Aller au contenu principal

Caprins
Le pâturage au menu de la visite

Pour son assemblée générale, le 1er juillet, l’Union caprine 49 s’est intéressée à l’autonomie alimentaire.

Trois ans après son installation, Emmanuel Cornilleau conduit son troupeau de chèvres en lactation au pâturage.
Trois ans après son installation, Emmanuel Cornilleau conduit son troupeau de chèvres en lactation au pâturage.
© AA

190 chèvres dans les prés. À Champtocé-sur-Loire, Emmanuel Cornilleau a opté pour le pâturage. En s’installant en 2011 sur 31 ha, il crée un troupeau caprin qu’il fait pâturer depuis l’an passé. Il justifie : “Le pâturage est venu naturellement”, pour répondre à un objectif de maîtrise du temps de travail et de la mécanisation. “Nous avons choisi de visiter cet élevage car le pâturage est un des leviers possibles pour gagner en autonomie alimentaire” complète François Poirier, président de l’Union caprine 49.
Le pâturage favorable à l’autonomie ? L’étude Redcap* qui suit les coûts de production de 30 élevages des Pays de la Loire et de Poitou-Charentes confirme que par rapport à d’autres systèmes, les élevages en pâturage atteignent plus régulièrement les critères de l’autonomie définis par l’étude : “75 % d’autonomie alimentaire, moins de 450 g / l de concentrés et déshydratés utilisés et 60 % de fourrages dans la ration”, détaille Virginie Tardif, conseillère d’Élevage conseil Loire Anjou.

Une place pour les multi-espèces
“On observe que les élevages qui atteignent ces objectifs d’autonomie ont des coûts de production inférieurs à ceux qui n’y parviennent pas : ils sont plus résistants face à une conjoncture défavorable”, poursuit-elle avec toutes les précautions dues à la taille réduite de l’échantillon de l’étude.
Un autre axe des suivis Redcap qui intéresse Emmanuel Cornilleau : l’utilisation des mélanges multi-espèces pour l’alimentation des chèvres et leur évolution en fonction des différents modes de conduites. “Nous manquons de références”, explique l’éleveur qui découvre le métier de gestionnaire de l’herbe. Sur son élevage, il valorise différentes prairies, dont de la luzerne (4 ha), des mélanges RGI - TV (5 ha) ou des multi-espèces (8 ha). En 2013, les chèvres sont sorties de mi-avril à fin juin sans qu’il y ait eu de gestion de l’herbe. Cette année, la mise à l’herbe s’est faite début mars, sur des paddocks conduits de façon à ce qu’elle accèdent à de l’herbe jeune. D’une production printanière à 4,1 l/j, les chèvres étaient toujours à 3,5 l/j au moment de la visite (1er juillet), avec une complémentation de l’ordre de 900 g par tête, ajustée selon l’herbe disponible. Car en pâturage, “Nous ne travaillons plus avec une programmation linéaire de la ration. Il faut se baser sur l’observation pour s’adapter”, analyse Laurent Vinet, nouvel animateur de l’Union caprine. “La première année peut être risquée. Il faut que l’éleveur appréhende le comportement particulier de la chèvre.” Pour éviter les chutes de production, il faut, par exemple, une hauteur de 7 à 13 cm et une durée de pâturage d’une bonne dizaine d’heures. Laurent Vinet conclut : “la crainte des éleveurs vient surtout du manque d’informations”, mais le pâturage des chèvres peut marcher, “à condition de l’avoir préparé“, et de connaître les spécificités du pâturage des chèvres, notamment par rapport à la gestion du parasitisme.

Ronan Lombard

*Redcap : Réseau d’expérimentation et de développement caprin.

 

Sous-titre
Vous êtes abonné(e)
Titre
IDENTIFIEZ-VOUS
Body
Connectez-vous à votre compte pour profiter de votre abonnement
Sous-titre
Vous n'êtes pas abonné(e)
Titre
Créez un compte
Body
Choisissez votre formule et créez votre compte pour accéder à tout l'Anjou Agricole.

Les plus lus

Influenza : carte zone de mesures complémentaires, octobre 2026
Le Maine-et-Loire placé en "zone de mesures complémentaires"
Face au risque d'influenza aviaire, la DRAAF renforce son arsenal sanitaire. Le Maine-et-Loire est désormais entièrement placé en…
Les génisses arrivent âgées d'un mois, par lot de 16. Celles-ci, gestantes, vont bientôt partir de l'exploitation.
Il élève ses génisses sans maïs
Ancien producteur de lait, Jean-Claude Naulet élève aujourd'hui des génisses sur son exploitation à Baugé-en-Anjou. Sans ensilage…
Avec un top départ le 10 août, les vendanges ont été très précoces en Anjou-Saumur.
Vendange 2026 : un volume en baisse de 10 %
La Fédération viticole d'Anjou-Saumur a dressé lundi un premier bilan des vendanges 2026. Une récolte en baisse, mais de qualité.
L'équipe de Thomas Constructions Métalliques lors de l'inauguration du nouveau bâtiment le 9 octobre dernier.
Thomas : 50 anset sur les bons rails

Installée depuis juillet dans un atelier flambant neuf de 4 000 m² au sein de la zone des Trois Routes, l'entreprise…

Anthony Daubert, président de l'OP Les 3 Rivières.
Savencia met fin à la relation commerciale avec l'OP Les 3 Rivières
Mardi 6 octobre, Savencia informait par courrier l'OP Les 3 Rivières de la fin de leur relation commerciale. 330…
Le Plan canicule vise à financer des équipements favorisant l'adaptation des bâtiments d'élevage aux fortes chaleurs pour assurer le bien-être des animaux
Anticiper l'ouverture du Plan canicule élevage le 2 novembre

La Région Pays de la Loire ouvre le 2 novembre son plan d'aide en faveur des investissements dans l'adaptation des…

Publicité
Titre
Je m'abonne
Body
A partir de 205€/an
Liste à puce
Consulter l'édition du journal l'Anjou agricole au format papier et numérique
Accédez à tous les articles du site l'Anjou agricole
Ne manquez aucune information grâce à la newsletter d'actualités
L’accès aux dossiers thématiques
Une revue Réussir spécialisée par mois