Aller au contenu principal

Tournesol
La sécheresse a nui au rendement

 Les récoltes du tournesol sont en cours dans le département, où les surfaces implantées (15 000 ha), sont en forte hausse, de 25 % par rapport à l’an dernier. Reportage à Saulgé-l’Hôpital.

« Cette année, on se doutait que ça allait être compliqué, j’observais que les capitules n’étaient pas toutes bien fécondées jusqu’au milieu », explique Philippe Coléon, agriculteur à Saulgé-l’Hôpital, et qui livre son tournesol oléique à Bellanné. Ses 28 ha de tournesol ont été récoltés la semaine dernière et la moyenne devrait être de 25 qx/ha, en non irrigué, avec de l’hétérogénéité (de 20 qx/ha pour les moins bonnes parcelles à 30 qx pour les meilleures). Habituellement, ses parcelles donnent plutôt une 30aine de qx/ha.
Chez Philippe Coléon, le poids spécifique, de 40 kg/hl, est « moyen mais pas catastrophique », poursuit l’agriculteur. Le niveau d’impureté est très bon : 1,5 % pour une norme de livraison de 2 %. Les graines sont plutôt sèches : 5 à 6 % d’humidité pour une norme de 9 %.


Un itinéraire marqué par la sécheresse
Philippe Coléon a semé, cette année, deux variétés, le 16 et 17 avril : ES Idillic et le P63HH111. L’itinéraire cultural a été marqué par la sécheresse : « on a fait du bon boulot au semis, mais malheureusement il a manqué la petite pluie après qui aurait pu attendrir la terre et accompagner le semis, et ceux-ci n’ont pas toujours été nickels ! ».
A cause de la sécheresse aussi, l’agriculteur a rencontré quelques soucis de désherbage : « les désherbants racinaires n’ont pas pu entrer dans le sol par manque d’humidité, explique-t-il. On a dû faire deux passages de bineuse. Il y a aussi des problèmes de chardon sur certaines parcelles, il a fallu intervenir à la pioche car la bineuse n’a pas suffi ». A la levée, l’agriculteur a exercé une surveillance serrée des pigeons, en mettant différents moyens en œuvre. Il a notamment loué à la FDGedon le matériel spécifique à mat avec un leurre, de marque Tonnfort 5. En fin de cycle, les pigeons viennent aussi se servir dans les capitules : « ça nous montre qu’il est temps de récolter ! ».


S.H.

 

Sous-titre
Vous êtes abonné(e)
Titre
IDENTIFIEZ-VOUS
Body
Connectez-vous à votre compte pour profiter de votre abonnement
Sous-titre
Vous n'êtes pas abonné(e)
Titre
Créez un compte
Body
Choisissez votre formule et créez votre compte pour accéder à tout l'Anjou Agricole.

Les plus lus

Sylvain et Coralie Morfoise élèvent des vaches laitières à Segré-en-Anjou Bleu (Saint-Sauveur de Flée), dans un système pâturant. 
Un élevage familial à découvrir avec JA

Le dimanche 14 juin, le Gaec Morfoise accueillera la 6ème édition de l'événement Fermes en fête*, organisé par Jeunes…

Joël Chenuau dispose d'une réserve tampon pour l'irrigation de ses cultures.
Aubance : la gestion collective volontaire se met en place
37 exploitations situées dans le bassin versant de l'Aubance se lancent cette année dans la gestion collective de l'irrigation. L…
Sur le volet investissements, les types de projets éligibles sont : rénovation de réseaux d'irrigation, création de réserves, stockage d'eau ou encore réutilisation d'eaux usées traitées à des fins agricoles.
Le Fonds hydraulique agricole 2026 se déploie en Pays de la Loire
Le Fonds hydraulique agricole vise à accompagner la mise en œuvre de projets favorisant l'accès à l'eau pour les exploitations…
François Becquet conduit un double troupeau de cervidés (35 mères) et de bovins à l'engraissement (110 animaux à l'herbe ) sur une SAU de 90 ha. Il emploie six salariés pour la transformation au labo et la commercialisation de la viande sur l'exploitation et les marchés de producteurs de Verrières-en-Anjou et la ferme angevine. 
Il s'est formé pour repérer les signes
D'un système engraisseur pur, François Becquet fait naître aujourd'hui une vingtaine de veaux sur son exploitation, à Baugé-en-…
Gilles Paré, agriculteur à Beaufort-en-Anjou, a implanté une bande fleurie d'une quinzaine d'espèces en bordure d'une de ses parcelles.
Vertus d'une bande fleurie

Gilles Paré, agriculteur à Beaufort en Anjou, a semé une bande enherbée le long d'une de ses parcelles. Une mise en place qui…

Jean Luc Mary apprécie aussi bien la production que la vinification ou le commerce du vin. Au 22 mai, la vigne commence à fleurir à Saumur.
"Je m'arrête sans connaître 
le montant de ma retraite"
Viticulteur à Saumur, Jean-Luc Mary prendra sa retraite le 1er août. Il  bénéficiera de la revalorisation liée à la prise en…
Publicité
Titre
Je m'abonne
Body
A partir de 205€/an
Liste à puce
Consulter l'édition du journal l'Anjou agricole au format papier et numérique
Accédez à tous les articles du site l'Anjou agricole
Ne manquez aucune information grâce à la newsletter d'actualités
L’accès aux dossiers thématiques
Une revue Réussir spécialisée par mois