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Baugeois-Vallée
La Zac de la Salamandre associe économie, environnement et social

La Zac de la Salamandre à Lasse comprendra, en plus de l’UVE (Unité de valorisation énergétique) d’incinération des déchets, déjà existante, des serres maraîchères, une unité de méthanisation et une station GNV et BioGNV. Ce projet fait la part belle à l’économie circulaire.

L’inauguration de la Zac a rassemblé de nombreuses personnalités, vendredi 17 septembre.
© AA

« Un projet exemplaire », « une belle histoire de territoire », « une idée qui allie économie et environnement »… Les officiels n’ont pas tari d’éloges en inaugurant, le 17 septembre, la Zac de la Salamandre, située sur le territoire de la Communauté de communes Baugeois-Vallée. L’idée de départ du projet EcoCir ? Valoriser la chaleur fatale de l’unité de valorisation énergétique, produite 10 mois sur 12, en installant, à proximité, des serres maraîchères.  « L’Uve va fournir de l’eau chaude aux serristes à 55°C, à un prix très bas », a indiqué Laurent Gerault, président du Sivert, le  Syndicat intercommunal de valorisation et de recyclage thermique des déchets.
Pour les moments où l’UVE ne produit pas de chaleur, les serres seront chauffées au biogaz, grâce au raccordement du site au réseau de gaz et à la création prochaine d’une unité de méthanisation portée par des agriculteurs. En plus, une station GNV et bioGNV, alimentée aussi par le méthaniseur, va permettre d’avitailler très prochainement des véhicules.
« La Communauté de communes s’est engagée fortement dans ce projet », a souligné Philippe Chalopin, président de la Communauté de communes. La CC participe à hauteur de
1,7 M d’euros à l’aménagement de la zone, qui représente un montant global de 2,5 M d’euros.

 

Les serres, qui s’étendent dans un premier temps sur 4,1 ha , puis sur 8 voire 11 ha à terme, sont le projet de 3 maraîchers nantais, Yannick Lechat, Stéphane Gaborit et Jean René-Briand, fondateurs des Serres de la Salamandre. Un investissement qui avoisine les 14 millions d’euros. Manquant de surfaces disponibles dans l’agglomération nantaise, ils ont trouvé là l’opportunité de développer leur activité de production de légumes, principalement tomates, hors sol. « Les cultures seront irriguées en goutte-à-goutte, avec un système de récupération d’eau, a expliqué Nicolas Dreux, le directeur général du site. L’irrigation se fera principalement par récupération de l’eau de pluie de la toiture des serres ».
Le projet a pris en compte le volet environnemental, avec une reconstitution de zone humide, l’acquisition d’un bois, la plantation de haies. La LPO Anjou a notamment été impliquée. Les serres ne seront pas éclairées la nuit, de manière à pouvoir protéger les chiroptères (chauve-souris) qui ont besoin d’obscurité.
S.H.

Emploi : un partenariat avec l’Anefa

L’implantation du site maraîcher va créer 60 emplois dans l’immédiat, et une centaine à terme. Pour assurer le recrutement, la Communauté de communes a établi une convention avec l’Anefa 49. « Déjà 220 candidats se sont fait connaître, dont 140 du territoire du Baugeois-Vallée », a souligné Philippe Chalopin. De quoi lever les craintes sur l’existence d’un vivier de main-d’œuvre locale disponible. La première session de recrutement organisée par l’Anefa 49* a commencé cette semaine, avec deux journées d’information collective.
Candidatures sur le formulaire disponible sur la page web www.elioreso.com/lasse.
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