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Le boom des maisons en bois

Le 8e salon Maison bois va se dérouler ce week-end, du 13 au 16 octobre à Angers. Crèche, lotissements, bureaux, la construction en bois a le vent en poupe et ne concerne plus seulement l’habitat individuel.

Dotée d’une meilleure isolation thermique et phonique, les maisons en bois, comme celle de Marie-Jo et et Claude, 
à Sainte-Gemmes-sur-Loire, procurent bien-être et confort au quotidien.
Dotée d’une meilleure isolation thermique et phonique, les maisons en bois, comme celle de Marie-Jo et et Claude,
à Sainte-Gemmes-sur-Loire, procurent bien-être et confort au quotidien.
© AA
Désormais dissocié du salon de l’Habitat, la
8e édition du salon
Maison bois va avoir lieu du 13 au 16 octobre à Angers. « Nous avons affaire à un public averti, très bien informé qui vient de toute la France », note Nicolas Visier, délégué général d’Atlanbois. Cette année le salon bénéficiera de davantage d’espace avec une surface de 11 400 m2. Le marché est en plein essor, mais il reste encore un peu confidentiel. « Il est encore
parfois difficile aujourd’hui de trouver des constructeurs, c’est un marché émergent ». En 2001,
2,5 % des constructions neuves dans les Pays de la Loire ont été réalisées en bois, contre 4 % au niveau national, avec en tête les régions montagnardes. En 2005, la part des constructions en bois dans la région est montée à
4,4 %. « Ces chiffres ne prennent pas en compte les extensions de maisons, marché lui aussi en pleine expansion », note le délégué d’Atlanbois. En très nette progression, la France se situe encore bien en-dessous de ses voisins européens comme la
Belgique, l’Allemagne ou
l’Autriche où la moyenne tourne autour de 15 % des constructions. « Même les bailleurs sociaux aujourd’hui s’intéressent à ces matériaux », précise
Philippe Grasset, président du salon et constructeur de maison en bois à Sainte-Pazanne, qui construit cent vingt maisons en moyenne par an, le double d’il y a cinq ans.
Marie-Jo et Claude, retraités, ont franchi le pas il y a deux ans. Ils ont fait construire une
maison en bois à Sainte-Gemmes-sur-Loire. Claude était très intéressé par le matériau et venait régulièrement au salon. Le bois qu’ils ont choisi -du pin- est naturellement durable. Traité à cœur, il ne nécessite aucun entretien et est garanti trente ans. Au fil des ans, il va prendre une patine grise. Les nouveaux propriétaires sont totalement convaincus du confort apporté par le bois. « C’est un bien-être intérieur. Nous apprécions
l’isolation acoustique, il n’y a
pas de résonance », explique Marie-Jo.

Moins de 1 000 euros TTC le m2
La maison en bois a longtemps été cantonnée à des projets haut de gamme. Aujourd’hui, les choses évoluent. « Il n’y a pas de catégories socio-
profesionnelles plus concernées. Les gens qui veulent construire une maison en bois ont un point commun : ils ont une sensibilité particulière à l’environnement », explique Pascale Minier, architecte à Trélazé. « Nous avons affaire à des demandes très variées où l’intégration dans le paysage est importante. Je travaille actuellement sur un projet de guinguette à Saint-Martin-de-la-Place sur un terrain en zone inondable. L’ossature en bois sur un dallage en béton est réalisée avec des modules assemblés qui peuvent se démonter en cas de crue ». Actuellement, le prix de revient d’une construction en bois est inférieur à 1 000 euros TTC le m2. « Le prix est très variable en fonction des finitions que l’on choisit. Sur une façade, le bois peut être associé à tout un tas de matériaux : du zinc, de la pierre, du cuivre », note l’architecte.
Quelle est la place de la filière bois dans ce marché ? « La force du bois, c’est sa capacité à s’industrialiser, note Nicolas Visier. Aujourd’hui, il y a une cassure entre l’amont et la construction. La plupart des bois utilisés pour les structures viennent de
Scandinavie. Pour le bardage, on a recours à des filières courtes, souvent il s’agit de l’entreprise d’à côté. La filière bois observe avec beaucoup d’intérêt le dévelop-pement des maisons en bois. ll y a un marché à prendre pour les forestiers. L’interprofession se fixe l’objectif d’arriver à 10 % de construction en bois. Cela implique des investissements colossaux. Pour que le marché progresse, il faut que la filière se mobilise pour pouvoir répondre à la demande, ce qui n’est pas le cas aujourd’hui ». La veille de l’ouverture du salon Maison bois au grand public, les professionnels de la filière se réuniront pour les États généraux de la construction en bois en France. À eux désormais d’abattre leurs cartes.
Delphine Jégo

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