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Le glyphosate sera-t-il interdit en Europe ?

Les Etats-membres doivent voter dans un mois. La profession agricole alerte les pouvoirs publics sur les conséquences d’un éventuel retrait.

Denis Colineau a mis en place un couvert de féverole entre 2 blés.
Denis Colineau a mis en place un couvert de féverole entre 2 blés.
© AA

Comme chaque matière active phytosanitaire, l’homologation du glyphosate doit être renouvelée au niveau européen tous les 10 ans. Cette ré-homologation va être votée début octobre par les ministres des états-membres. Nicolas Hulot a affirmé la semaine dernière qu’il voterait contre, faisant craindre une interdiction de la molécule pour l’ensemble de l’Union Européenne.
Dans un courrier au Président de la République, les filières végétales l’ont « alerté sur les impacts économiques et agronomiques du retrait du glyphosate ». Notamment elles mettent en évidence le coup d’arrêt que cela provoquerait pour les techniques sans labour, qui représentaient plus d’un tiers des surfaces cultivées en France au dernier recensement.

Gérer les graminées et éviter le déchaumeur
Pour Denis Colineau, éleveur laitier à la Pouëze, le retrait du glyphosate poserait des problèmes de gestion des graminées dans la rotation. Il imposerait d’utiliser d’autres herbicides, et « de revenir à un travail superficiel du sol pour détruire les couverts dans certains cas, ce que nous ne voulons surtout pas. » En effet, depuis près de 15 ans, Denis et son frère Pierre-Marie ont progressivement réduit le travail du sol pour aller vers du semis direct. L’objectif de la démarche au départ était « d’améliorer le revenu en diminuant la charge de travail ». à force de réflexion, de formations, d’échanges, d’ajustements de la rotation et surtout d’essais, les résultats sont là. Des sols portants, souples, grouillants de vers de terre, qui remplacent avantageusement le travail de la charrue. Des charges de mécanisation et une consommation de carburant qui ont fondu. Une charge de travail moins importante, « qui dégage du temps pour réfléchir à nos méthodes, échanger, et toujours évoluer ». Et des rendements maintenus !

Retrouvez l'intégralité de l'article dans l'Anjou agricole du 8 septembre 2017.

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