Aller au contenu principal

Magazine
Le palais et les papilles en fête

Sous l’œil du chef, les ateliers culinaires de la ferme-auberge de l’Herberie, à Pouancé, mettent les produits naturels à toutes les sauces. Mais sans laisser place aux calories excessives.

Un repas digeste et tonique. Au menu : légumes de saison (avec l’apéritif), saumon mariné, poulet tandoori et brick de pommes.
Un repas digeste et tonique. Au menu : légumes de saison (avec l’apéritif), saumon mariné, poulet tandoori et brick de pommes.
© AA

Saumon mariné aux graines. Poulet tandoori. Brick de pommes à l’orange. Voilà le menu proposé par Fabrice Suzenet pour le premier atelier cuisine mis en place à l’Herberie. Une sélection basée sur la diététique. « Il n’est pas besoin de manger de grosses quantités », indique le nouveau chef cuisine de la ferme auberge de Pouancé. Fabrice Suzenet aime travailler les produits naturels, légumes du jardin ou du marché, poulets de ferme, épices et herbes ou encore des graines de blé ou de sésame qu’il fait germer et qu’il associe à ses plats. Faire du bon tout simplement. Le chef recommande aussi des achats avisés : « il faut ouvrir les yeux sur les étiquettes », dit-il, et privilégie les achats de proximité, sur les marchés ou directement aux producteurs. Et surtout, les produits de saison. Aujourd’hui rutabaga, fenouil, radis noir sont au menu. « Cet atelier démontre qu’on peut cuisiner avec des produits simples et tout valoriser, pourvu que ce soit des aliments de qualité », souligne Cécile, agricultrice à Soudan, l’une des participantes de l’atelier.
La cuisine repose aussi sur l’utilisation des bons ustensiles, de base, en verre, en terre, en inox, le couscoussier, le wok, et sur les modes de cuisson. C’est la cuisson vapeur que Fabrice Suzenet privilégie aujourd’hui pour ce premier atelier culinaire axé sur la diététique. Diététique, mais équilibré, qui ne génère pas de carences. « Pour un repas, 100 grammes de viande et 50 grammes de poisson suffisent », indique-t-il. Exit les matières grasses. Pas de beurre : la cuisson à la vapeur préserve les arômes. Et pour la cuisson des légumes à l’eau Fabrice Suzenet a une astuce : « Faites cuire les aliments les uns après les autres dans la même eau. Les sels minéraux ne seront pas perdus et le bouillon de cuisson sera d’autant plus parfumé ». Sa cuisine n’est pas sophistiquée et le repas sera digeste et tonique. Pas de crème non plus : le saumon mariné dressé sur le fenouil s’accom-modera très bien d’une sauce au fromage blanc et aux herbes. Leslie n’en perd pas une miette. Cette britannique est venue avec une compatriote et Jacqueline, sa voisine de Saint-Michel-et-Chanveaux. Elle apprécie la cuisine française et surtout, dit-elle, « je voulais voir un chef travailler et apprendre comment créer, à partir de bons produits, des choses différentes mais aussi diététiques. Ce n’est pas forcément cher. On peut le faire chez soi ». De ce premier atelier, elle retient la cuisine en papillote et les feuilles de brick. « Nous n’utilisons pas cela en Grande-Bretagne ». Et elle garde des idées nouvelles sur la façon de cuisiner, notamment à la vapeur.

La cuisine, c’est d’abord avec les yeux
Aux conseils de préparation et de cuisson, le cuisinier ajoute l’art du dressage. Le dressage des assiettes. « La cuisine, c’est d’abord avec les yeux », dit-il. Et laisse ensuite ses apprenties d’un après-midi se lancer dans l’exercice. « Jouez sur les volumes », recommande-t-il, « surtout avec les aliments plats. Il faut trouver la liberté de la main devant l’assiette ». Au terme de trois heures d’atelier, chacune des participantes est repartie avec les recettes et les plats réalisés au cours de l’atelier.

M.L.R.

Sous-titre
Vous êtes abonné(e)
Titre
IDENTIFIEZ-VOUS
Body
Connectez-vous à votre compte pour profiter de votre abonnement
Sous-titre
Vous n'êtes pas abonné(e)
Titre
Créez un compte
Body
Choisissez votre formule et créez votre compte pour accéder à tout l'Anjou Agricole.

Les plus lus

Anthony Audouin et Paul Raimbault, associés de l'EARL de la Gilière, commercialisent leurs fromages sous la marque Chevrettes des Mauges. 
Ils pérennisent l'élevage du patron

À Montrevault sur Èvre (Saint Quentin en Mauges), Paul Raimbault et Anthony Audouin ont repris l'élevage de leur ancien…

Malo Chanteux et Maud Antonin dans la chèvrerie en construction.
Une chèvrerie pensée pour demain

Installé en janvier 2026 à Segré-en-Anjou-Bleu, Malo Chanteux projette de conduire un cheptel de 500 chèvres laitières…

Ces femmes et ces hommes qui croient en l'avenir de l'agriculture
Difficile de positiver après l'été 2026 que nous venons de traverser, et dont les conséquences s'étaleront probablement encore…
La ministre de l'Agriculture a visité la serre Maine du lycée du Fresne qui abrite la production de poinsettia et l'aspirateur à ravageurs. Auparavant, elle avait rencontré les élèves, dont la première promotion de bachelor, guidée par Sylvie Richard, directrice du lycée.
La ministre fait sa rentrée en Anjou
Le lycée du Fresne est l'un des 25 établissements de formation agricole à proposer le nouveau bachelor agro. La ministre de l…
En MFR, la demande pour les formations agricoles en apprentissage se renforce.
Les formations agricoles confirment leur attractivité 
L'heure de la rentrée a sonné dans les établissements de formation agricole du département.
Des nouveaux silos et une nouvelle plateforme ont été construits sur l'exploitation cet été. Les caissons de fumier partent plusieurs fois par semaine vers l'unité de méthanisation.
Nicolas Grimaud, le bâtisseur
Plus de vingt ans après son installation, Nicolas Grimaud entame une deuxième phase d'investissement pour son atelier laitier…
Publicité
Titre
Je m'abonne
Body
A partir de 205€/an
Liste à puce
Consulter l'édition du journal l'Anjou agricole au format papier et numérique
Accédez à tous les articles du site l'Anjou agricole
Ne manquez aucune information grâce à la newsletter d'actualités
L’accès aux dossiers thématiques
Une revue Réussir spécialisée par mois