Aller au contenu principal

Pac
La réforme de la Pac et l’agriculture de l’Ouest

Les organisations agricoles du Grand Ouest travaillent sur la future Pac post 2013.

Dans l’ouest, les zones d’élevages pourraient être impactées de façon significatives par la réforme de la Pac.
Dans l’ouest, les zones d’élevages pourraient être impactées de façon significatives par la réforme de la Pac.
© AA

La Pac 2014-2020 pourrait voir des changements très importants dans la répartition des aides directes et impacter fortement l’agriculture. Les FRSEA, Jeunes agriculteurs et Chambres régionales d’agriculture de Pays de la Loire, Bretagne et Normandie ont donc décidé  de mener une réflexion commune pour analyser le contenu de la réforme, et faire des propositions. Une première rencontre s’était tenue en février 2012 ; le 2 juillet s’est déroulé la 2e rencontre dans cette configuration.
Le premier sujet qui s’invite dans les discussions, quand il s’agit de la future Pac post 2013, est la répartition des soutiens directs : quel est l’effet de la convergence nationale ? La convergence sera-t-elle nationale ou régionale, ou basée sur d’autres critères ? Certaines aides seront-elles encore couplées demain, comme la PMTVA ou la prime à la brebis d’aujourd’hui ? Ce qui apparait très clairement, c’est que l’effet de la convergence est particulièrement fort pour les zones d’élevage intensives ou semi intensives : “les zones de France qui ont le plus installé sont aussi celles qui ont intensifié pour dégager du revenu sur des surfaces plus restreintes, explique Laurent Kerlir, président de la FRSEA Ouest. Ce sont aujourd’hui les zones qui ont des aides Pac à l’hectare les plus élevées, notamment dans les systèmes laitiers ou naisseurs engraisseurs de l’Ouest ; ce sont donc ces systèmes qui pourraient perdre le plus”. “Nous allons interpeler les députés européens”, présente Christiane Lambert, 1ère vice présidente de la FNSEA. “Le Parlement européen est en train d’examiner les propositions de modification de la future Pac et a un rôle accru puisqu’il est désormais co-décisionnaire de la Pac. Nous voulons que les députés prennent en compte les zones d’élevage denses en imaginant des mécanismes innovants. L’élevage, c’est la richesse  de nos territoires ruraux ; il est indispensable de le préserver”.
D’autres sujets liés à la Pac post 2013 sont également essentiels pour l’avenir économique de l’agriculture de l’Ouest. C’est le cas du volet  “organisation économique des producteurs”. “Le droit de la concurrence européen actuel nous contraint trop fortement, explique Joël Limouzin, président de la FRSEA Pays de la Loire. Nous avons obtenu, en lait, une dérogation au droit de la concurrence qui permet à notre interprofession et à nos organisations de producteurs de travailler sereinement. Nous demandons que cette ouverture s’applique également aux autres productions. Un parlementaire européen français, Michel Dantin, reprend cette proposition à travers un rapport sur la future Pac ; nous soutenons ce rapport et allons le dire aux parlementaires européens”. 
Ce travail prospectif du Grand Ouest de la France se poursuivra tout au long de la période de négociation de la future Pac. Le contenu de la Pac dépendra beaucoup du budget global de l’Union européenne. Or ce budget n’est pas encore décidé : il aurait du être débattu lors du sommet des chefs d’Etat de juin 2012 mais a été repoussé à décembre 2012, compte tenu de la crise financière européenne. L’application de la future Pac en sera-t-elle repoussée également ? C’est une hypothèse possible mais il est trop tôt pour l’affirmer.

Jean-PaulGoutines - FRSEA
Sous-titre
Vous êtes abonné(e)
Titre
IDENTIFIEZ-VOUS
Body
Connectez-vous à votre compte pour profiter de votre abonnement
Sous-titre
Vous n'êtes pas abonné(e)
Titre
Créez un compte
Body
Choisissez votre formule et créez votre compte pour accéder à tout l'Anjou Agricole.

Les plus lus

Face à des rendements catastrophiques, de nombreux éleveurs se trouvent contraints d'acheter des fourrages.
Le préfet réunit la cellule de crise
François Pesneau, préfet de Maine-et-Loire, a réuni, avec la Chambre d'agriculture, la cellule départementale sécheresse vendredi…
La vendange a commencé mercredi 19 août au Château du Fresne à Bellevigne en Layon (Faye d'Anjou). En haut à droite, un des associés, David Maugin. En-dessous, des baies flétries par le soleil. 
Une vendange très précoce et affectée par les canicules 
Des premières parcelles de vigne ont été vendangées dès le 6 août en Maine-et-Loire. Une vendange 2026 marquée par une très…
Anthony Audouin et Paul Raimbault, associés de l'EARL de la Gilière, commercialisent leurs fromages sous la marque Chevrettes des Mauges. 
Ils pérennisent l'élevage du patron

À Montrevault sur Èvre (Saint Quentin en Mauges), Paul Raimbault et Anthony Audouin ont repris l'élevage de leur ancien…

Rendez-vous les 29 et 30 août au concours inter-départemental blondes d'Aquitaine

Après un format restreint au territoire du Maine-et-Loire en 2025, le concours de la race blonde d'Aquitaine sera à nouveau…

Open génisses de la Petite Angevine : la race brune arrive sur le ring

L'open génisses organisé par Mauges Élevage Passion aura lieu dimanche 30 août, avec 53 animaux. La race brune remplacera la…

Malo Chanteux et Maud Antonin dans la chèvrerie en construction.
Une chèvrerie pensée pour demain

Installé en janvier 2026 à Segré-en-Anjou-Bleu, Malo Chanteux projette de conduire un cheptel de 500 chèvres laitières…

Publicité
Titre
Je m'abonne
Body
A partir de 205€/an
Liste à puce
Consulter l'édition du journal l'Anjou agricole au format papier et numérique
Accédez à tous les articles du site l'Anjou agricole
Ne manquez aucune information grâce à la newsletter d'actualités
L’accès aux dossiers thématiques
Une revue Réussir spécialisée par mois