Aller au contenu principal

Chasse
Le bail de chasse

Alors que la campagne de chasse est en cours, rappel des dispositions régissant le droit de chasser.

Le bail de chasse est-il régi par le statut du fermage ?
Non, le Code rural exclut expressément le bail de chasse des baux ruraux (article L 415-10) car il ne se rapporte pas à la production et à l'exploitation agricole.

Le fermier a-t-il le droit de chasser sur le fonds loué ?
L’article L415-7 du Code rural dispose que le preneur (le fermier-locataire) a le droit de chasser personnellement (seulement le fermier) sur le fonds loué. Pour l’exercice de ce droit, le bailleur n’a pas le droit de réclamer une augmentation du loyer.

Que doit faire le fermier qui ne désire pas exercer son droit de chasser ?
S'il ne désire pas exercer son droit de chasser sur le fonds loué, le preneur doit le faire connaître au bailleur, avant le 1er janvier précédant chaque campagne de chasse par lettre recommandée avec avis de réception (art. R 415-2 du C. rur.).
Seul le preneur peut donc renoncer à son droit de chasser, le bailleur ne pouvant lui imposer.

Le droit de chasser est-il personnel ?
Absolument, le droit de chasser est réservé au seul titulaire du bail (art. L 415-7 du C. rur.) sans qu'un tiers ou un membre de la famille ne puisse en profiter, selon une jurisprudence constante.

Le bail de chasse peut-il contenir une clause privant le fermier de son droit de chasser ?
Non, car cette clause serait réputée non écrite en application de l'article L 415-12 du Code rural.

Le fermier qui exerce son droit de chasser est-il privé de la faculté de demander au bailleur (ou au détenteur du droit de chasse) réparation des dommages causés par le gibier ?
Non selon l'article R 415 - 3 du Code rural, même s'il doit être "tenu compte du droit ouvert au preneur de participer à la destruction du gibier".

Quelles sont les limites à l’exercice du droit de chasser du preneur ?
Le droit de chasser du preneur est subordonné à l'observation des dispositions légales ou réglementaires concernant la chasse. Il ne peut notamment être exercé dans les réserves cynégétiques autorisées par le ministre de l'Agriculture (C. rur., art. D. 415-1).
Ce droit ne porte pas sur le  “gibier d'élevage” (C. rur., art. D. 415-5,). Mais une définition trop large du gibier d'élevage risquerait d'aboutir à interdire au preneur de chasser. Aussi, faut-il entendre seulement par gibier d'élevage celui qui est nourri, gardé, protégé et dont la reproduction est favorisée (Cass. civ., 4 nov. 1966 ).
Lorsque le bailleur ou le détenteur du droit de chasse s'impose des restrictions en vue de la protection du gibier et de l'amélioration de la chasse (nombre de jours de chasse, espèce, sexe ou nombre de pièces de gibier à tirer), ces restrictions s'imposent au preneur sauf décision contraire du tribunal paritaire (C. rur., art. D. 415-5).
Enfin, si le bailleur a formé opposition à la chasse en application de l'article L. 422-10 du Code de l'environnement, le droit de chasser du preneur subit les mêmes restrictions que celles ressortissant des usages locaux qui s'appliquent sur les territoires de chasse voisins et celles résultant du schéma départemental de gestion cynégétique visé à l'article L. 421-7 du Code de l'environnement (C. envir., art. L. 422-14).

Damien Boussiron et Séverine Mésange
Sous-titre
Vous êtes abonné(e)
Titre
IDENTIFIEZ-VOUS
Body
Connectez-vous à votre compte pour profiter de votre abonnement
Sous-titre
Vous n'êtes pas abonné(e)
Titre
Créez un compte
Body
Choisissez votre formule et créez votre compte pour accéder à tout l'Anjou Agricole.

Les plus lus

Des contrôles des camions ont été effectués mercredi soir au rond-point de la Renaissance à Segré, à l'initiative des la FDSEA et des JA.
L'accord bientôt signé, les agriculteurs segréens prennent les devants
Le traité de libre-échange avec le Mercosur devrait être signé le 17 janvier prochain malgré l'opposition de la France. Dans le…
Sur l'exploitation de Clément Traineau, à Neuvy-en-Mauges.
Quelques désagréments et la solidarité agricole
Avec la grande douceur de novembre et décembre, le froid s'est installé avec, depuis une quinzaine de jours, des gelées puis…
Jérémy Biland, directeur d'Anjou Plants à Longué-Jumelles. La coopérative a investi dans un robot de traitement qu'il utilisera dans ses nouvelles serres hors sol. 
Anjou Plants, spécialiste du plant de fraisier, fidèle du Sival 

Implantée à Longué-Jumelles, Anjou Plants produit 14 millions de plants de fraisiers par an. Le Sival est un rendez-vous…

Jean-Marie Rousteau et David Métivier, agriculteurs engagés dans l'agriculture de régénération et Gabriel Rousseau, technicien-conseil Terrena, sur l'exploitation de Jean-Marie Rousteau. 
Terrena fédère amont et aval autour de l'agriculture de régénération

Le groupe coopératif Terrena a officialisé lundi 26 janvier, à Baugé-en-Anjou (Le Guédeniau) le lancement de Covalo Ouest, une…

Les JA de Chemillé mobilisés contre l'accord Mercosur

Ce mercredi 21 janvier 2026, alors que le Parlement européen se réunissait à Strasbourg (lire p. 3), les Jeunes Agriculteurs…

La table ronde était animée par Valérie Dahm. La journaliste a demandé à Benoît Gautier de la conclure.
Croire en la force du collectif
L'Union des Cuma Pays de la Loire a tenu son assemblée générale jeudi 22 janvier à Longuenée-en-Anjou.
Publicité
Titre
Je m'abonne
Body
A partir de 205€/an
Liste à puce
Consulter l'édition du journal l'Anjou agricole au format papier et numérique
Accédez à tous les articles du site l'Anjou agricole
Ne manquez aucune information grâce à la newsletter d'actualités
L’accès aux dossiers thématiques
Une revue Réussir spécialisée par mois