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PAD
Le socle d'une agriculture audacieuse, attractive et solidaire

Feuille de route pour les dix années à venir, le projet défendu par la FDSEA et JA mise sur un développement durable de l’agriculture angevine. Signé par trente-six partenaires d’horizons différents (1), il se décline en quatre axes portant sur le revenu et l’emploi, l’organisation économique, l’environnement, et l’aménagement des territoires.

1. Revenu-Emploi .Un Projet favorable à un nombre important d’actifs

Le premier axe met l’homme au cœur du projet et vise à
favoriser le maintien d’un nombre important d’actifs. Ce challenge repose sur le soutien de tout projet viable et vivable.
Les pistes de travail :
- Orienter au moins 50 % des outils libérés vers des installations.
- Conforter les outils de production qui en ont besoin afin d’obtenir des unités viables économiquement.
- Accompagner l’adaptation des structures d’exploitation pour améliorer à la fois leur efficacité économique et les conditions de travail.
- Permettre à tous les projets viables de se réaliser par un accompagnement adapté et personnalisé.
- Communiquer positivement sur les métiers de l’agriculture afin de susciter de nouvelles installations.
- Promouvoir l’emploi salarié agricole et toutes les initiatives qui contribuent à répondre à la fois aux attentes des salariés et des employeurs (ex : groupement d’employeurs).

2. Environnement . Un Projet encourageant les bonnes pratiques environnementales

Si la préservation de l’environnement est souvent synonyme de contraintes pour nos exploitations, elle est aussi un moteur du développement agricole durable. Il est déterminant de privilégier les pratiques qui concilient efficacité économique et préservation de l’environnement.
Les pistes de travail :
- Garantir l’accès à l’eau et limiter la dépendance des exploitations à l’eau.
- Élaborer des références et sensibiliser les agriculteurs aux variétés et espèces les moins dépendantes en eau.
- Encourager la modification des pratiques d’irrigation et des équipements.
- Favoriser la création de réserves en eau concertée entre les partenaires.
- Développer des démarches collectives pour la gestion de la ressource.
- Œuvrer à une qualité satisfaisante de l’eau.
- Renforcer le lien au sol des élevages.
- Raisonner en amont et globalement les intrants.
- Favoriser la biodiversité.
- Améliorer la connaissance et l’acquisition de références.
- Organiser le partage d’expériences et la sensibilisation des agriculteurs à cette question.
- Promouvoir l’autonomie énergétique des exploitations.
- Limiter la consommation des exploitations agricoles en énergie fossile.
- Saisir les opportunités de débouchés pour le territoire.
- Limiter à la source les déchets agricoles et les valoriser.

 

3. Organisation économique. Un Projet soutenant Des dynamiques économiques

Les perspectives de revenus se construisent sur des bases de production solides et l’assurance de débouchés structurés et innovants.
Les pistes de travail :
- Fixer les productions aux territoires. Favoriser les démarches et initiatives qui préservent et consolident les avantages concurrentiels et la compétitivité des filières.
- Renforcer l’organisation économique, notamment coopérative. Les filières doivent se structurer afin de déboucher sur une véritable interprofession capable d’établir le juste équilibre dans les rapports de négociation.
- Favoriser, dans le cadre du Pôle de compétitivité Végépolys, toutes initiatives visant à conforter les filières du végétal au travers de nouveaux débouchés.
-  Rester leader sur les produits sous signe et en démarche de qualité (label rouge, AOC, Agriculture biologique, CCP, Agriculture raisonnée…).
- Se préparer aux valorisations énergétiques et non alimentaires des produits agricoles qui constituent à la fois de nouvelles perspectives
économiques pour les exploitations agricoles et une contribution positive de l’agriculture à un environnement de qualité.
- Promouvoir et développer les initiatives de diversification sur de nouveaux marchés : la vente directe en circuit court, le tourisme, l’accueil, peuvent être sources de valeur ajoutée pour les exploitants agricoles.

4. Territoires. Un Projet assurant la pérennité des territoires à destination agricole

L’urbanisation exerce une pression grandissante sur les territoires agricoles. Les agriculteurs ont tout intérêt à faire connaître et partager leur vision du territoire avec les autres acteurs locaux, pour un aménagement harmonieux de l’espace et la vitalité des activités agricoles.
Les pistes de travail :
- Renforcer les partenariats avec les collectivités territoriales, les Pays, les structures territoriales.
- Élaborer des projets d’aménagement, concertés et partagés dans le cadre des Plu (Plans locaux d’urbanisme).
- Maîtriser les évolutions et les usages du foncier dans un souci de développement durable des territoires.


 

Historique
Le PAD de 1997 a porté ses fruits. Au regard du nombre d’exploitations en 2006,
10 600 dans le Maine-et-Loire, l’objectif du premier Projet agricole départemental de maintenir 10 000 exploitations en l’an 2000 a largement été atteint. Le bilan de ces dix dernières années démontre le maintien d’une dynamique d’installation. Le Maine-et-Loire est d’ailleurs le 2e département français pour le renouvellement des actifs. En 2006, les installations ont repris un rythme conséquent avec 160 installations aidées. Cela représente 30 de plus par rapport à 2005. En 2007, 180 nouvelles installations devraient voir le jour. L’agriculture angevine se situe également en tête des départements français pour le chiffre d’affaires, la valeur ajoutée, les emplois agricoles.  Des progrès sensibles ont également été enregistrés sur la qualité de l’eau, plusieurs productions départementales ont été confortées notamment via le pôle de compétitivité.
 

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