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Le climat préoccupe la Mutualité sociale agricole

Avec la sécheresse, la MSA s'attend à de nouvelles difficultés chez les agriculteurs.

Marie-Odile Bioteau, première vice-présidente, Roselyne Besnard, présidente et Frédéric Dupuis, directeur de la MSA.
Marie-Odile Bioteau, première vice-présidente, Roselyne Besnard, présidente et Frédéric Dupuis, directeur de la MSA.
© AA

La caisse départementale de la MSA, qui tient aujourd'hui vendredi son assemblée générale au Parc expo d'Angers, aura, d'ici à 2015, à définir sa nouvelle stratégie. Une préconisation édictée par l'État à l'ensemble des caisses, dans le cadre de la RGPP (Révision générale des politiques publiques). Cette prochaine convention d'objectifs et de gestion prévoit notamment un taux de renouvellement des départs en retraite de l'ordre de 43 % en moyenne.
La caisse de Maine-et-Loire, la seule avec la Gironde à avoir gardé sa dimension départementale, voit chaque année le  départ en retraite de 3 à 6 de ses 377 salariés (354 équivalents temps plein). Pour atteindre cet objectif, une nouvelle organisation va être progressivement mise en place "qui ne touchera en rien à l'ancrage territorial", assure la présidente, Roselyne Besnard. Le développement d'internet modifiant les missions, "les moyens seront ciblés sur les dossiers et les situations les plus délicates individuellement", prévoit le directeur Frédéric Dupuis.
Cette évolution n'intègre pas, à ce stade, un éventuel rapprochement de la caisse départementale avec d'autres caisses déjà regroupées. "Il pourra y avoir des mutualisations", estime Roselyne Besnard. 
Pour l'heure, c'est la situation climatique qui alerte la caisse de Mutualité sociale. Après une première année difficile, qui a vu une diminution de l'assiette de l'ordre de 5 %, les perspectives de 2011 incitent les élus à préconiser "une gestion en amont des difficultés" : mise en place de versements plus souples, étalement des paiements. "En 2010, une somme de 3,5 millions d'euros a été débloquée sur fonds MSA et fonds d'État pour la prise en charge des cotisations. Il ne faut pas s'attendre à un tel traitement cette année", prévient-on rue Charles Lacretelle. Pour autant, l'action sanitaire et sociale restera un axe fort de la MSA : "Nous maintiendrons une attention permanente envers les exploitants et les salariés", assure Marie-Odile Bioteau, première vice-présidente.
C'est le thème de la dépendance qui sera traité en deuxième partie de l'assemblée générale avec l'intervention de Christian Pihet, professeur de géographie à l'université d'Angers. "Il faudra trouver de nouvelles formules, imaginer de nouvelles solutions de solidarité mais aussi marchandes", a indiqué Roselyne Besnard au cours de la conférence de presse de présentation. Une orientation dans laquelle la MSA de Maine et-Loire entend bien s'inscrire.

M. L.-R.

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