Aller au contenu principal

Magazine
L’agriculture au féminin

À l’occasion de la Journée mondiale de la femme rurale, portraits croisés de quatre exploitantes aux parcours différents qui ont fait appel au CFP de Jallais pour suivre des formations en vue d’une installation.

Laurence Petiteau, Nathalie Bourigault, Maria Biotteau et Edith Mérand ont décidé de s’installer en agriculture après des expériences professionnelles dans d’autres milieux.
Laurence Petiteau, Nathalie Bourigault, Maria Biotteau et Edith Mérand ont décidé de s’installer en agriculture après des expériences professionnelles dans d’autres milieux.
© AA
Chaque 15 octobre, une journée mondiale rend hommage à la femme rurale. De cette initiative lancée par plusieurs ONG internationales à Pékin en 1995 lors de la 4e conférence internationale de l'ONU sur les femmes, Nathalie Bourigault, Laurence Petiteau, Maria Biotteau et Édith Mérand n’en avaient jamais entendu parler. Cet évènement leur est pourtant dédié. Ces quatre femmes ont en commun d’avoir suivi leur formation au CFP de Jallais et de souhaiter s’installer en agriculture en ayant eu une autre expérience professionnelle. Une décision mûrement réfléchie. Nathalie Bourigault, 30 ans, a quitté son emploi de comptable pour s’installer dans le Baugeois (céréales et porcs multiplicateurs).
« Issue du milieu agricole, à 17 ans, je fuyais ce monde. Je viens pourtant de m’installer avec mon mari. Un choix qui va me permettre de bénéficier d’une meilleure qualité de vie. Même si les journées sont chargées, on sait qu’on aura du temps pour s’occuper des enfants et qu’on ne devra pas manger sur le pouce ». Une décision qui passe aussi par la reconnaissance d’un statut. « Auparavant, les agricultrices étaient, avant tout, des femmes d’exploitants avec un statut de conjoint collaborateur. Aujourd’hui, nous sommes des chefs d’exploitations à part entière. Notre travail est complémentaire de celui des autres associés ».
Également issue du milieu agricole et après une expérience de comptable, Maria Biotteau souhaite s’installer en 2008 avec son frère. Elle a terminé ses examens en juin et travaille depuis au service de remplacement.
« Mon maître de stage m’a fait faire de tout. Si à l’origine, l’agriculture est un métier d’homme, le matériel rend les tâches accessibles. Les personnes des générations précédentes sont parfois surprises de voir une femme rouler les remorques mais cela entre dans les habitudes ». Édith Mérand, 28 ans, est en cours de formation. Mère de trois enfants, elle a travaillé pendant sept ans dans la confection de chaussures. Elle souhaite s’installer avec son mari lorsque ses beaux-parents partiront à la retraite. « À l’usine, les horaires étaient fixes et le rythme de travail très cadencé. Parfois, la nuit, mon mari me réveillait car je refaisais, en dormant, les gestes de la journée. ».

Donner du sens
À 37 ans, Laurence Petiteau a suivi un parcours plus atypique. Après un cursus de formation générale, elle tient un restaurant, puis rencontre son mari exploitant. Elle ne souhaitait pas suivre une formation à long terme, elle a donc décidé de faire une validation d’acquis professionnels en venant tous les quinze jours environ rencontrer des formateurs au CFP de Jallais. « J’ai rédigé un dossier puis passé un oral en Mayenne au mois de juin. Le jury a cherché à voir si je connaissais les marchés, si j’étais en phase avec l’agriculture ». De leur formation, les quatre femmes tirent des bilans positifs. « Cela nous apporte de l’ouverture avec beaucoup d’échanges. Cela nous a aussi éclairées sur le sens des actes que nous pratiquions déjà, par exemple autour de l’alimentation ou de la reproduction. Nous avons gagné en autonomie », expliquent-elles. Sur l’avenir de leur métier, les agricultrices vont de l’avant. « Les bonnes pratiques, la traçabilité vont être de plus en plus présentes. ». Elles seraient prêtes à intégrer des groupes de travail agricultrices « pour discuter du travail mais aussi échanger autour de l’organisation quotidienne ». Une façon de partager leur expérience et de faire évoluer leur métier au féminin.
NoËlle Huart
Sous-titre
Vous êtes abonné(e)
Titre
IDENTIFIEZ-VOUS
Body
Connectez-vous à votre compte pour profiter de votre abonnement
Sous-titre
Vous n'êtes pas abonné(e)
Titre
Créez un compte
Body
Choisissez votre formule et créez votre compte pour accéder à tout l'Anjou Agricole.

Les plus lus

L'AG constitutive de la FDSEA de Maine-et-Loire s'est tenue le 16 février 1946.
80 ans d'engagement pour l'agriculture angevine
La FDSEA de Maine-et-Loire fête ses 80 ans.
Influenza : carte zone de mesures complémentaires, octobre 2026
Le Maine-et-Loire placé en "zone de mesures complémentaires"
Face au risque d'influenza aviaire, la DRAAF renforce son arsenal sanitaire. Le Maine-et-Loire est désormais entièrement placé en…
Laurent Lelore, président de Solaal Pays de la Loire, et derrière lui François Beaupère, trésorier, lors d'une matinée des partenaires au Jardin de cocagne angevin, à Saint-Barthélémy d'Anjou, le 25 septembre.
Solaal a toujours besoin de dons 
Face à l'augmentation des besoins d'aide alimentaire, Solaal Pays de la Loire cherche à renforcer sa mission de mise en relation…
"Un coup de massue"

Anthony Daubert, président de l'OP Les 3 Rivières

"Pour nous, c'est un coup de massue. Il y a l'OP mais il y a…

Anthony Daubert, président de l'OP Les 3 Rivières.
Savencia met fin à la relation commerciale avec l'OP Les 3 Rivières
Mardi 6 octobre, Savencia informait par courrier l'OP Les 3 Rivières de la fin de leur relation commerciale. 330…
Jean-Pierre Louis, président de la SAS Noyant Bio énergie, devant l'un des pré-digesteurs.
Inauguration sur fond d'inquiétude pour le biogaz 

Mise en service il y a deux ans, l'unité de méthanisation Noyant Bio Energies, sur la Zac de la Salamandre à Noyant-Villages,…

Publicité
Titre
Je m'abonne
Body
A partir de 205€/an
Liste à puce
Consulter l'édition du journal l'Anjou agricole au format papier et numérique
Accédez à tous les articles du site l'Anjou agricole
Ne manquez aucune information grâce à la newsletter d'actualités
L’accès aux dossiers thématiques
Une revue Réussir spécialisée par mois