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Coopération
L’avenir des Cuma passe par ses adhérents

L’union des Cuma des Pays de la Loire s’interroge sur l’avenir lors de son assemblée générale.

Frédéric Vincent, président de JA Pays de la Loire, François Beaupère, président de la Chambre d’agriculture du Maine-et-Loire, Stéphane Gérard, président de la Fédération nationale des Cuma, Dominique Tremblay, du Conseil régional et Hubert Garaud, président de Terrena.
Frédéric Vincent, président de JA Pays de la Loire, François Beaupère, président de la Chambre d’agriculture du Maine-et-Loire, Stéphane Gérard, président de la Fédération nationale des Cuma, Dominique Tremblay, du Conseil régional et Hubert Garaud, président de Terrena.
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Alors que l’Union des Cuma des Pays de la Loire fête tout juste ses cinq ans, elle s’interroge déjà sur l’avenir. C’était le thème de la table ronde de son assemblée générale qui se tenait la semaine dernière à Angers.

La Cuma représente 11 500 groupements en France. Soit 250 000 adhérents. Elle a toute sa place dans l’agriculture de la région Pays de la Loire. Comme le remarque  le président de la FNCuma Stéphane Gérard, “la densité agricole de la région encourage le processus de mutualisation.” Une mutualisation qui a ses avantages. Surtout pour un jeune agriculteur. “Elle permet de réduire le coût d’investissement pour un jeune qui souhaite s’installer. Avec une Cuma, l’exploitation a moins de capitaux, donc elle est plus facile à transmettre”, explique Frédéric Vincent, président JA des Pays de la Loire. Autre atout selon l’agriculteur : “elle crée du lien social, c’est un bon moyen de sortir de son isolement”. Avis partagé par les intervenants de la table ronde. “Elle permet de rapprocher les agriculteurs, de les faire travailler ensemble.” Stéphane Gérard va plus loin : “Grâce à la Cuma, on freine l’agrandissement. Avec la Cuma, on fait le choix du groupe, de la valeur ajoutée, pas celui des hectares.”

Être acteur de la Cuma

“Cuma et coop, ce sont deux sœurs. Elles ont le même objectif : répondre aux besoins de nos adhérents, remarque Hubert Garaud, président de Terrena. Elles sont le prolongement de nos exploitations. L’une en amont de la production, l’autre dans la valorisation du produit.” Et c’est de ces coopérations que découle la richesse agricole de la région, selon le président de Terrena.

Autre point important soulevé par Frédéric Vincent : “souvent quand on reprend une exploitation, on reste dans la Cuma. Il est primordial que celle-ci ait toujours de nouveaux projets pour que le jeune n’ait pas l’impression de subir la Cuma, mais d’en être un acteur.” François Beaupère, président de la Chambre d’agriculture remarque : “moi par exemple, ma Cuma cela fait 70 ans qu’elle existe, elle a fusionné avec une autre Cuma..., elle n’est plus sur le même schéma, elle est en constante évolution.” Une évolution garante de l’existance des Cuma. “La Cuma avec un schéma linéaire n’existe plus. On l’aborde par les machines. Mais derrière les machines, il y a les hommes. Et ce sont eux qui animent la Cuma.”

H.R.
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