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Lait
La santé et les chaleurs des vaches scrutées en quelques clics

Au Gaec  de l'Aubier, à Coron, depuis l'installation des robots de traite, Arnaud Cassin se sert au quotidien des données fournies par le logiciel de Lely Horizon.

A Coron, Arnaud Cassin, un des 5 associés du Gaec de l’Aubier utilise au quotidien les données collectées par les robots de traite Lely.
© AA

Cela fait maintenant 6 mois que les 2 robots de traite Lely A5 ont été installés au Gaec de l'Aubier. L’objectif : réduire l’astreinte et augmenter la production de lait. « Nous avions une salle de traite 2 x 10 en simple équipement. Nous comptions 5 heures de traite par jour à 2 », précise l’un des 5 associés Arnaud Cassin. « Notre laiterie nous a proposé de produire du lait supplémentaire. » Avec le nouvel investissement, l’exploitation de Coron compte augmenter le cheptel et la production de lait par vache. Le droit à produire de la ferme est passé de 1 500 000 l à 1 700 000 l.  Depuis l’installation des robots, la production par vache a déjà augmenté. « Avant, il fallait compter 29 l de lait/vache/jour. Maintenant, nous sommes déjà à 32-33 l. » Et ce, grâce à l’augmentation du nombre de traites par vache.
Aujourd’hui, les robots de traite sont loin d’être saturés. « Nous espérons atteindre notre référence en 2022. » Pour cela, les éleveurs souhaitent qu’il y ait 70 vaches à traire par stalle. Contre 60 actuellement.
 

Des données incontournables
Pour augmenter la production laitière du troupeau, le Gaec s’appuie sur les données fournies par la nouvelle plateforme numérique de Lely Horizon. La nouvelle application de gestion de l’élevage centralise l’ensemble des données issues des équipements Lely présents sur la ferme. Arnaud Cassin a été accompagné par les équipes du Lely Cholet dans l’apprentissage du logiciel.  En moyenne, il estime passer 1 heure par jour à consulter le logiciel Horizon.
Parmi les données, il y a les incontournables. Sur le tableau de bord du logiciel, il consulte - dès qu’il passe près du bureau - la quantité de lait produite, le nombre de traites par vache, les taux, le temps libre du robot, la vitesse de traite... « C’est ma curiosité d’éleveur qui me pousse à regarder... »
Systématiquement, l’éleveur regarde plus en détails les animaux ayant eu des anomalies de traite. « Je regarde minimum 2 fois par jour la rubrique “Retard”. En fonction du numéro de la vache, je vois si c’est normal parce qu’elle est fraîchement vêlée ou s’il peut y avoir un éventuel problème. Ou s’il faut juste que j’aille la chercher dans le bâtiment... »

La santé de l’animal passée à la loupe
Chaque matin, 2 rubriques sont consultées avec attention par l’agriculteur. La première : celle nommé “attention santé”. Grâce à l’analyse de lait, le logiciel est capable de mesurer les cellules, la matière grasse, la matière protéique... Le traitement de ces données permet de répertorier toutes les vaches qui ont des problèmes de santé. « Je vais pouvoir voir quelles sont les vaches qui ont des cellules, des mammites, des chutes de lait... » Horizon lui permet  d’identifier plus rapidement les vaches malades pour ensuite mettre en place un traitement si besoin.
La seconde rubrique consultée tous les matins est celle concernant “chaleur et insémination”. « Grâce aux colliers et au robot, le logiciel collecte des données sur l’activité des vaches, la chute de lait, les minutes d’ingestion de l’aliment... Grâce à ces différents indicateurs, on peut détecter les chaleurs des vaches. » Et donc la date optimum d’insémination. « Quand le robot repère une vache prête à être inséminée, grâce à un système de double porte de tri, la vache est isolée dans un box à inséminer. » Le logiciel identifie des chaleurs que l’éleveur n’aurait probablement pas vues... L’option est particulièrement appréciée par l’éleveur parce qu’il insémine lui-même ses animaux.  
La nouvelle application de Lely est aussi utilisée par des intervenants extérieurs comme le nutritionniste et le vétérinaire de l’élevage. « Le nutritionniste a créé des listes avec les primipares de moins de 100 jours et les vaches laitières avec vêlage de moins de 100 jours. Toutes les données dont il a besoin sont collectées dans ces listes », explique l’agriculteur. « Avant nos rendez-vous, je lui envoie les données collectées pour qu’il les interprète pour adapter l’alimentation si besoin. » D’ailleurs, depuis l’installation des robots, le Gaec ne fait plus d’analyse auprès du contrôle laitier. « J’ai les mêmes informations mais de manière plus précise. Maintenant, j’obtiens les mêmes données mais par jour et par vache », constate l’éleveur. 

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