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Agriculture
La Région soutient la transmission

Christelle Morançais, présidente de la Région Pays de la Loire a visité le Gaec La Batardière, jeudi 18 mars, à La Séguinière. L’occasion de réaffirmer son soutien à l’agriculture et d’évoquer le dossier de la transmission.

© Christelle Morançais, présidente de la Région Pays de la Loire a visité le Gaec La Batardière, jeudi 18 mars, à La Séguinière.

Le Gaec la Batardière rassemble 3 associés, les frères Fabien et Alexis Chauveau, et Romain Berson. équipée de
2 robots de traite, l’exploitation produit grâce à ses 120 vaches, 1 million de litres de lait commercialisés via la Laiterie Saint Denis de l’Hôtel (LSDH), sous l’étiquette “C’est qui le patron?!”. Le Gaec possède aussi deux poulaillers label. Pour valoriser ses effluents d’élevage, l’exploitation fait partie de la société SAS Bio-Méthane-Seg, qui injecte depuis 2017 du gaz dans le réseau local. C’est dans cette exploitation que s’est déplacée Christelle Morançais, la présidente de Région, la semaine dernière. Alors que la Région a voté un plan transmission, en décembre dernier, Christelle Morançais a insisté sur la nécessité de sensibiliser les jeunes aux métiers de l’agriculture. Elle a rappelé la présence à Cholet de l’Orientibus, outil de la Région, qui permet aux scolaires, dès le collège, de découvrir les métiers à travers la réalité virtuelle.
La sensibilisation passe aussi par l’accueil, dans les exploitations, de stagiaires et d’apprentis qui seront les actifs de demain. Le Gaec La Batardière forme actuellement un jeune de 2de pro Agroéquipement de la MFR de Chemillé. Petit-fils d’agriculteur, Jérémy Tesson se voit bien « s’installer un jour, mais pas tout seul, plutôt en société ».
Sylvie Rochais, agricultrice et conseillère municipale à Cholet, a affirmé la volonté de travailler sur la transmission. Les chiffres parlent d’eux-mêmes : « D’après une étude de la Chambre d’agriculture, sur 1 000 exploitants dans l’agglomération de Cholet, 280 ont plus de 55 ans. Ce qui représente 224 exploitations, sur 18 000 ha ». Pour l’agricultrice, c’est aussi en rémunérant mieux les agriculteurs que l’on fera naître des vocations. à cet égard, la non application de la loi Egalim est « un réel frein pour les reprises ».
S.H.

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