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Adéfa
Le défi du maintien de la production agricole et des salariés

Comment maintenir les emplois en Anjou ? L’Association départementale emploi formation en agriculture s’est penchée sur la question lors de son assemblée générale.

À l’invitation de l’Adefa, Jo Pennors, représentant des élus salariés et Christiane Lambert, 
représentante de l’organisme patronal, ont débattu de l’enjeu du maintien des emplois dans l’agriculture.
À l’invitation de l’Adefa, Jo Pennors, représentant des élus salariés et Christiane Lambert,
représentante de l’organisme patronal, ont débattu de l’enjeu du maintien des emplois dans l’agriculture.
© AA

Comment innover sur notre territoire pour préserver l’emploi et maintenir la production ?
L’Adefa (Association départementale emploi formation en agriculture) a voulu lancer la réflexion, à l’occasion de son assemblée générale qui s’est déroulée lundi à la Chambre d’agriculture : “concilier performance économique et sociale, utopie ou ambition réaliste pour l’agriculture angevine dans une Europe à 27 ?”. Pour en débattre, l’association avait invité un représentant des salariés, Jo Pennors*, et une représentante de l’organisme patronal, Christiane Lambert, présidente de la FDSEA et vice-présidente de la FNSEA.

Une interdépendance entre l’économique et le social

À quelles conditions peut-on concilier la performance économique et la performance sociale dans le contexte ultra-concurrentiel que nous connaissons au sein même de l’Europe ? Si le volet social et le volet économique sont étroitement liés, la performance économique reste le levier incontournable de la performance sociale. “Nos exploitations reposent sur une ressource humaine, mais  il n’y a pas d’emploi s’il n’y a pas de réussite économique”, rappelle Christiane Lambert.
La réalité économique rend en effet cette relation plus complexe. Le dumping social exercé par certains États entraîne de fortes distorsions de concurrence d’un pays à l’autre.

Une refonte du système actuel

Quelles réponses peut-on apporter alors face au dumping social ? Aujourd’hui deux principales orientations se dessinent dans le débat national : l’exonération des charges patronales des salariés agricoles et l’augmentation de la fiscalité. Jo Pennors n’est pas favorable à l’exonération des charges : “cela mettrait à mal certaines structures de protection sociale qu’on a mis des années à construire”, souligne-t-il.
N’excluant  aucune piste, Christiane Lambert estime que celle de la réforme de la fiscalité, sous une forme ou une autre - comme la TVA sociale ou TVA anti-délocalisation, comme on la désigne aujourd’hui - doit aussi  être explorée. “Nos sorts sont liés, employeurs et employés, il faut arriver à porter ces sujets ensemble pour les faire avancer”, note la présidente de la FDSEA, rappelant que le 1er ministre lors du congrès de la FNSEA, à Saint-Malo, a annoncé une mesure sur l’allègement des charges pour la fin de l’année.
Quelles perspectives alors pour un territoire comme celui de l’Anjou ? Avec sa Charte de l’emploi saisonnier, l’agriculture départementale  s’est dotée d’un outil ambitieux, au service des employeurs et des salariés. D’autres actions s’inscrivent dans la continuité de cette démarche : anticiper les besoins de main-d’œuvre et les besoins de formation,  valoriser les nouveaux emplois, former à la gestion des ressources humaines, etc. Et enfin communiquer sur les métiers et sur les réussites du  monde agricole que sont les Cuma, les services de remplacement, le Geiq, etc.

D. J.
*Président du groupe salariés de l’APCA et élu salarié à la Chambre d’agriculture des Côtes-d’Armor.

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