiques préalables au mouvement.
Par ailleurs, les animaux des zones réglementées ne peuvent plus être exportés vers des pays non touchés par le même sérotype 8 de la maladie, l’Italie par exemple pour les broutards, mais uniquement actuellement vers des pays déjà infectés (Allemagne, Belgique, Pays-Bas, Luxembourg).

La prévention : la fièvre catarrhale est une maladie vectorielle, c’est-à-dire qu’elle ne se transmet que par l’intermédiaire d’un insecte, bien particulier, un moucheron piqueur de l’espèce Culicoïdes. En l’absence de vaccin, la seule mesure applicable est de désinsectiser les animaux, et éventuellement les locaux. Les
produits à base de pyréthrinoïdes sont le plus souvent indiqués.
Il faut être extrêmement draconien sur les  achats d’animaux, vérifier leur provenance. Aucun bovin ne doit provenir de périmètres interdits, qui évoluent chaque semaine. Il faut mettre en œuvre ces mesures de prévention pour empêcher ou limiter le plus possible l’arrivée de la maladie.
En avril dernier, la solidarité des GDS a permis de réunir 1,4 M d’€ destinés aux éleveurs (adhérents GDS) des zones touchées. La FNGDS vient de constituer une Caisse de solidarité santé animale, pour pérenniser une telle mutualisation de pertes sanitaires.  

Contact GDS : nouveau n° de téléphone : 02 41 33 61 01.
Sous-titre
Vous êtes abonné(e)
Titre
IDENTIFIEZ-VOUS
Body
Connectez-vous à votre compte pour profiter de votre abonnement
Sous-titre
Vous n'êtes pas abonné(e)
Titre
Créez un compte
Body
Choisissez votre formule et créez votre compte pour accéder à tout l'Anjou Agricole.

Les plus lus

Premiers semis de printemps dans une ambiance fraîche
Les implantations de maïs et de tournesol ont démarré dans certaines zones du département. à l’Ouest d’Angers, le combiné de…
« J'ai adoré le parcours à l'installation »
Lison Lorre s'est installée au 1er janvier 2019, à l'âge de 22 ans, au sein d'une ferme caprine, l'EARL Chèvretheil à Saint-…
Les agriculteurs appellent à la mobilisation des surfaces en herbe
Depuis deux mois, les précipitations ont été rares en Anjou. La météo a surtout été marquée par une succession de températures au…
Pour sa première visite, Christelle Morançais choisit l’agriculture
Christelle Morançais et toute son équipe se sont rendus mardi 11 mai dans une ferme en démarche “Bas carbone”.
Gel : demande de calamités agricoles en cours
Dès la survenance du coup de gel, les responsables agricoles du département ont pris contact avec les services de l’État. Une…
4 heures pour se régaler d’herbe fraîche
L’EARL Caprimesnil, à Montreuil-Juigné, mène son troupeau de 250 chèvres au pré, principalement l’après-midi.  
Publicité
Titre
Je m'abonne
Body
A partir de 9.90€/mois
Liste à puce
Accédez à tous les articles du site l'Anjou agricole
Consulter l'édition du journal l'Anjou agricole au format numérique
Ne manquez aucune information grâce à la newsletter d'actualités