Aller au contenu principal

Assemblée nationale
La loi sur les troubles de voisinage adoptée

Après une large adoption au Sénat, l'Assemblée nationale a adopté le 8 avril en dernière lecture la proposition de loi portée par la députée Nicole Le Peih, (Renaissance, Morbihan). Elle devrait être prochainement promulguée par le président de la République, et intégrer le code civil.

Le texte vise à mieux encadrer les conflits entre les nouveaux arrivants dans le monde rural et les agriculteurs.
Le texte vise à mieux encadrer les conflits entre les nouveaux arrivants dans le monde rural et les agriculteurs.
© © S. Leitenberger

Le texte était attendu par le monde rural, excédé des recours intempestifs de nombreux riverains ne supportant plus les bruits et les odeurs engendrés par les activités agricoles. Les députés l'ont adopté par 46 voix pour contre 7. Le texte vise à mieux encadrer les conflits entre les nouveaux arrivants dans le monde rural et les agriculteurs, en protégeant ces derniers. Désormais, les recours seront plus compliqués, car la loi verrouille le droit d'antériorité. En clair, il sera impossible pour un nouveau voisin de faire condamner un agriculteur dont les vaches meuglent depuis plusieurs années ou dont les odeurs d'un élevage de volailles l'indisposent aussi depuis plusieurs années. Cette règle vaut également quand les « nuisances » résultent d'une mise aux normes postérieure à l'installation. Cependant, elle n'est pas rétroactive.

Les agriculteurs ont en tête le cas de Vincent Verschuere condamné à payer 106 000 euros de dommages et intérêts pour « troubles anormaux du voisinage » malgré un projet d'extension d'exploitation réalisé dans les règles. Interrogé le 9 avril sur RTL, il s'est déclaré très satisfait de cette nouvelle même si elle arrive trop tard pour lui.

« On doit l'accepter telle qu'elle est »

L'esprit de cette loi est d'instaurer un équilibre entre la liberté d'entreprendre et celle de jouir tranquillement de son bien. Il est de faire comprendre aux néoruraux que la campagne est un lieu d'activités vivant dans lequel des activités économiques, notamment agricoles, doivent pouvoir être exercées. Lors de leurs différentes interventions pendant la crise agricole, le Premier ministre Gabriel Attal et le ministre de l'Agriculture, Marc Fesneau, avaient défendu ce texte. Le Garde des Sceaux, Eric Dupont-Moretti avait, sur le Salon de l'agriculture en 2023, exprimé son intention de renforcer la protection de l'activité agricole face aux risques de conflits de voisinage en intégrant un nouveau dispositif dans le code civil. « Si l'on choisit la campagne, on doit l'accepter telle qu'elle est, c'est-à-dire avec les gens qui travaillent et qui la font vivre » ont-ils tous indiqué en substance.

Sous-titre
Vous êtes abonné(e)
Titre
IDENTIFIEZ-VOUS
Body
Connectez-vous à votre compte pour profiter de votre abonnement
Sous-titre
Vous n'êtes pas abonné(e)
Titre
Créez un compte
Body
Choisissez votre formule et créez votre compte pour accéder à tout l'Anjou Agricole.

Les plus lus

Sylvain et Coralie Morfoise élèvent des vaches laitières à Segré-en-Anjou Bleu (Saint-Sauveur de Flée), dans un système pâturant. 
Un élevage familial à découvrir avec JA

Le dimanche 14 juin, le Gaec Morfoise accueillera la 6ème édition de l'événement Fermes en fête*, organisé par Jeunes…

Joël Chenuau dispose d'une réserve tampon pour l'irrigation de ses cultures.
Aubance : la gestion collective volontaire se met en place
37 exploitations situées dans le bassin versant de l'Aubance se lancent cette année dans la gestion collective de l'irrigation. L…
Sur le volet investissements, les types de projets éligibles sont : rénovation de réseaux d'irrigation, création de réserves, stockage d'eau ou encore réutilisation d'eaux usées traitées à des fins agricoles.
Le Fonds hydraulique agricole 2026 se déploie en Pays de la Loire
Le Fonds hydraulique agricole vise à accompagner la mise en œuvre de projets favorisant l'accès à l'eau pour les exploitations…
François Becquet conduit un double troupeau de cervidés (35 mères) et de bovins à l'engraissement (110 animaux à l'herbe ) sur une SAU de 90 ha. Il emploie six salariés pour la transformation au labo et la commercialisation de la viande sur l'exploitation et les marchés de producteurs de Verrières-en-Anjou et la ferme angevine. 
Il s'est formé pour repérer les signes
D'un système engraisseur pur, François Becquet fait naître aujourd'hui une vingtaine de veaux sur son exploitation, à Baugé-en-…
Gilles Paré, agriculteur à Beaufort-en-Anjou, a implanté une bande fleurie d'une quinzaine d'espèces en bordure d'une de ses parcelles.
Vertus d'une bande fleurie

Gilles Paré, agriculteur à Beaufort en Anjou, a semé une bande enherbée le long d'une de ses parcelles. Une mise en place qui…

Jean Luc Mary apprécie aussi bien la production que la vinification ou le commerce du vin. Au 22 mai, la vigne commence à fleurir à Saumur.
"Je m'arrête sans connaître 
le montant de ma retraite"
Viticulteur à Saumur, Jean-Luc Mary prendra sa retraite le 1er août. Il  bénéficiera de la revalorisation liée à la prise en…
Publicité
Titre
Je m'abonne
Body
A partir de 205€/an
Liste à puce
Consulter l'édition du journal l'Anjou agricole au format papier et numérique
Accédez à tous les articles du site l'Anjou agricole
Ne manquez aucune information grâce à la newsletter d'actualités
L’accès aux dossiers thématiques
Une revue Réussir spécialisée par mois