Aller au contenu principal

La Petite angevine veut plus que jamais séduire

Indissociable des courses hippiques de Beaupréau, la 166e édition de la Petite Angevine se déroulera lundi 26 août, comme à son habitude sur l'hippodrome de la Prée. Animations et nouveautés en perspective...

Philippe Belliard, président de la Société des courses hippiques de Beaupréau, président du comité d'organisation de la Petite Angevine.
Philippe Belliard, président de la Société des courses hippiques de Beaupréau, président du comité d'organisation de la Petite Angevine.
© AA

La séculaire foire de la Petite Angevine, rendez-vous agricole et commercial de plein air, est attendue de tous lundi prochain. « Elle est devenue, au fil des décennies, la première foire de France tenue sur un jour, tient à rappeler Philippe Belliard, président de la Société des courses hippiques de Beaupréau, qui tout jeune avait déjà l'habitude de se rendre sur ce type d'événement populaire. La date est calendaire pour les Bellopratains et leur famille. Elle est un symbole de rentrée des classes, de rentrée sociale, économique, politique... » Et de se souvenir que « dans le temps, on disait même en parlant d'une chose à faire, qu'elle attendra après les courses... ».

Savoir se renouveler
Mais pour celui qui préside depuis 20 ans le comité de la Petite Angevine (membre depuis 30 ans), maintenir le haut niveau de fréquentation de la foire - entre 35 000 et 40 000 visiteurs/jour, près de 450 exposants - et sa notoriété dans tout l'Ouest n'est pas chose aisée. Autrefois événement commercial majeur de la rentrée - dans les années 60 à 90, on y faisait ses courses scolaires ! -, la
Petite Angevine a vu au fil des années le tissu commercial muter totalement. Avec l'avènement des supermarchés d'abord, puis du e-commerce ensuite. Si les anciens prennent encore beaucoup de plaisir à venir à la Petite Angevine, pour la promenade notamment, la jeunesse se fait plus rare et l'achat n'est plus une priorité. Le visiteur prend des contacts avec l'exposant, et l'affaire se conclut plus tard. « Il faut donc savoir se renouveler, sinon les gens se lassent, admet
Philippe Belliard qui relève aussi cette baisse d'engouement sur les dernières éditions. Et pour celui qui dans la vie active dirige une entreprise de matériaux de construction, les décisions prises sont radicales. « Il faut savoir prendre les choses en main pour inverser la courbe et faire revenir l'activité commerciale », martèle-t-il. Le comité d'organisation opte alors pour une évolution du concept de la foire, mais également pour un changement d'appellation. En cette fin août, le week-end de la Petite Angevine comportera deux jours de courses hippiques et, lundi, "la Féria made in Mauges".

Changement concerté
A l'invitation de la Société des courses, organisatrice de l'événement, acteurs économiques, politiques, associatifs, sportifs et culturels se sont donc mis autour de la table. « Ce genre de foire sur un jour complet, en plein air, associe l'agricole, le commerce, l'industrie et les services. On ne voit cela nulle part ailleurs, il est important de maintenir ce lien », réaffirme le président. Un lien qui s'étoffe cette année avec la mise en place d'un partenariat avec les nouvelles communes, faisant évoluer le périmètre de communication à l'échelle de l'agglomération Mauges
Communauté. « La nouvelle appellation correspond au symbole d'un territoire entier, dans lequel toutes les communes se retrouvent. C'est désormais la vitrine des Mauges ! », se réjouit Philippe Belliard.

Pour parfaire « le lifting de cette vieille dame », les organisateurs ont aussi renouvelé l'offre faite aux badauds. « Nous avons fait évoluer sur la Prée la capacité de restauration, sous-évaluée par rapport au nombre de visiteurs. Une grande tablée est notamment prévue », indique le président qui rappelle l'esprit festif du lieu, avec la programmation de concerts autour de cette « guinguette géante ». Le savoir-faire des Mauges sera également mis en valeur le jour de la foire au travers d'un job dating, « durant lequel les entreprises pourront exposer leurs activités pour susciter des vocations, voire recruter ».

Sous-titre
Vous êtes abonné(e)
Titre
IDENTIFIEZ-VOUS
Body
Connectez-vous à votre compte pour profiter de votre abonnement
Sous-titre
Vous n'êtes pas abonné(e)
Titre
Créez un compte
Body
Choisissez votre formule et créez votre compte pour accéder à tout l'Anjou Agricole.

Les plus lus

Aux petits soins des chevrettes et chevreaux
En pleine période de mises bas, le Gaec Hérissé ne chôme pas. Les éleveurs s’attèlent à soigner les chevrettes d’aujourd’hui qui…
"Nous Paysans", un documentaire qui fait du bien
Le 23 février à 21h05, France 2 a diffusé un documentaire dirigé par le réalisateur Fabien Beziat et la journaliste Agnès Poirier…
L’expression du ras-le-bol
La FDSEA et les JA donnaient une conférence de presse mercredi au Louroux-Béconnais sur le thème des négociations commerciales,…
Les producteurs d'œufs mettent la pression
Environ 150 agriculteurs ont vidé le rayon oeufs d’un Auchan et ont distribué leurs propres oeufs aux clients pour dénoncer le…
Des animaux qui pâturent tout l’hiver
A la Ferme expérimentale bio de Thorigné-d’Anjou, une vingtaine d’animaux, bœufs en croissance et génisses pleines, sont à l’…
Litière : le Gaec des Futaies se la joue fine
Alternative à la paille broyée, la fine de bois est utilisée comme asséchant dans les logettes des vaches laitières bio du Gaec…
Publicité
Titre
Je m'abonne
Body
A partir de 9.90€/mois
Liste à puce
Accédez à tous les articles du site l'Anjou agricole
Consulter l'édition du journal l'Anjou agricole au format numérique
Ne manquez aucune information grâce à la newsletter d'actualités