Aller au contenu principal

Témoignage
À l’EARL La Beulière, on tend vers l’autonomie alimentaire

Une visite de l’élevage est programmée lors de la Rencontre régionale caprine le 16 octobre à la Chapelle-sur-Oudon.

Un élevage quasi autonome pour l' alimentation.
Un élevage quasi autonome pour l' alimentation.
© AA

“L’autonomie à 100 %, ce n’est pas possible. Mais on valorise au maximum les aliments produits sur place”. Stéphane et Guillaume Jamet, deux frères, se sont installés en 1999 pour le premier, en 2006 pour le second. Ils élèvent un troupeau de 350 chèvres, dans l’exploitation familiale bordée par la route Angers-Segré, à La Chapelle-sur-Oudon. “Nous sommes maintenant en vitesse de croisière et l’exploitation a une certaine assise technique et foncière”, expliquent-ils. Ils disposent de 76 hectares. Sur cette surface, 15 hectares sont des prairies, sur lesquelles paissent une quinzaine de limousines. Ces vaches se nourrissent aussi des refus des chèvres. Du ray grass est également utilisé en foin pour les chèvres, en période de tarissement. Le reste de l’assolement se répartit en 30 hectares de blé pour la vente, 15 hectares de maïs, ensilé pour les chèvres, et 16 de luzerne. La luzerne est conservée dans un séchoir à balles rondes où sont stockées chaque année entre 250 et 300 tonnes de foin. Très riche en azote, elle est distribuée à volonté, au râtelier.

Jamais plus d’1 kg de concentré
Les chèvres reçoivent aussi une ration humide journalière composée d’un mélange de 3 kilos d’ensilage de  maïs et d’un kilo de concentrés. “Notre objectif, c’est de ne jamais dépasser un kilo de concentré par chèvre, en moyenne sur l’année, explique Stéphane Jamet.  On leur donne un seul repas par jour. Il est distribué le matin et repoussé une seule fois, avant la traite du soir, vers 17 h. On cherche à se simplifier la vie”. Et les résultats laitiers obtenus, 1 000 kilos de lait par chèvre, un TB de 36,1 et TP de 34, satisfont les éleveurs.

“Garder des cultures de vente”
Seuls les aliments concentrés sont achetés. Ils n’ont pas échappé à la hausse actuelle : “le correcteur azoté a augmenté de 130 euros/ tonne en six mois. La facture va être lourde”, notent-ils.  Envisagent-ils de produire des protéines sur la ferme ? “Avec une quinzaine d’hectares supplémentaires, je pourrais faire du pois par exemple”, répond Guillaume Jamet. Mais pour l’heure, les deux associés préfèrent garder des cultures de vente. Les recettes qu’ils en retirent permettent d’atténuer, en partie, la baisse du prix du lait de chèvre et celle du litrage. Leur coopérative Ucal avait en effet demandé une baisse de 1 % par rapport à la référence sur la dernière campagne. Le retour à la référence initiale et la hausse du prix du lait annoncée (lire page 11) sont accueillis avec soulagement par les éleveurs. Même si, commentent-ils par rapport à la référence, “une maîtrise des volumes était nécessaire”.
L’exploitation a encore besoin de modernisation, notamment la salle de traite. Les deux frères ont décidé, pour l’heure, d’investir dans un bâtiment chevrettes. “Les chevrettes naissent ici, au siège de l’EARL, et sont élevées dans un ancien hangar sur un autre site d’exploitation à quelques kilomètres, expliquent-ils. Nous allons construire, à partir de décembre, un local chevrettes de 600 m2. Dans un bâtiment bien aéré, spacieux, nos conditions de travail vont être bien meilleures qu’aujourd’hui. Et on espère que les performances de croissance des chevrettes vont s’améliorer”.

S.H.

Dossier spécial caprins dans le journal de l'Anjou Agricole du 21 septembre.
Sous-titre
Vous êtes abonné(e)
Titre
IDENTIFIEZ-VOUS
Body
Connectez-vous à votre compte pour profiter de votre abonnement
Sous-titre
Vous n'êtes pas abonné(e)
Titre
Créez un compte
Body
Choisissez votre formule et créez votre compte pour accéder à tout l'Anjou Agricole.

Les plus lus

Les génisses arrivent âgées d'un mois, par lot de 16. Celles-ci, gestantes, vont bientôt partir de l'exploitation.
Il élève ses génisses sans maïs
Ancien producteur de lait, Jean-Claude Naulet élève aujourd'hui des génisses sur son exploitation à Baugé-en-Anjou. Sans ensilage…
Jean-François Gillier, 41 ans ; Alain Denieulle, 61 ans et Alexis Gastineau, 20 ans, devant la stabulation des taurillons. 
Une transmission dans la sérénité
Éleveur de bovins allaitants à Ombrée d'Anjou (Le Tremblay), Alain Denieulle vient d'être remplacé sur l'exploitation par un tout…
Avec un top départ le 10 août, les vendanges ont été très précoces en Anjou-Saumur.
Vendange 2026 : un volume en baisse de 10 %

La Fédération viticole d'Anjou-Saumur a dressé lundi un premier bilan des vendanges 2026. Une récolte en baisse, mais de…

L'équipe de Thomas Constructions Métalliques lors de l'inauguration du nouveau bâtiment le 9 octobre dernier.
Thomas : 50 anset sur les bons rails

Installée depuis juillet dans un atelier flambant neuf de 4 000 m² au sein de la zone des Trois Routes, l'entreprise…

Anthony Daubert, président de l'OP Les 3 Rivières.
Savencia met fin à la relation commerciale avec l'OP Les 3 Rivières
Mardi 6 octobre, Savencia informait par courrier l'OP Les 3 Rivières de la fin de leur relation commerciale. 330…
Le Plan canicule vise à financer des équipements favorisant l'adaptation des bâtiments d'élevage aux fortes chaleurs pour assurer le bien-être des animaux
Anticiper l'ouverture du Plan canicule élevage le 2 novembre

La Région Pays de la Loire ouvre le 2 novembre son plan d'aide en faveur des investissements dans l'adaptation des…

Publicité
Titre
Je m'abonne
Body
A partir de 205€/an
Liste à puce
Consulter l'édition du journal l'Anjou agricole au format papier et numérique
Accédez à tous les articles du site l'Anjou agricole
Ne manquez aucune information grâce à la newsletter d'actualités
L’accès aux dossiers thématiques
Une revue Réussir spécialisée par mois