Aller au contenu principal

Vin
La rémunération des apporteurs en hausse aux Caves de la Loire

Une récolte 2012 en retrait, mais un chiffre d’affaires et des rémunérations en hausse. La coop a puisé dans les stocks.

Le développement passe, entre autres,  par l’innovation marketing. 
Bruno Prévot, directeur commercial de Loire Propriétés, présente ici le bib souple “Les caprices d’Ines”(rosé). Le bib souple ne représente aujourd’hui qu’1% du marché des bibs.
Le développement passe, entre autres, par l’innovation marketing.
Bruno Prévot, directeur commercial de Loire Propriétés, présente ici le bib souple “Les caprices d’Ines”(rosé). Le bib souple ne représente aujourd’hui qu’1% du marché des bibs.
© AA

Une année commerciale 2012-2013 sauvée par les stocks, pourrait-on résumer. Les Caves de la Loire* n’ont entré que 83 000 hectolitres lors de la petite vendange 2012, 10 000 de moins qu’en 2011. Mais la cave coopérative a réussi à mettre en marché 114 000 hectos. “Une performance rendue possible par une mise en vente de plus de 30 000 hectos de vins en stocks”, ont expliqué les responsables de la Cave, lors d’une conférence de presse le 20 février. Dans un contexte de prix à la hausse, le chiffre d’affaires augmente, lui, de 31 % par rapport à l’exercice précédent. Une performance qui se confirme dans l’ensemble du groupe Loire Propriétés auquel appartiennent les Caves de la Loire, et aujourd’hui en pleine croissance. Les vins sont mieux valorisés. “On se situe, en 2012-2013, sur un mix produit plus tourné vers des bouteilles et les bibs plutôt que le vrac”, précise Jérôme Lemasson, directeur du pôle vin de LP. Les AOC pèsent pour 90 % de l’activité du groupe qui vinifie, sur l’ensemble du Val de Loire, 227 000 hectos.

Résultat, les vignerons apporteurs de la Cave de la Loire ont bénéficié d’une meilleure valorisation des apports. La rémunération a augmenté de 400 000 euros, atteignant près de 8 millions d’euros, à surfaces quasi constantes.

Vignerons
développement durable

Une nouvelle prime Agriconfiance est aussi venue muscler la rémunération. Les viticulteurs ont tous été audités, et pour leur implication dans le développpement durable, ils touchent une prime qui peut s’élever jusqu’à 10 % du prix de base. Cette année, elle a été de 5,2 % en moyenne pour les vignerons des Caves de la Loire. La coopérative angevine est d’ailleurs la seule pour l’instant, avec les Caves de Rabelais, à être certifiée “Vignerons développement durable”.

Comparée aux prix de marché de l’ensemble des opérateurs Val de Loire, la rémunération aux Caves de la Loire pour le cabernet d’Anjou, produit phare, est supérieure de 7,2 euros/hectolitre.

La coop, et plus largement le groupe Loire Propriétés, développent les ventes en direction de plusieurs cibles. La GMS, avec notamment la création de marques et d’innovations comme la capsule à vis. L’export, où de nouveaux marchés s’ouvrent avec un premier conteneur livré en Chine.  Les circuits traditionnels, avec des gammes différenciées. Et un approvisionnement régulier pour le négoce.

Le travail sur la qualité est récompensé une nouvelle fois cette année par les Ligers au Salon des vins (douze médailles pour les Caves).

Mais les Caves auront-elles assez de volume pour fournir tous ces marchés ? La récolte 2013, un peu plus généreuse (91 000 hectolitres) est “encore insuffisante”, admet Jean-Michel Mignot, directeur général. Il manque de volumes disponibles, en rosés surtout. Un des défis de la coopérative est de réussir à fiabiliser les rendements des différentes appellations.

S.H.

 

 

*Les Caves de la Loire tenaient leur AG le 27 février à Faye-d’Anjou.
Sous-titre
Vous êtes abonné(e)
Titre
IDENTIFIEZ-VOUS
Body
Connectez-vous à votre compte pour profiter de votre abonnement
Sous-titre
Vous n'êtes pas abonné(e)
Titre
Créez un compte
Body
Choisissez votre formule et créez votre compte pour accéder à tout l'Anjou Agricole.

Les plus lus

Ces femmes et ces hommes qui croient en l'avenir de l'agriculture
Difficile de positiver après l'été 2026 que nous venons de traverser, et dont les conséquences s'étaleront probablement encore…
La ministre de l'Agriculture a visité la serre Maine du lycée du Fresne qui abrite la production de poinsettia et l'aspirateur à ravageurs. Auparavant, elle avait rencontré les élèves, dont la première promotion de bachelor, guidée par Sylvie Richard, directrice du lycée.
La ministre fait sa rentrée en Anjou
Le lycée du Fresne est l'un des 25 établissements de formation agricole à proposer le nouveau bachelor agro. La ministre de l…
Frédéric Sérusier, du CNPH-Piverdière, devant une haie replantée en Végétal local. Des classes de CM1-CM2 de La Ménitré ont participé à la plantation. 
Le végétal local,facteur de résilience 

Le CNPH-Piverdière, basé à La Ménitré, qui ouvre ses portes ce samedi 12 septembre, vient d'obtenir le label Végétal local.…

La Rouge des prés, le "couteau suisse" de l'élevage allaitant

Race allaitante en vedette au SPACE 2026 avec son concours national programmé le mardi 15 septembre après-midi, la Rouge des…

Le président, Marc-Henri Doyon, lors de l'inauguration du salon, mardi matin.
Comment planter demain?
Organisé à Angers tous les deux ans, le Salon du Végétal réunit les professionnels autour des enjeux de la filière, notamment…
Les poires sont pré-calibrées dans l'eau. Dès que 300 kg d'un même calibre sont rassemblés, les poires sont dirigées vers la sortie.
La Blottière dimensionne sa station pour la poire
Les vergers de la Blottière ont investi 21 millions d'€ pour transformer la station fruitière de Chemillé-en-Anjou en outil…
Publicité
Titre
Je m'abonne
Body
A partir de 205€/an
Liste à puce
Consulter l'édition du journal l'Anjou agricole au format papier et numérique
Accédez à tous les articles du site l'Anjou agricole
Ne manquez aucune information grâce à la newsletter d'actualités
L’accès aux dossiers thématiques
Une revue Réussir spécialisée par mois