Aller au contenu principal

Zone vulnérable
La révision de la zone vulnérable

L’est du département dans le viseur de la Commission européenne.

© AA

La directive Nitrates (91/ 676/CEE) impose aux États membres de surveiller leurs eaux et de définir celles atteintes, ou susceptibles de l'être, par la pollution par les nitrates à partir de sources agricoles. Toutes les zones connues sur leur territoire comme contribuant à la pollution sont intitulées vulnérables. Considérant que ni son programme d'action ni son zonage ne sont satisfaisants, la Commission européenne a assigné la France devant la Cour de justice le 27 février dernier, pour son incapacité à lutter contre la pollution des eaux par les nitrates.

L'attention est portée sur dix zones françaises
Pour la Commission européenne, le classement en zone vulnérable en France doit donc être révisé. Dix régions ont été particulièrement ciblées, dont l’est du Maine-et-Loire, d’après les données sur la qualité des eaux (voir carte). Pour répondre à l'Europe, la France a demandé aux administrations des territoires concernés de l'informer sur la pression agricole (en termes de fertilisation), sur la qualité des eaux superficielles et souterraines, mais aussi sur les programmes en cours.
Les services de l'État doivent préparer une proposition de révision avant la fin du premier semestre 2012. Il est ensuite demandé aux préfets coordinateurs de bassin (en l’occurrence celui du Centre) de prévoir une concertation sur les propositions de zones établies à partir des dernières données sur la qualité de l’eau. Fin 2012, les nouvelles zones seront désignées.

Marie Calmejane, FDSEA49 avec la participation de Romain Devaux, FDSEA72

Réaction de Pascal Laizé*

“La qualité de l’eau ne justifie pas d’étendre la zone vulnérable”

La FNSEA a été entendue par la France en 2011 sur sa demande de ne pas anticiper la révision des zonages. Mais aujourd'hui nous sommes au cœur du débat, et les enjeux sont cruciaux. Si la zone vulnérable s’élargissait à
l’ensemble du département, les exploitations d'élevage, y compris celles soumises au régime du Registre sanitaire départemental, seraient obligées de se mettre aux normes et de répondre aux mesures du prochain programme d’actions. Des adaptations seraient également nécessaires pour les cultures spécialisées (notamment avec des calendriers d’épandage contraints).
Nous considérons que l’évolution de la qualité de l’eau ne justifie pas d’étendre la zone vulnérable, et nous entendons porter ce message auprès des administrations. Hors zone vulnérable, seuls des points très localisés connaissent des teneurs en nitrates au-delà de la limite de 50 mg/l, et ils font l’objet de programmes locaux ciblés. Un rendez-vous est pris avec Pierre Bessin, le nouveau Directeur départemental des territoires pour lui présenter notre analyse et les conséquences potentielles d’une extension de la zone pour les agriculteurs. Dans des courriers envoyés aux préfets du département et du bassin, ainsi qu’à la Dréal, nous présentons les résultats qui justifient un maintien du zonage actuel. Il serait intolérable que, pour satisfaire la Commission européenne, la France prenne des décisions de classement incohérentes avec la situation sur le terrain.

* Président de la commission environnement-eau de la FDSEA.
Sous-titre
Vous êtes abonné(e)
Titre
IDENTIFIEZ-VOUS
Body
Connectez-vous à votre compte pour profiter de votre abonnement
Sous-titre
Vous n'êtes pas abonné(e)
Titre
Créez un compte
Body
Choisissez votre formule et créez votre compte pour accéder à tout l'Anjou Agricole.

Les plus lus

Des contrôles des camions ont été effectués mercredi soir au rond-point de la Renaissance à Segré, à l'initiative des la FDSEA et des JA.
L'accord bientôt signé, les agriculteurs segréens prennent les devants
Le traité de libre-échange avec le Mercosur devrait être signé le 17 janvier prochain malgré l'opposition de la France. Dans le…
Sur l'exploitation de Clément Traineau, à Neuvy-en-Mauges.
Quelques désagréments et la solidarité agricole
Avec la grande douceur de novembre et décembre, le froid s'est installé avec, depuis une quinzaine de jours, des gelées puis…
Jérémy Biland, directeur d'Anjou Plants à Longué-Jumelles. La coopérative a investi dans un robot de traitement qu'il utilisera dans ses nouvelles serres hors sol. 
Anjou Plants, spécialiste du plant de fraisier, fidèle du Sival 

Implantée à Longué-Jumelles, Anjou Plants produit 14 millions de plants de fraisiers par an. Le Sival est un rendez-vous…

Jean-Marie Rousteau et David Métivier, agriculteurs engagés dans l'agriculture de régénération et Gabriel Rousseau, technicien-conseil Terrena, sur l'exploitation de Jean-Marie Rousteau. 
Terrena fédère amont et aval autour de l'agriculture de régénération

Le groupe coopératif Terrena a officialisé lundi 26 janvier, à Baugé-en-Anjou (Le Guédeniau) le lancement de Covalo Ouest, une…

Les JA de Chemillé mobilisés contre l'accord Mercosur

Ce mercredi 21 janvier 2026, alors que le Parlement européen se réunissait à Strasbourg (lire p. 3), les Jeunes Agriculteurs…

La table ronde était animée par Valérie Dahm. La journaliste a demandé à Benoît Gautier de la conclure.
Croire en la force du collectif
L'Union des Cuma Pays de la Loire a tenu son assemblée générale jeudi 22 janvier à Longuenée-en-Anjou.
Publicité
Titre
Je m'abonne
Body
A partir de 205€/an
Liste à puce
Consulter l'édition du journal l'Anjou agricole au format papier et numérique
Accédez à tous les articles du site l'Anjou agricole
Ne manquez aucune information grâce à la newsletter d'actualités
L’accès aux dossiers thématiques
Une revue Réussir spécialisée par mois