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Vins
Le risque mildiou maîtrisé en anjou-saumur

Viniflhor prévoit en 2007 un recul de la production de 2,7 Mhl. Les conditions météo et le mildiou en sont la cause.

En anjou-saumur, des mesures de protection ont été prises dès la fin avril.
En anjou-saumur, des mesures de protection ont été prises dès la fin avril.
© S. Dévé/Réussir

La récolte de vin pour 2007 atteindrait 50,7 millions d’hectos (Mhl), dont 23,3 Mhl de VQPRD (en AOC et VDQS), selon Viniflhor. Si ces prévisions se confirment, la prochaine vendange sera donc inférieure de
2,7 Mhl à celle de l’an dernier et de 2,2 Mhl à la dernière moyenne quinquennale. Des conditions météo dégradées et le développement du mildiou sont à l’origine de cette baisse.

Récolte angevine
En Maine-et-Loire, on s’attend à une récolte comparable aux années précédentes, qui étaient déficitaires du fait de la sécheresse. Deux explications à cela : « Des parcelles sur schiste, en cabernet et en chenin, ont subi un fort stress hydrique les années précédentes », relate Clément Baraut, du GDDV. Plus globalement, « des phénomènes de coulure, estimés à 20 %, ont été constatés sur les cabernet ». L’œnologue du GDDV estime les rendements de 50 à 55 quintaux sur les cabernets et un peu plus sur les chenins. C’est essentiel-lement avec les conséquences des conditions climatiques que les vignerons ont eu maille à partir. L’ensemble du vignoble français a été touché par le mildiou. En anjou-saumur, des mesures de protection ont été mises en place dès fin avril, soit un mois plus tôt qu’habituellement. « Les viti-
culteurs ont été vigilants. Les traitements se sont multipliés et la qualité de la pulvérisation resserrée ». Aujourd’hui, « le risque est maîtrisé », estime Clément Baraut. Et la véraison approche.
Les vignerons ont donc fait ce qu’il fallait pour maîtriser les risques sanitaires. Reste la qualité de la récolte. Les mois d’août et septembre seront déterminants. « Nous n’avons pas manqué de chaleur, mais d’ensoleillement, poursuit Clément Baraut. Cela ne devrait pas poser de problème majeur pour les rosés, qui constituent le gros de la demande. Pour les rouges, il faudra peut-être aller vers des vins plus simples ».

Commercialisation
La prochaine campagne

s’annonce donc mieux équilibrée en offre et on note déjà une amélioration du climat commercial. Le succès des vins rosés, dont les ventes et les prix augmentent en Côtes de Provence et dans le Val de Loire, se poursuit.
Ailleurs, les productions espagnole et italienne seraient, au mieux, stables, tandis que celles du Nouveau Monde s’annoncent en retrait, surtout en Australie où, sous l’effet de la sécheresse, la production tomberait de 14,3 à 10,3 Mhl.   

M. L.-R. et ACTUAGRI

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