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FDSEA
La nécessaire réorganisation des filières agricoles

L’assemblée générale du 4 février, à Chemillé, reviendra sur l’organisation des filières et la valorisation des productions. Avec Philippe Mangin, président de Coop de France. ­

La réorganisation ne devra pas se faire au détriment du producteur et de son revenu, souligne la FDSEA. 
La réorganisation ne devra pas se faire au détriment du producteur et de son revenu, souligne la FDSEA. 
© AA

Le premier conseil d’administration de l’année s’est placé d’entrée dans la perspective du prochain grand rendez-vous que fixe la FDSEA à ses adhérents : l’assemblée générale, qui aura lieu dans moins d’un mois. C’est en effet le 4 février que se tiendra cette rencontre annuelle, au Théâtre-foirail de Chemillé, au terme de trente-trois réunions qui se seront déroulées, tout au long du mois de janvier, dans les cantons. Cette assemblée aura comme invité Philippe Mangin, le président de Coop de France. Le thème : “S'organiser mieux pour valoriser plus” constitue la poursuite des réflexions engagées, notamment en 2008. Fort de la conviction que plus que jamais, c’est le marché, et donc la valorisation des produits – quel que soit le mode de commercialisation - qui doit faire le revenu des agriculteurs, le rapport d’orientation s’inscrit aussi dans la suite logique développée lors du congrès de la FNSEA, qui s’est tenu à Nantes au printemps dernier. C’est donc à la fois une réflexion sur la place et l’implication de la production dans la filière qui est abordée, mais aussi une démarche pédagogique : « Est-ce que tout le monde, sur le terrain, a bien perçu ces nouveaux enjeux ? », interroge Jean-Marc Lézé, vice-président de la FDSEA. Il faudra aussi, ajoute-t-il, que les agriculteurs se gardent de succomber aux « sirènes démagogiques qui préfèrent se cantonner dans la critique systématique ».

Un rapport d’orientation lucide et responsable
Ce rapport d’orientation se veut donc à la fois lucide et responsable. Lucide, parce l’enjeu du développement durable, l’ouverture des marchés et sa prévalence face à une Pac et une Union européenne revisitées par le libéralisme – la tendance instillée par la nouvelle présidence européenne de la République tchèque est un exemple (voir page 4) -, mais aussi l’impact que jouera la dérégulation, la réalité de la volatilité des prix et du désengagement des pouvoirs publics, le poids croissant de la grande distribution, les regroupements dans la filière… sont autant de réalités qu’il serait coupable ou dramatique d’occulter. Ni fatalisme ou déterminisme pour autant, mais une invitation pour tous les agriculteurs à être présents à tous les niveaux de la filière, à être les acteurs de leur avenir, en prenant appui sur les opportunités qui se dégagent : le double enjeu de l’alimentation et de l’énergie, la place laissée à une régulation plus concertée, la pertinence de la contractualisation… Le débat n’échappera pas à une réflexion à mener sur les modes de gouvernance des outils de transformation, en particulier dans les coopératives au moment où les regroupements s’amplifient.

Une stratégie gagnant-gagnant
S’il est important de s’organiser face à la concentration de la grande distribution, cette réorganisation ne devra pas se faire au détriment du producteur et de son revenu, estiment les responsables agricoles. Autant dire que la réflexion devrait aller plus loin qu’une simple préconisation de rapport de force binaire mais aura pour ambition d’élaborer une stratégie gagnant-gagnant. Pour développer les pistes de travail déjà esquissées, un questionnaire a été préparé qui permettra, au niveau de chaque section, de dresser l’inventaire des différents modes d’organisation, de mesurer la perception que chacun en a, d’en évaluer les atouts, les faiblesses et les marges de progrès. Résultat, le 4 février.

m.l.-r.

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