Aller au contenu principal

Formation
L’agriculture ne dissuade pas les novices

Une minorité d’élèves n’est pas issue du milieu. Au lycée de Pouillé, ce n’est pas vécu comme un désavantage.

Aurélien, Émilie, Florian B. et Florian P. ont débuté leurs études agricoles en bac professionnel productions animales.
Aurélien, Émilie, Florian B. et Florian P. ont débuté leurs études agricoles en bac professionnel productions animales.
© AA

Depuis le 1er septembre, les élèves du campus de Pouillé, aux Ponts-de-Cé, ont repris le chemin des cours. Parmi eux, les secondes professionnelles productions animales avec à la clé un bac professionnel ʺconduite et gestion de l'exploitation agricole, en 2013. L’effectif de cette nouvelle promotion est de 26 élèves dont 7 filles. La plupart sont issus du milieu agricole comme Florian, 15 ans, (élevage de volailles et céréales) et Aurélien, 14 ans et demi, (céréales) qui est « né dedans ». Le premier souhaite reprendre l’exploitation familiale en vaches allaitantes, le second s’intéresse aux vaches laitières.
Une minorité d’élèves n’est pas issue du milieu agricole comme Émilie, 17 ans. Certaine de son orientation après quatre stages de découverte (vaches allaitantes, laitières, moutons), elle a réfléchi à son projet professionnel : « Je compte chercher un patron pour débuter en tant que salariée. Et je projette de m’installer en élevage équin avec des vaches allaitantes ». Les élèves qui n’ont pas de parents agriculteurs ne le considèrent pas comme un désavantage. Florian P., 14 ans, pense qu’il sera bien entouré et conseillé quand il achètera ses terres. Émilie voit plutôt un avantage : « On est séparé de la maison, on peut poursuivre notre chemin. » Si certains sont encore indécis comme Florian P. qui hésite entre un élevage canin ou de volailles, les stages - trois périodes de deux semaines la première année - orienteront leurs choix de production animale. « Le cursus n’est pas scolaire à 100 %. Sur trois années, les stages représentent 24 à 26 semaines », explique Guy Hérin, responsable pédagogique des premières professionnelles.

Les rénovations pédagogiques

Le campus de Pouillé est concerné par trois rénovations. La première, la réforme du bac professionnel en trois ans (la seconde professionnelle remplace les deux années de BEP). Un dispositif plutôt positif pour Dominique Guyot, directeur du campus : « Il y a moins de déperdition. Après un BEP, 30 à 40 % d’élèves ne poursuivent pas leurs études. » Les deux autres rénovations sont la réforme du lycée et des BTS agricoles où les enseignants doivent s’adapter et revoir le contenu des programmes.
Du côté des infrastructures, les étudiants en BTS profitent d’un nouveau bâtiment pour leur salle de cours. Sa particularité ? Il répond aux normes BBC (Bâtiment basse consommation) avec isolation des murs, 114 m² de photovoltaïque, récupération des eaux de pluie pour la toiture végétalisée et les toilettes, éclairage basse consommation selon la détection de présence et la luminosité extérieure.

J. B.

Sous-titre
Vous êtes abonné(e)
Titre
IDENTIFIEZ-VOUS
Body
Connectez-vous à votre compte pour profiter de votre abonnement
Sous-titre
Vous n'êtes pas abonné(e)
Titre
Créez un compte
Body
Choisissez votre formule et créez votre compte pour accéder à tout l'Anjou Agricole.

Les plus lus

Ces femmes et ces hommes qui croient en l'avenir de l'agriculture
Difficile de positiver après l'été 2026 que nous venons de traverser, et dont les conséquences s'étaleront probablement encore…
La ministre de l'Agriculture a visité la serre Maine du lycée du Fresne qui abrite la production de poinsettia et l'aspirateur à ravageurs. Auparavant, elle avait rencontré les élèves, dont la première promotion de bachelor, guidée par Sylvie Richard, directrice du lycée.
La ministre fait sa rentrée en Anjou
Le lycée du Fresne est l'un des 25 établissements de formation agricole à proposer le nouveau bachelor agro. La ministre de l…
Frédéric Sérusier, du CNPH-Piverdière, devant une haie replantée en Végétal local. Des classes de CM1-CM2 de La Ménitré ont participé à la plantation. 
Le végétal local,facteur de résilience 

Le CNPH-Piverdière, basé à La Ménitré, qui ouvre ses portes ce samedi 12 septembre, vient d'obtenir le label Végétal local.…

La Rouge des prés, le "couteau suisse" de l'élevage allaitant

Race allaitante en vedette au SPACE 2026 avec son concours national programmé le mardi 15 septembre après-midi, la Rouge des…

Le président, Marc-Henri Doyon, lors de l'inauguration du salon, mardi matin.
Comment planter demain?
Organisé à Angers tous les deux ans, le Salon du Végétal réunit les professionnels autour des enjeux de la filière, notamment…
Les poires sont pré-calibrées dans l'eau. Dès que 300 kg d'un même calibre sont rassemblés, les poires sont dirigées vers la sortie.
La Blottière dimensionne sa station pour la poire
Les vergers de la Blottière ont investi 21 millions d'€ pour transformer la station fruitière de Chemillé-en-Anjou en outil…
Publicité
Titre
Je m'abonne
Body
A partir de 205€/an
Liste à puce
Consulter l'édition du journal l'Anjou agricole au format papier et numérique
Accédez à tous les articles du site l'Anjou agricole
Ne manquez aucune information grâce à la newsletter d'actualités
L’accès aux dossiers thématiques
Une revue Réussir spécialisée par mois