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Carburants
La FNSEA demande une rencontre de travail au ministre

Interview de Dominique Barrau, secrétaire général de la FNSEA.

Les agriculteurs sont concernés par l'augmentation du prix des carburants mais aussi par celle de tous les dérivés du pétrole, engrais, plastiques...
Les agriculteurs sont concernés par l'augmentation du prix des carburants mais aussi par celle de tous les dérivés du pétrole, engrais, plastiques...
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La grogne monte sur le terrain face à l'augmentation du prix des carburants. Les agriculteurs sont-ils aussi frappés que les pêcheurs ?

Dominique Barrau : Nous comprenons la démarche des pêcheurs qui utilisent beaucoup de carburants et sont fortement pénalisés par la hausse vertigineuse du prix du combustible. Nous les soutenons dans leurs revendications. Rappelons que les agriculteurs sont non seulement concernés par l'augmentation du prix des carburants mais aussi par celle de tous les dérivés du pétrole, engrais, plastiques... qu'ils utilisent quotidiennement et qui grèvent lourdement les comptes des exploitations.

Quelles sont vos revendications pour faire face à la hausse des charges ?
Le gouvernement doit prendre en compte cette nouvelle donne. Comme nous l'avions demandé au congrès de la FNSEA à Nantes, l'exonération de la TIPP sur le gazole et le fuel lourd, ainsi que celui de la taxe intérieure sur la consommation de gaz naturel doivent être reconduites en 2008. Mais cela n'est pas suffisant pour amortir la hausse des produits dérivés du pétrole. Face à ce contexte, il nous faut un plan général de baisse de charges ; à titre d'exemple, l'exonération de la taxe sur le foncier non bâti de 20 % doit être amplifiée. Nous demandons qu'elle soit portée à 100 %, de façon à réduire significativement les charges. Si nous voulons rester compétitifs, cette piste est à explorer sincèrement et utilement.

Le renchérissement du prix du pétrole est inscrit dans la durée. Ces aides sont-elles suffisantes pour maîtriser le coût de l'énergie ?
Il faut faire face d'abord à des situations d'urgence. À plus long terme bien entendu, une réflexion doit s'engager sur la maîtrise des coûts énergétiques. Car le prix du pétrole risque de s'inscrire sur une tendance haussière. C'est la raison pour laquelle je demande au ministre de l'Agriculture de convoquer une réunion pour jeter les bases d'une nouvelle approche de la consommation énergétique dans nos exploitations. Par exemple réfléchir à un carburant professionnel. Comment les agriculteurs peuvent-ils s'inscrire dans la démarche énergétique renouvelable, diversifier leurs sources d'approvisionnement, procéder à des diagnostics énergétiques et faire des économies ? Le chantier est immense et passionnant. Les réflexions engagées sur le bilan énergétique des exploitations dans le cadre du Grenelle de l'environnement doivent aboutir rapidement à des mesures concrètes.

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